Hermann Epenstein

Médecin et commerçant austro-prussien

Hermann Epenstein, née en 1850 ou en 1851 et mort le 5 juin 1934, connu de 1910 jusqu'à l'abolition de la noblesse en Autriche en 1919 sous le nom de Hermann Epenstein Ritter von Mauternburg, est un médecin et marchand germano-autrichien.

Hermann Epenstein
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Il est surtout connu comme propriétaire du château de Mauterndorf qu'il a largement reconstruit, rénové et restauré et pour avoir été le parrain, puis le beau-père, d'Albert et d'Hermann Göring.

Biographie

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Epenstein nait en 1850 ou 1851, fils d'une mère catholique et d'un père qui s'est converti du judaïsme pour se marier. Il est donc considéré comme un Mischling (demi-juif) dans la terminologie nazie[1].

Il fait des études de médecine et devient médecin militaire de l’état-major royal prussien. Il s'enrichit grâce au commerce. Il a des opinions politiques nationalistes allemandes[2].

Lors d'un séjour en Afrique allemande du Sud-Ouest il rencontre le commissaire impérial local Heinrich Ernst Göring et son épouse Franziska Tiefenbrunn (1859-15 juillet 1943), une paysanne bavaroise, qu'il assiste lors de son accouchement. De retour en Allemagne les Göring vivent dans sa maison à Berlin-Friedenau (Fregestraße 19)[3],[4]. Franziska devient la maîtresse d'Epenstein. Elle entretient ouvertement cette relation et séjourne chez lui lui lors de ses visites tandis que son mari est logé ailleurs[5]. Epenstein est le parrain des cinq enfants de Göring issus de son deuxième mariage, dont Hermann et Albert[6].

En 1894 Epenstein achète le château délabré de Mauterndorf à Salzbourg et le fait reconstruire en 1904. En 1897 il achète également le château de Veldenstein, au nord de Nuremberg, pour 20 000 marks. Il investit plus d'un million de marks jusqu'en 1914 afin de restaurer au château son apparence d'origine. Epenstein met le château à disposition de la famille Göring comme résidence. Hermann Göring rend également visite à son « père adoptif » Epenstein au château de Mauterndorf, qu'il appellera plus tard appelé « le château de sa jeunesse ». La passion d'Epenstein pour les châteaux et la splendeur médiévale façonnent l'imagination du jeune Hermann[7].

En 1909 Epenstein devient citoyen autrichien et s'installe à Mauterndorf après la Première Guerre mondiale[8]. En reconnaissance de la reconstruction du château de Mauterndorf l'empereur François-Joseph Ier l'anoblit le 8 août 1910 en lui conférant le titre de chevalier[9].

En 1913 les relations entre les Göring et Epenstein se détériorent après que celui-ci, à l'âge de 62 ans, se marie pour la première fois avec une femme beaucoup plus jeune que lui, Elisabeth « Lilly » Schandrovich Edle von Kriegstreu (1887–1939)[10].

Après l'échec du putsch de la Brasserie en 1923, Göring trouve refuge auprès d'Epenstein à Mauterndorf[11]. À la mort d'Epenstein le il laisse les châteaux à sa femme, qui désigne à son tour Göring, conformément au souhait d'Epenstein, comme héritier[12].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hermann Epenstein » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Anthony Read, The Devil’s Disciples: The Lives and Times of Hitler’s Inner Circle, London, Pimlico, (ISBN 978-0-7126-6416-5)
  2. (de) Wolfgang Paul, Wer war Hermann Göring?, Esslingen, Bechtle, (ISBN 3-7628-0427-3)
  3. (de) Guido Knopp, Göring - eine Karriere, Gütersloh, , 15ff
  4. (de) Christian H. Freitag, Ritter, Reichsmarschall & Revoluzzer: Aus der Geschichte eines Berliner Landhauses, Berlin, Edition Friedenauer Brücke, (ISBN 978-3-9816130-2-5)
  5. (de) Arno Gruen, Der Fremde in uns, München, dtv, , 164 p. (ISBN 3-423-35161-6)
  6. (de) Dieter Wunderlich, Göring und Goebbels: Eine Doppelbiografie, Regensburg, Pustet, , 12 p. (ISBN 3-7917-1787-1)
  7. (de) Alfred Kube, Pour le mérite und Hakenkreuz: Hermann Göring im Dritten Reich, München, Oldenbourg Verlag, , 5 p. (ISBN 3-486-53122-0)
  8. (de) « Österreichische Zeitschrift für Volkskunde », Verein für Volkskunde in Wien, vol. 111, , p. 202
  9. (de) Götz Aly et Sontheimer, Michael, Fromms: Wie der jüdische Kondomfabrikant Julius F. unter die deutschen Räuber fiel, Frankfurt am Main, Fischer Taschenbuch, , 102 p. (ISBN 978-3-10-000422-2)
  10. (en) William Hastings Burke, Thirty Four, Wolfgeist Publishing, , 39 p. (ISBN 978-0-9563712-0-1)
  11. (de) Uwe Neumärker et Knopf, Volker, Görings Revier: Jagd und Politik in der Rominter Heide, Berlin, Links Verlag, , 99 p. (ISBN 978-3-86153-705-2)
  12. (de) Sagstetter, « Der Reichsjägermeister auf der Pirsch: Hermann Göring auf Burg Veldenstein und in Sackdilling », Archivalische Zeitschrift, vol. 88, no 2, , p. 793–818

Liens externes

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