Hermann Lenz

écrivain allemand

Hermann Lenz, né le à Stuttgart et mort le à Munich, est un écrivain allemand[1],[2].

Biographie

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Hermann Lenz a grandi à Künzelsau jusqu'à ce que son père, professeur de lycée enseignant les arts plastiques, soit muté à Stuttgart. Après avoir obtenu son baccalauréat à Stuttgart, Hermann Lenz a commencé des études de théologie à Tübingen, qu’il a toutefois rapidement interrompues. Il s’est alors inscrit à l’université de Heidelberg pour y étudier l’histoire de l’art, l’archéologie et la philologie germanique, avant de s’installer à Munich en 1938 pour y poursuivre ses études. C’est à Munich qu’il a fait la connaissance de Johanna Trautwein, la fille du professeur Kurt Trautwein. Elle était considérée comme « à moitié juive », mais survécut à la période du Troisième Reich. Hermann Lenz, qui, en tant que soldat de la Wehrmacht, fut d'abord envoyé en France, puis en Russie, avant d'être finalement fait prisonnier par les Américains, craignait pour le sort de Johanna Trautwein. À son retour de captivité, le couple se maria.

Contrairement à son mari, Johanna Trautwein avait terminé ses études par un doctorat. Elle a travaillé pendant deux décennies comme lectrice dans une maison d'édition, subvenant ainsi aux besoins du couple Lenz, car Hermann Lenz ne gagnait au départ presque rien en tant qu'écrivain et son activité de secrétaire d'une association culturelle, puis de secrétaire de l'Association des écrivains du Wurtemberg, ne rapportait que très peu d'argent. Jusqu'en 1975, Johanna et Hermann Lenz vécurent dans la maison de Stuttgart que les parents de Hermann Lenz avaient fait construire dans les années 1920, lorsqu'ils avaient quitté Künzelsau pour s'installer à Stuttgart. À la suite de litiges successoraux avec la sœur de Hermann Lenz et sa famille, cette maison fut vendue et le couple Lenz déménagea à Munich dans la maison que Johanna Lenz avait héritée de son père.

Hermann Lenz, qui comptait Eduard Mörike parmi ses auteurs préférés – raison pour laquelle il avait d'ailleurs commencé des études de théologie –, est resté longtemps pratiquement inconnu en tant qu'écrivain. Cela a changé en 1973, lorsque Peter Handke a publié son essai « Einladung, Hermann Lenz zu lesen » (Invitation à lire Hermann Lenz) dans la Süddeutsche Zeitung. Jusqu’alors, Lenz avait publié chez de petits éditeurs. Mais la maison d’édition Suhrkamp s’intéressa alors à ses œuvres et les réédita.

On peut considérer comme ses œuvres majeures ses neuf romans autobiographiques, dans lesquels il apparaît lui-même sous le nom de Carl Eugen Rapp et où son épouse est désignée sous le nom de « Treutlein Hanni », puis plus tard sous celui de « Hanne ». Des amis et des connaissances tels que Paul Celan, Horst Bienek, Hubert Burda et bien sûr Peter Handke apparaissent également sous des noms fictifs dans ces romans ; il en va de même pour l’homme politique bavarois Franz Josef Strauß, un camarade de classe de Johanna Trautwein, qui aurait autrefois menacé son rival Lenz.

Il obtient le prix Georg-Büchner en 1978. En 1981, il a reçu le prix Wilhelm Raabe, en 1987 le prix Petrarca, en 1991 le prix Jean-Paul et en 1995 le prix littéraire de la ville de Munich.

Hermann Lenz était titulaire de l'Ordre bavarois de Maximilien pour les sciences et les arts et de l'Ordre du Mérite bavarois. Il a également reçu le titre de docteur honoris causa.

Lenz a adhéré au P.E.N. en 1964. En 1974, il est devenu membre de l'Académie allemande de langue et de poésie à Darmstadt et, à partir de 1975, il a également fait partie de l'Académie bavaroise des beaux-arts[3].

  • Un volume de sa correspondance avec Peter Handke est publié en 2006 en Allemagne[4].

Œuvres traduites en français

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  • Les Yeux d'un serviteur[5] Die Augen eines Dieners »], trad. de Michel-François Demet, Paris, éditions Rivages, coll. « Littérature étrangère », 1987, 187 p. (ISBN 2-86930-052-2)
  • Le Promeneur Der Wanderer »], trad. de Michel-François Demet, Paris, éditions Rivages, coll. « Littérature étrangère », 1988, 252 p. (ISBN 2-86930-148-0)
  • Les rues de Stuttgart Stuttgart deine Strassen. Spaziergänge mit Hermann Lenz »], trad. de Christophe Didie, 2021, 297 p. Length

Notes et références

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  1. Georges-Arthur Goldschmidt, « Hermann Lenz, un marginal intégré [article] », Allemagne d'aujourd'hui, no 73, , p. 117-125 (lire en ligne)
  2. (de) Karl Pisa, « Hermann Lenz und sein Wahlthema Österreich », sur Die Furche,
  3. (de) « Hermann Lenz », sur www.literaturportal-bayern.de (consulté le )
  4. (de) Norbert Hummelt, « "Man wird von einer Ordnung angeweht": der Schriftsteller Hermann Lenz. Ein Gespräch mit Peter Handke », sur Westdeutscher Rundfunk Köln,
  5. Pierre Deshusses, « Hermann Lenz », sur Le Monde,

Liens externes

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