Hervé Riel

pêcheur français, et poème de Robert Browning

Hervé Riel ou Hervé Rielle, né au XVIIe siècle au Croisic (actuel département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire), est un marin pêcheur français, connu pour avoir sauvé de la destruction, grâce à sa maîtrise de la navigation dans le détroit du raz Blanchard, une escadre de 29 navires de la flotte française battant en retraite après la bataille de Barfleur (29 mai 1692), au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Hervé Riel
Monument dédié à Hervé Riel, Le Croisic.
Biographie
Activité

Son exploit est le sujet d'un poème héroïque du Britannique Robert Browning, écrit en 1871, intitulé Hervé Riel.

Éléments biographiques

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Hervé Riel serait né au Croisic (où il est connu comme « Hervé Rielle »), alors port de pêche et de commerce situé dans la province de Bretagne.

Installé comme pêcheur dans la région de Saint-Malo, il aurait été recruté pour servir dans la Marine royale, où il est présent en 1692, dans la flotte de l'amiral Tourville.

L'exploit d'Hervé Riel

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La guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) oppose la France de Louis XIV à une vaste coalition, incluant notamment deux puissances maritimes, l'Angleterre et les Provinces-Unies.

La retraite de Tourville après la défaite de Barfleur (29 mai 1692)

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À la suite de la bataille de Barfleur (), la flotte française commandée par Tourville (44 vaisseaux) bat en retraite vers l'ouest afin de gagner un port sûr, poursuivie par les flottes anglaise et néerlandaise (89 vaisseaux), commandées par Edward Russell[1].

Le , la flotte française se trouve dispersée autour du Cotentin.

L'escadre de François Panetié à l'entrée du raz Blanchard

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Vingt-neuf navires, commandés par François Panetié, se regroupent dans la région du cap de La Hague (à l'ouest du Cotentin).

Cette escadre, établie entre le cap de La Hague et l'île d'Aurigny, donc à l'entrée du raz Blanchard, est suivie de près par l’escadre néerlandaise de Philips van Almonde et par l'escadre anglaise de John Ashby[1], et menacée par l'escadre anglaise de Russell.

Pour échapper, Panetié souhaite faire passer l'escadre par le raz en direction de Saint-Malo, mais ses navigateurs hésitent en raison des turbulences de ce passage, de ses bords dangereux quand on est sous le vent et de ses fonds rocheux qui ne permettraient pas de jeter l'ancre si nécessaire.

Le sauvetage par Riel de l'escadre de Panetié (31 mai 1692)

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C'est dans cette situation qu'Hervé Riel, un pêcheur familier de ce passage levé de force pour la campagne[réf. nécessaire], propose de guider la flotte.

Panetié accepte. Guidé par Riel, le navire amiral, le Grand (80 canons), franchit le raz, suivi par le reste de l'escadre.

Ni Almonde, ni Ashby ne tentent de les suivre : le premier conduit son escadre vers l'ouest afin de contourner Aurigny, mais, en raison du changement de la marée[pas clair], Panetié prend trop d'avance et la poursuite est abandonnée.

L'escadre arrive sauve à Saint-Malo[1].

Pour Hervé Riel

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Quand on lui demande quelle récompense il souhaite recevoir, Riel ne demande qu'à se rendre à son domicile non loin de là[réf. nécessaire] pour voir sa femme, « la belle Aurore ». Le poème indique : « c'est ce qu'il a eu, et rien de plus »[1].

Pour le reste de la flotte française : la défaite de la Hougue (3 juin 1692)

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Hors de l'escadre de Panetié, il reste une quinzaine de navires, commandés par Tourville, qui tentent de partir vers l'ouest (notamment vers Brest)[1], mais sont rejetés vers le nord-est et contraints de se rabattre dans la région de La Hougue (à l'est du Cotentin).

Ces quinze navires sont détruits par les Anglo-Néerlandais lors de la bataille de la Hougue (2 et 3 juin 1692).

Le poème de Robert Browning (1871)

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Robert Browning (1812-1889) écrit son poème sur Hervé Riel, à la suite du siège de Paris par l'armée prussienne durant la guerre de 1870.

Le poème est publié pour la première fois dans The Cornhill Magazine en , puis fait partie du recueil Pacchiarotto, and How He Worked in Distemper (en), publié en 1876.

Le poème bénéficie d'une narration claire et rapide[réf. nécessaire].

Browning commet cependant quelques erreurs factuelles : il indique que l'amiral français est d'Amfreville, alors qu'au moment des faits, celui-ci se trouve à La Hougue aux côtés de Tourville ; selon lui, le vaisseau français se nomme Formidable, alors que ce navire n'est pas présent lors de cette bataille.

Autres hommages à Hervé Riel

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Outre la statue d'Hervé Rielle (photographie en début d'article) dans le port du Croisic, on y trouve un bassin Hervé Rielle, aussi appelé « chambre des Vases »[2]. Il s'agit du lieu portuaire principal en matière de plaisance (360 emplacements).

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Rappel de la discussion « historique » », sur marine-marchande.net (consulté le ).
  2. ↑

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Henry Le Marquand, Tourville : marin de Louis XIV, s.l, Lardanchet, coll. « Inédits & introuvables » (no 2), (1re éd. 1942), 310 p. (ISBN 978-2-914-54101-5, OCLC 49325766)
  • G. de Raulin, La Légende de la Hougue, Paris, Baudinière, coll. « L'Air et la Mer » (no 2), , 127 p. (OCLC 459401926)
  • (en) Philip Aubrey, The Defeat of James Stuart's Armada, 1692, Leicester, Leicester University Press, , 193 p. (ISBN 978-0-718-51168-5, OCLC 906317266).

Texte du poème Hervé Riel de Robert Browning

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  • (en) Hervé Riel, en ligne sur le site Poetry Atlas
  • (en) « Hervé Riel », sur mainlesson.com (consulté le )

Liens externes

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Hervé Riel » (voir la liste des auteurs).