Mont Hiei
Le mont Hiei (比叡山, Hiei-zan) est une montagne située en partie dans l'Est de la ville de Kyoto, aux frontières entre les préfectures de Kyoto et de Shiga, sur l'île de Honshū, au Japon.
| Mont Hiei | |||||
Mont Hiei et cerisiers en fleur vus de Kyōto | |||||
| Géographie | |||||
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| Altitude | 848 m[1] | ||||
| Coordonnées | 35° 03′ 57″ nord, 135° 50′ 04″ est[1] | ||||
| Administration | |||||
| Pays | |||||
| Région | Kansai | ||||
| Préfectures | Kyōto, Shiga | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Japon
Géolocalisation sur la carte : préfecture de Shiga
Géolocalisation sur la carte : préfecture de Kyoto
Géolocalisation sur la carte : Kyoto
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Géographie
modifierSituation
modifierLe mont Hiei est une montagne de l'île de Honshū, au Japon, située à cheval sur la limite ouest de la ville d'Ōtsu (préfecture de Shiga) et la limite est de Kyoto (arrondissement de Sakyō), capitale de la préfecture de Kyoto[2].
Topographie
modifierHistoire
modifierLe mont est célèbre pour ses temples, Enryaku-ji, et le Mii-dera, premiers avant-postes du Bouddhisme Tendai. L'Enryaku-ji a été fondé au sommet du Mont Hiei par Saichō en 788[5]. Le complexe de temples a été rasé par Nobunaga Oda en 1571 pour contrer la montée en puissance des moines guerriers (Sōhei) qui protégeaient les temples, mais a été reconstruit par la suite. Il reste aujourd'hui le principal temple du bouddhisme Tendai. Le Mii-dera, lui, se trouve au pied du mont, et a été fondé par l'empereur Temmu en 672.
Le mont abrite également le culte du Sannō Shintō, école shintoïste qui prit forme au sein de la secte Tendai autour du culte du « Roi de la Montagne » (Sannō), vénéré au sanctuaire Hiyoshi Taisha (Hie Taisha), sanctuaire tutélaire (chinjusha) de l'Enryaku-ji. La divinité originelle de Hie était le déesse de la montagne du mont Hiei lui-même ; l'interaction entre ce culte et la secte Tendai débuta avec la fondation de l'Enryaku-ji par Saichō. Le nom « Sannō » proviendrait directement de celui du déesse tutélaire (chinjugami) du mont Yuanbi, vénéré au temple de la secte chinoise Tiantai, Guoqingsi.[6] Le sanctuaire de Hie devint, à partir du milieu de l'époque Heian, l'un des « vingt-deux sanctuaires » (nijūnisha) recevant les faveurs de la cour impériale. Situé au nord-est de Kyoto, il fut considéré comme un gardien contre les esprits malfaisants entrant par la « porte des démons » (kimon), ce qui explique la présence d'effigies sacrées de singes, messagers divins du Sannō, à l'angle nord-est du palais impérial de Heian[7].
Au XVIIe siècle, le moine Tenkai, formé sur le mont Hiei, y élabora la doctrine du Sannō ichijitsu shintō, qui inverse la hiérarchie honji suijaku traditionnelle en faisant des kami les entités premières et des bouddhas leurs manifestations ; c'est sur cette doctrine que fut conçu le Tōshō-gū de Nikkō[8].
En 1336, le mont est le site d'une bataille à laquelle prend part Kō no Morofuyu.
Le mont a donné son nom à un croiseur japonais qui a été coulé pendant la bataille de Guadalcanal en 1942.
Notes et références
modifier- 1 2 Visualisation sur les cartes GSI.
- 1 2 (ja) Asahi Shinbun, « 比叡山 » [« Le mont Hiei »], sur Kotobank, (consulté le ).
- ↑ Le mont Daihie (大比叡岳, Daihie-dake), aussi nommé Ōhie (大比叡).
- ↑ Le mont Shimei (四明岳, Shimei-ga-dake).
- ↑ (ja) Asahi Shinbun, « 延暦寺 » [« Enryaku-ji »], sur Kotobank, (consulté le ).
- ↑ (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 224
- ↑ (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 669
- ↑ (it) Marco Milone, Lo scintoismo, Naples, Guida Editori, (ISBN 9788868667603), p. 185