Hildburghausen
Hildburghausen[1] est une petite ville allemande située en Thuringe et chef-lieu de l'arrondissement de Hildburghausen. Construite sur les rives de la Werra, elle fut jusqu'en 1826 la résidence des ducs de Saxe-Hildburghausen.
| Hildburghausen Hildbourghausen, Hildbourghouse | |
Armoiries |
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| Administration | |
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| Pays | |
| Land | |
| Arrondissement (Landkreis) |
Hildburghausen |
| Nombre de quartiers (Ortsteile) |
10 |
| Bourgmestre (Bürgermeister) |
Steffen Harzer |
| Partis au pouvoir | Die Linke |
| Code postal | 98641–98646 |
| Code communal (Gemeindeschlüssel) |
16 0 69 024 |
| Indicatif téléphonique | 03685 |
| Immatriculation | HBN |
| Démographie | |
| Population | 11 682 hab. () |
| Densité | 160 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 50° 25′ 35″ nord, 10° 43′ 52″ est |
| Altitude | 380 m |
| Superficie | 7 290 ha = 72,9 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.hildburghausen.de |
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Géographie
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La ville de Hildburghausen est située dans la vallée de la Werra sur le cours supérieur de la rivière, à une altitude de 372 m entre la Forêt de Thuringe au nord-est et le Grabfeld au sud-ouest. Les forêts du nord de la commune s'étagent à une altitude d'environ 550 m tandis qu'un paysage collinaire sépare Hildburghausen du pays de Cobourg au sud.
Chef-lieu de l'arrondissement, elle se trouve en son centre et elle est composée de la ville elle-même (Altstadt et Neustadt) et des villages suivants : Birkenfeld, Bürden, Ebenhards, Gerhardtsgereuth, Häselrieth, Leimrieth, Pfersdorf, Wallrabs et Weitersroda.
Communes limitrophes (en commençant par le nord et dans le sens des aiguilles d'une montre) : Kloster Veßra, Schleusingen, Auengrund, Brünn, Veilsdorf, Straufhain, Gleichamberg et Reurieth.
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierLa ville est mentionnée pour la première fois en 1234 sous le nom de Hilpershusa ou de Villa Hilpersti[réf. nécessaire]. Cependant, sa fondation, d'origine franconienne, remonte au début du Xe siècle.[réf. nécessaire]
Elle est successivement la possession des comtes de Henneberg-Botenlauben[réf. nécessaire], puis, au début du XIVe siècle, des évêques de Wurtzbourg, des margraves de Brandebourg, des comtes de Henenberg-Schleusingen[réf. nécessaire], des burgraves de Nuremberg, enfin, en 1354, des landgraves de Thuringe de la maison de Wettin.
Hildburghausen obtient[Comment ?] les droits de ville[réf. nécessaire] en 1324.
La ville bénéficie d'une situation privilégiée sur la route entre Eisenach et Nuremberg. Une communauté juive y est mentionnée en 1331[réf. nécessaire], communauté qui existera jusqu'à l'époque du Troisième Reich nazi (1933-1945).
Époque moderne jusqu'en 1680
modifierEn 1572, elle échoit à la branche ernestine de la maison de Wettin, détentrice par la suite du duché de Saxe-Cobourg.
La ville souffre beaucoup des destructions de la guerre de Trente Ans (1618-1648), elle perd alors les 3/4 de ses habitants, passant de 2 500 en 1618 à 700 en 1648[réf. nécessaire].
Au XVIIe siècle, elle change de souverain au gré des successions de la maison de Saxe. En 1638, elle appartient au duché de Saxe-Altenbourg, en 1672 au duché de Saxe-Gotha.
Période du duché de Saxe-Hildburghausen (1680-1826)
modifierEnfin, en 1680, elle devient la résidence des ducs de Saxe-Hildburghausen, qui y édifient un grand château en 1685.
Commence alors une période de prospérité due à cette nouvelle distinction, ainsi qu'à l'installation de nombreux huguenots, protestants venus de France à la suite de la révocation de l'édit de Nantes (1685) par Louis XIV. Ces huguenots introduisent l'industrie du tissage.
Période du duché de Saxe-Meiningen-Hildburghausen (1826-1918)
modifierEn 1826, le duché d'Hildburghausen est incorporé au duché de Saxe-Meiningen et la ville cesse d'être résidence princière.
En 1828, l'Institut bibliographique allemand, maison d'édition spécialisée dans les dictionnaires, est transféré de Gotha par Joseph Meyer, son créateur, avant son installation à Leipzig en 1874.
La ville est reliée au réseau ferré en 1858.
En 1868, elle devient le chef-lieu d'un cercle administratif du duché.
À cette époque, le village de Gerhardtsgereuth, tout proche, appartient au royaume de Prusse (province de Saxe, district d'Erfurt, arrondissement de Schleusingen).
XXe siècle (à partir de 1918)
modifierLe , quelques jours avant la fin de la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l'Empire allemand créé en 1871 est en proie à la révolution, Hildburghausen entre dans l'État libre de Thuringe, qui devient, le , le land de Thuringe.
Le , au début du Troisième Reich (Allemagne nazie de Hitler), la synagogue construite en 1813, est détruite. De 1934 à 1940, 522 hommes et 458 femmes sont stérilisés dans le cadre du programme eugénique des nazis et de nombreux patients de l'hôpital psychiatrique sont assassinés à l'occasion de l'Aktion T4.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines locales emploient plusieurs centaines de travailleurs forcés soviétiques. Le , la ville est bombardée par l'aviation alliée et de nombreux bâtiments sont endommagés.
Après la capitulation des nazis (8 mai 1945), la ville se trouve dans zone d'occupation soviétique en Allemagne.
En 1949, celle-ci devient la République démocratique allemande (RDA), tandis que les trois zones occidentales deviennent la République fédérale d'Allemagne. La ville est alors le chef-lieu d'un arrondissement rural[réf. nécessaire] du district de Suhl (RDA) .
Le château, qui a subi des dommages irréparables, est totalement détruit en 1949-1950.
Après la réunification allemande (1991), elle est intégrée au land de Thuringe, recréé en 1994.
Incorporations de communes de 1969 à 1994
modifierPlusieurs communes indépendantes ont été incorporées à celle de Hildburghausen au cours de la seconde moitié du XXe siècle :
Armoiries
modifierDémographie
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La population de Hildburghausen, malgré de nombreuses incorporations de communes, est en forte baisse depuis le début des années 1980. Si on prend en compte le territoire actuel de la ville, elle comptait déjà 11 727 en 1910[4],[5], 10 790 habitants en 1933 et 10 674 en 1939[2],[6].
Politique
modifierLe bourgmestre de Hildburghausen élu en 2009 est M. Steefen Harzer appartenant au parti Die Linke.
Aux élections municipales du , les résultats obtenus ont été les suivants[7] :
| Parti | Nombre de conseillers | Pourcentage de voix |
|---|---|---|
| Die Linke | 8 | 35,1 % |
| FW | 4 | 16,9 % |
| Feuerwehr | 4 | 15,2 % |
| CDU | 3 | 13,6 % |
| SPD | 3 | 11,1 % |
| Hildburghäuser Bürgreunion | 2 | 8,2 % |
Lieux et monuments
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- Stadttheater Hildburghausen, au bord de la Werra, théâtre municipal, l'un des plus vieux d'Allemagne. Construit en 1721 comme jeu de paume, la salle est transformée en 1755 en théâtre et reconstruite en 1890.
- Statdmuseum, musée d'histoire de la ville.
- Parc du château. Construit de 1685 à 1695, agrandi en 1705, le château de Hildburghausen sert de résidence aux ducs de Saxe-Hildburghausen jusqu'en 1826 où la ville perd son statut de ville de résidence. Transformé en casrene en 1867, très endommagé par les bombardements en 1945, détruit en 1949-1950.
- Hôtel de Ville de style Renaissance (1595).
- Christuskirche (1781-175), église de culte protestant de style baroque, orgues chaire et autel remarquables.
- Sankt Leopoldkirche (1721-1722) église de culte catholique depuis 1829, ancienne église des Huguenots installés à Hildburghausen.
- Bismarckturm, tour érigée en hommage au chancelier Otto von Bismarck sur la colline du Stadtberg (496 m d'altitude).
Légende de la Comtesse des Ténèbres
modifierC'est à Hildburghausen que, le , s'installe une dame, vêtue de noir et le visage protégé par un masque noir, protégée par un diplomate hollandais, appelé "comte Vavel de Versay", dont l'identité restera inconnue jusqu'à sa mort et dont la légende a dit qu'il s'agissait de Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Ce couple mystérieux s'installa ensuite en 1810 au château (aujourd'hui presque entièrement détruit) d'Eishausen, où elle demeura jusqu'à sa mort en 1837.
Cette légende inspira en 1854, un roman célèbre à Ludwig Bechstein et l'énigme de l'identité de la Dunkelgräfin n'a jamais été complètement résolue, même s'il a été démontré qu'elle ne pouvait être Marie-Thérèse de France.
Économie
modifierL'économie de Hildburghausen est essentiellement basée sur les services et l'administration.
La ville possède un hôpital spécialisé en neurologie-psychiatrie depuis 1866. Privatisé en 2001, il fait partie du groupe Rhön-Klinikum.
L'hôpital communal fonctionne en pôle avec ceux de Cobourg et Sonneberg.
Communications
modifierVoies ferrées
modifierRoutes
modifierHildburghausen est située sur la route nationale B89 Meiningen-Hildburghausen-Sonneberg.
- La route régionale L1134 se dirige au nord vers Schleusingen et Suhl et au sud vers Steinfeld, Streuftdorf et Seidingstädt dans la commune de Straufhain et Heldburg dans celle de Bad Colberg-Heldburg.
- La L1132 rejoint Römhild au sud-ouest.
- La L1133 rejoint Simmershausen et Linden au sud-ouest.
- la L1153 rejoint Adelhausen, Bad Rodach et Cobourg en Bavière.
Jumelages
modifierLa ville de Hildburghausen est jumelée avec :
Würselen (Allemagne) depuis 1993 dans l'arrondissement d'Aix-la-Chapelle en Rhénanie-du-Nord-Westphalie ;
Kisvárda (Hongrie) depuis 2006 dans le comitat de Szabolcs-Szatmár-Bereg.
Elle a aussi noué des liens d'amitié avec :
Pelhřimov (Tchéquie) dans la région de Vysočina ;
Schwabach (Allemagne) en Bavière dans le district de Moyenne-Franconie.
Personnalités
modifier- Élisabeth-Albertine de Saxe-Hildburghausen (1713-1761), duchesse de Mecklembourg-Strelitz, épouse de Charles Ier de Mecklembourg-Strelitz ;
- Sophie de Saxe-Hildburghausen (1760-1776), duchesse de Saxe-Cobourg-Saalfeld, épouse de François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806) ;
- Friedrich Dotzauer (1783-1860), violoncelliste et compositeur ;
- Charlotte de Saxe-Hildburghausen (1787-1847), princesse de Wurtemberg, épouse de Paul-Charles de Wurtemberg ;
- Marie de Saxe-Altenbourg (1818-1907, reine de Hanovre, épouse de Georges V de Hanovre, dernier roi de Hanovre ;
- Eduard Müller (1828-1895), sculpteur ;
- Eduard Schönfeld (1828-1891), astronome ;
- Hans Meyer, (1858-1929), explorateur et géographe ;
- Adolph Hitler, y fut en 1930 temporairement nommé policier pour lui permettre d'acquérir la nationalité allemande ;
- Jürgen Straub (1953- ), athlète est-allemand, spécialiste du demi-fond ;
- Ronald Weigel (1957- ), athlète est-allemand, spécialiste de marche athlétique.
Notes et références
modifier- ↑ Parfois aussi orthographié Hildbourghausen ou Hildbourghouse en français ("burg" devenant "bourg"). Autre exemple : Coburg en allemand devenant Cobourg en français. cf. Christian Cannuyer, Les Maisons royales et souveraines d'Europe : La grande famille couronnée qui fit notre vieux continent, Turnhout, Brepols, , 276 p. (ISBN 2-503-50017-X, lire en ligne), p. 213
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (de) Arrondissement de Hildburghausen, recensements anciens
- 1 2 3 4 (de) Land de Thuringe, ville de Hildburghausen, statistiques officielles
- ↑ (de) Duché de Saxe-Meiningen, cercle de Hildburghausen recensement de 1910
- ↑ (de) Royaume de Prusse, cercle de Schleusingen
- ↑ (de) Arrondissement de Scheusingen, recensements anciens
- ↑ (de) Elections municipales de 2009
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à la musique :
