Hippiatrika

collection de textes grec relatifs à l'hippiatrie
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Les Hippiatrica ou Hippiatrika (en grec ancien : Ἱππιατρικά) sont une compilation byzantine de textes grecs antiques, principalement constituée d'extraits consacrés aux soins et au traitement des chevaux[1]. Les textes ont probablement été rassemblés au Ve siècle ou au VIe siècle par un compilateur anonyme[1]. L'œuvre est aujourd'hui conservée sous la forme de cinq recensions, transmises par 22 manuscrits comprenant 25 copies, datés du Xe siècle au XVIe siècle[1].

Page d'un manuscrit du XIVe siècle des Hippiatrica illustrant comment soigner un cheval de la diarrhée.

Contenu

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Sept textes de l'Antiquité tardive constituent les principales sources des Hippiatrica. Il s'agit des traités vétérinaires d'Apsyrtos, d'Eumélos, praticien vétérinaire de Thèbes[2], de Hiéroclès, d'Hippocrate et de Théomnestos, auxquels s'ajoutent l'œuvre de Pelagonius, initialement rédigée en latin avant d'être traduite en grec, et le chapitre consacré aux chevaux dans la compilation agricole d'Anatolios[3].

Bien que ces auteurs fassent référence à leurs prédécesseurs de la Grèce classique dans le domaine des soins vétérinaires, notamment Xénophon et Simon d'Athènes, leur tradition trouve principalement ses origines dans la littérature agronomique de l'époque hellénistique, elle-même tributaire des travaux de Magon le Carthaginois[3].

Au Xe siècle, deux autres sources remontant à l'Antiquité tardive sont ajoutées aux Hippiatrica : une œuvre de Tibérios et un recueil anonyme intitulé Pronostics et remèdes (grec ancien : Προγνώσεις καὶ ἰάσεις)[4].

Sur le fond, les sources rassemblées dans les Hippiatrica ne proposent pas d'exposé systématique de l'art vétérinaire. Elles privilégient les traitements pratiques au détriment de l'étiologie ou de la théorie médicale[5]. La compilation présente néanmoins une grande diversité de formes et de styles littéraires : proverbes, poésie, incantations, lettres, instructions, prooimia, définitions médicales, recettes et souvenirs personnels[6].

Dans l'ensemble des Hippiatrica, le nom de Chiron, le centaure de la mythologie grecque associé à la guérison et lié à la médecine vétérinaire, apparaît à deux reprises en tant que divinité : une première fois dans une invocation rhétorique et une seconde dans une formule magique. Un remède appelé cheironeion (grec ancien : χειρώνειον) porte également le nom de cette figure mythologique[7].

Notes et références

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  1. 1 2 3 McCabe 2007, p. 1.
  2. ↑ Karasszon 1988, p. 115.
  3. 1 2 McCabe 2007, p. 13.
  4. ↑ McCabe 2007, p. 13-14.
  5. ↑ McCabe 2007, p. 15.
  6. ↑ McCabe 2007, p. 14.
  7. ↑ McCabe 2007, p. 10-11.

Bibliographie

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  • (en) Dénes Karasszon, A Concise History of Veterinary Medicine, Budapest, Akadémiai Kiadó, (ISBN 978-963-05-4610-2)
  • (en) Anne McCabe, A Byzantine Encyclopaedia of Horse Medicine : The Sources, Compilation, and Transmission of the Hippiatrica, Oxford et New York, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-153510-9)

Pour approfondir

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  • Stavros Lazaris, Art et science vétérinaire à Byzance : Formes et fonctions de l'image hippiatrique, Turnhout, Brepols, (ISBN 978-2-503-53446-6)
  • (en) Stavros Lazaris, « Learning and Memorising Hippiatric Knowledge in Late Antiquity and in Byzantium », Le cheval dans la culture médiévale,‎ , p. 269-294