Hippolyte-Charles Rolin
Hippolyte Charles Léon Louis Rolin (Gand, 6 mai 1885 – Anvers, 27 août 1914) était un officier de l'armée belge qui a été tué au combat au cours du premier mois de la Première Guerre mondiale, après quoi deux de ses frères furent également tués.
Biographie
modifierHippolyte Rolin appartenait à la grande famille belge des Rolin et à la famille nombreuse d'Albéric Rolin et de Sylvie Borreman. Il était le beau-frère d'Alfred Nerincx et le frère d'Henri Rolin.
Il suivit une formation à l'École militaire et épousa en 1909 sa cousine, Hélène Rolin-Jaequemyns (1889-1967), fille d'Édouard Rolin-Jacquemyns. Ils eurent trois fils.
Le 4 août 1914, le lieutenant Rolin appartenait au 18e régiment d'artillerie, rattaché au 6e corps d'armée. Durant les premiers jours de la guerre, son régiment était stationné dans le Brabant et ne participa pas aux combats. Le grand optimisme qu'il partageait avec la plupart – la conviction que les troupes allemandes seraient bientôt chassées, comme en témoignent les lettres conservées qu'il adressait à sa femme – ne se réalisa pas. Le 18 août, son régiment marcha sur Anvers pour la défendre.
Le 24 août eut lieu la première sortie d'Anvers. Des milliers de soldats furent tués ou blessés lors de cette manœuvre. De violents combats s'ensuivirent et, après avoir initialement repoussé les troupes allemandes vers Malines, celles-ci reprirent l'offensive et mirent les Belges en déroute. Le 26 août, l'ordre de retraite belge fut donné. Ce jour-là, Hippolyte, commandant une batterie, fut atteint par plusieurs balles. Il fut transporté à Anvers, où il mourut le lendemain.
Hippolyte fut le premier des trois frères Rolin à mourir durant la Première Guerre mondiale.
Sa veuve lui survécut encore un demi-siècle. Les trois enfants étaient :
- Marcel Rolin (1911-1959), officier d'artillerie. Il a porté le titre de baron que son père aurait dû porter s'il avait vécu. Il épousa Simone Mourlon Beernaert (1913-2008), petite-fille de Michel Mourlon, à Bruxelles en 1937. Ils eurent cinq fils et trois filles, dont la descendance perdure encore aujourd'hui.
- Guy Rolin (1912-1989) fut ordonné prêtre de l'archidiocèse de Malines et obtint un doctorat en histoire et en philosophie et lettres. Il enseigna la rhétorique au Collège St-Pierre à Uccle pendant de nombreuses années.
- Pierre Rolin (1913-2003) devint officier de cavalerie. Il épousa Anne-Marie Bauchau (1919-1957), petite-fille de Ferdinand Smolders, à Bruxelles en 1940. De leur union naquirent deux fils et une fille, dont la descendance se perpétue encore aujourd'hui. Il se remaria en 1972 à Sint-Pieters-Woluwe avec Marguerite-Marie Selosse (1918-2020).
C'est en grande partie grâce aux trois frères tombés au combat, que leur père et d'autres membres de la famille Rolin reçurent le titre de baron en 1921. Egalement en leur hommage, la caserne d'artillerie d'Etterbeek fut rebaptisée caserne Rolin (nl) en 1933. Après la démolition de la caserne et la construction d'un nouveau quartier sur le site, une rue fut nommée "promenade Hippolyte Rolin", elle mène à la "place Rolin".
Notes et références
modifierBibliographie
modifier- Humbert DE MARNIX DE SAINTE ALDEGONDE, État présent de la noblesse belge, Annuaire 2012, Bruxelles, 2012.
- Patrick ROLIN, La caserne Rolin et les 3 frères Rolin morts au cours de la guerre 1914-1918, dans : Tribune Rolin, no. 40, 2009.
- Jim ROLIN, Les Rolin, une famille belge durant les deux guerres, tirage privé,
