Hirel

commune française d'Ille-et-Vilaine

Hirel
Hirel
L'église Notre-Dame.
Coat of arms of Hirel         Flag of Hirel.gif
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Intercommunalité Saint-Malo Agglomération
Maire
Mandat
Michel Hardouin
2020-2026
Code postal 35120
Code commune 35132
Démographie
Population
municipale
1 386 hab. (2021 en augmentation de 1,32 % par rapport à 2015)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 20″ nord, 1° 48′ 06″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 9 m
Superficie 9,85 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Saint-Malo
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dol-de-Bretagne
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Hirel
Liens
Site web www.commune-hirel.fr

Hirel est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 1 386 habitants[Note 1].

La commune compte sur son territoire un hameau d'origine templière : Vildé ou Villa Dei, faisant partie des vestiges templiers et hospitaliers autour de Saint-Malo et de la baie du Mont-Saint-Michel.

Géographie modifier

Situation modifier

Carte de la commune.

Relief et hydrographie modifier

Le risque de submersion marine modifier

Selon un index global correspondant à l'agrégation de 5 critères[Note 2] effectué en 2011 par l'Observatoire National des Risques Naturels[Note 3], Hirel est, après La Fresnais, Penmarch, Cherrueix et Mont-Dol, la cinquième commune de Bretagne la plus exposée au risque de submersion marine avec 100 % de sa population totale concernée et 12,31 hectares de bâti exposé au risque de submersion[1].

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[3]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur  », exposée à un climat médian, à dominante océanique[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 683 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Pleurtuit à 19 km à vol d'oiseau[5], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Hirel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Malo, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[14]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[15],[16].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,2 %), zones agricoles hétérogènes (13,6 %), zones urbanisées (11,5 %), zones humides côtières (0,5 %), prairies (0,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie modifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Hirel en 1181, Hirellum en 1516[18]. Hirel, 1199; Hirel, XIVè; Hirello, Hireilli, 1516; Le Hirel, 1630[19].

Hirel est issu d'un mot breton signifiant « long sillon »[18][source insuffisante] [20] (Hir : long, adjectif mais aussi surnom).

Le lieu-dit Vildé tire son nom du latin Villa Dei « village de Dieu »[21].

Hirel a donné un nom de famille que l'on retrouve principalement autour de Rennes pour un total d'environ 15700 personnes en France en 2024. Jean Tosti proposait cette étymologie mais aussi un diminutif de ire (colérique) peu probable pour la ville[22].

Histoire modifier

La paroisse de Hirel faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de Notre-Dame.

L'abbaye Notre-Dame du Tronchet possédait des biens sur la paroisse : rentes, terres, juridictions[23].

Vildé ou Villa Dei est un hameau d'origine templière en baie du Mont-Saint-Michel situé sur la commune. Vildé-la-Marine, qui avant d'être rattachée à la paroisse d'Hirel, l'était à Saint-Benoît-des-Ondes, dont elle est séparée par l'embouchure du Biez-Jean, très envasée maintenant et peu propice à une activité portuaire.

Ces deux bourgs appartenaient à l'Abbaye du Mont-Saint-Michel, avant de devenir la propriété des Templiers[24].

La Révolution modifier

En 1790, Hirel est érigée en commune. Le 18 floréal an II (), elle absorbe Vildé-la-Marine, paroisse à l'ouest d'Hirel également érigée en commune. Ses habitants ont tenté de faire sécession à plusieurs reprises, aux XIXe et XXe siècles.

Héraldique modifier

Blason de Hirel Blason
D'argent à la barre d'azur, accompagnée en pointe d'une croisette pattée de gueules, et en chef d'un écusson d'azur à la bande d'argent chargée de trois tourteaux de gueules et accompagnée en chef d'une étoile à six rais d'argent[25].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration modifier

Le monument aux morts.
Liste des maires successifs[26],[27]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Aristide Morin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1983 Auguste Pinson
(1917-1986)
  Exploitant agricole, maire honoraire
Chevalier de l'Ordre national du Mérite (1979)
mars 1983 mars 1989 Francis Lemonnier   Agriculteur
mars 1989 mars 2001 Joël Pinson   Assistant technique
mars 2001[28] mars 2008 Frédéric Derrien RPR puis UMP Juriste, attaché parlementaire
mars 2008[29] mars 2014 Marie-Annick Guerche[Note 6]   Agent administrative
mars 2014[30] En cours Michel Hardouin SE Agriculteur retraité

Démographie modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].

En 2021, la commune comptait 1 386 habitants[Note 7], en augmentation de 1,32 % par rapport à 2015 (Ille-et-Vilaine : +5,32 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3351 2001 5291 7101 7541 6491 6811 7581 793
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8721 8731 8701 8081 8311 7691 7321 7671 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5881 6411 5051 4131 3601 2521 1841 0821 066
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0881 0051 0511 2861 1661 1721 3141 3351 363
2017 2021 - - - - - - -
1 3921 386-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie modifier

Lieux et monuments modifier

L'église Saint-Louis de Vildé-la-Marine.

Les églises de la commune sont l'œuvre de l'architecte malouin Jean-Gabriel Frangeul (corps des édifices) et de son fils Alfred-Louis Frangeul (tours et massifs occidentaux). Elles ont été réalisées en deux temps : 1855 puis 1870[35].

Activité et manifestations modifier

Personnalités liées à la commune modifier

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Population municipale 2021, légale en 2024.
  2. Population concernée, pourcentage de la population totale concernée, superficie du bâti exposé, bâti de plain-pied exposé, et part des entreprises situées en zone inondable.
  3. L'Observatoire National des Risques Naturels a été créé en France en 2012, à la suite des conséquences catastrophiques de la tempête Xynthia de 2010.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Elle est victime d'un grave accident train/camion à Saint-Médard-sur-Ille, le 12 octobre 2011.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes modifier

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références modifier

  1. Blandine Le Cain, « Submersion marine : notre classement des communes bretonnes les plus exposées », Journal Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  4. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  5. « Orthodromie entre Hirel et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Dinard » (commune de Pleurtuit) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Dinard » (commune de Pleurtuit) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « La loi littoral »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. a et b « Etymologie et Histoire de Hirel », infobretagne (consulté le ).
  19. (br + fr) Vallerie Erwan, Traité de toponymie historique de la Bretagne.Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez, An Here,
  20. Hervé Abalain, Histoire de la langue bretonne, J.-P. Gisserot, coll. « Les universels Gisserot », (ISBN 978-2-87747-523-5)
  21. Géraud Lavergne, « Les noms de lieux d'origine ecclésiastique » (sic), Revue d'histoire de l'Église de France, Tome 15, no 68, 1929, p. 320.
  22. « Nom de famille HIREL : origine et signification », sur Geneanet (consulté le )
  23. Déclaration de l'évêque de Dol, 1575
  24. « Études sur les Templiers », sur templiers.net (consulté le ).
  25. « 35132 Hirel », sur L'Armorial des villes et des villages de France (consulté le ).
  26. « Les maires d'Hirel », sur Geneawiki.
  27. « Liste des maires qui ont administré les communes de Hirel et Vildé de 1791 jusqu’à 1950 », sur Généalogie et Histoire en Pays Dolois.
  28. « Frédéric Derrien se présente aux municipales », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  29. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138).
  30. « Michel Hardouin a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  35. Véronique Orain (Dir.), Ille-et-Vilaine. Églises et chapelles. Indicateurs du patrimoine., Association pour l'inventaire Bretagne, Rennes, 1996, (ISBN 2-905064-25-0).
  36. Notice no IA35003134, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. Notice no IA35003135, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi modifier

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Articles connexes modifier

Liens externes modifier