Histoires courtes de Gil Jourdan
Les Vacances de Crouton
modifierDixième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1368 (1964).
Synopsis
modifierJules Crouton reçoit une lettre de son oncle (original, dont il ne conaissait pas l'existence) l'invitant à lui rendre visite à Faire (près de Noilli (?)).
La lettre est contenue dans une enveloppe affranchie au moyen de timbres d'une très faible valeur faciale, ce qui conduit à en multiplier le nombre, et à les étaler sur une très grande surface. Cette surface engendre une enveloppe aux dimensions hors norme.
Surfaces du papier
modifierSelon Crouton, les dimensions - hors norme - de l'enveloppe sont de 3 mètres sur 2. Or les 2 500 timbres de 1908 tiennent sur une surface moins extravagante : on peut coller des timbres (de 2,5 cm sur 2) sur un rectangle de 122 cm sur 102,5.
Si le nombre de timbres avait été celui évalué par Crouton, la surface occupée aurait été de 38 cm sur 32,5.
Affranchissement courrier
modifierValeur
modifierLe tarif d'acheminement d'une lettre ordinaire (en vigueur à l'époque, 1964) était de 0,25 NF. Mais ce tarif d'affranchissement ne tient compte que de la valeur faciale des timbres. Ainsi en 1964 (date de parution de l'épisode) un timbre de 1 centime de 1908 (donc datant de cinquante-six années auparavant) ne valait toujours que 0,01 anciens francs (AF), soit 0,0001 NF, ou un dix millième de francs courant 1964.
Or, à parité de pouvoir d'achat, tenant compte de la dépréciation monétaire, la conversion d'un centime d'AF 1908 donne 0,0311 francs courant 1964, ou 3,11 centimes de NF. Pour une valeur faciale de 0,25 francs, les deux mille cinq cents timbres de l'oncle de Crouton valent donc 77,75 francs courants 1964.
Nombre total de timbres
modifierLa valeur faciale unitaire de ces timbres étant de 1 centime (d'ancien franc), il en faut donc coller 2 500 sur l'enveloppe, ce qui explique les dimensions de ladite enveloppe. En fait, dans le texte (planche 6A) Crouton prétend qu'il y en a deux cent cinquante, en sous-estimant donc le nombre d'un facteur 10:1.
Surtaxe
modifierLe tarif de 0,25 NF s'applique pour des lettres ordinaires (de 20 grammes). Or le poids de l'enveloppe surdimensionnée excède certainement le poids standard. Il faudra donc envisager une surtaxe, à payer par le destinataire.
Une enveloppe (papier de 80 g/m²) de 3 mètres sur 2 pesait environ 1000 grammes. Son tarif d'afranchissement était alors de 2,50 NF, soit dix fois le montant évalué par l'oncle de Crouton.
S'il s'était contenté d'une enveloppe de 122 x 102,5 cm², le poids total de l'envoi postal s'établissait à 250 grammes, et le tarif d'affranchissement à 1,50 NF, soit six fois le montant initialement évalué.
Publication
modifier1964
La Bouteille
modifierSeizième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1601 (1968).
Synopsis
modifierPublication
modifierLa Maison du mystère
modifierDix-septième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1615 (1969).
Synopsis
modifierPublication
modifierLes Santons
modifierVingtième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux et Gos. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1706 (1970).
Synopsis
modifierPublication
modifierCoup d'éclat
modifierVingt-et-unième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux et Gos. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1714 (1971).
Synopsis
modifierPublication
modifierQueue de Cerise : l'homme au pull blanc
modifierVingt-troisième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux et Gos. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1747 (1971).
Synopsis
modifierTandis que son patron Jourdan et son collègue Libellule sont occupés sur d'autres enquêtes, Queue de Cerise doit s'occuper de la protection de Fredo Manzini, un ancien directeur de cirque, qui a reçu des menaces de mort. Régulièrement interrompue dans son bureau par un artiste lui demandant de rechercher ses puces savantes, elle part chez Manzini pour veiller au grain.
Là-bas, elle et Manzini restent en contact par talkie-walkie, afin que la détective puisse explorer la propriété de son client tout en restant à l'écoute. Un employé des Eaux fait des réparations sur l'alimentation donnant vers la maison : il demande à Manzini d'ouvrir un robinet pour tester l'arrivée d'eau. Pendant que l'ex-directeur attend près du robinet ouvert, Queue de Cerise découvre que les réparations ont en fait relié le circuit d'eau à l'arrivée du gaz, répandant peu à peu celui-ci à l'intérieur de la maison. Au moment où elle s'apprête à prévenir Manzini, celui-ci lui annonce par radio être pris de démangeaisons insupportables, au point d'enlever ses vêtements.
Queue de Cerise n'a pas le temps de l'en dissuader : Manzini, surnommé « l'homme au pull blanc », porte sur lui un pull synthétique. Les petites décharges provoquées par le déshabillage enflamment le gaz et font exploser la pièce, tuant Manzini. L'employé des Eaux, Léon Canone, se livre peu après à la police, et passe aux aveux devant Crouton et Queue de Cerise : Manzini avait tué indirectement sa sœur, acrobate, la faisant monter sur scène alors qu'elle était malade, provoquant un accident mortel. Ayant volé les puces savantes, il les introduit chez Manzini après avoir ouvert le gaz : les puces, habituées à se nourrir sur leur dresseur, s'étaient ruées sur le premier être vivant présent, provoquant les démangeaisons mortelles...
Publication
modifierLa Rue perdue
modifierVingt-cinquième histoire de la série Gil Jourdan de Maurice Tillieux. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Super Tintin no 1 (1978).
Synopsis
modifierParis, 1953. Un ami Noir de Gil Jourdan lui fait part d'une plaisanterie de mauvais goût, faite à son encontre : quelqu'un a placé au-dessus de la porte de son appartement une lame de guillotine. Il soupçonne un de ses voisins, qui habite comme lui rue Maître-Albert. Gil et son camarade s'introduisent chez le voisin, et découvrent que celui-ci est passionné par la comtesse du Barry, collectionnant les œuvres d'art la rappelant. Ils trouvent aussi un tableau ancien d'un Noir ressemblant de façon marquante à l'ami de Gil.
Gil, grâce à sa culture, comprend que ce tableau représente Zamor, page de la Du Barry, qui selon Jourdan l'a trahie et dénoncée au Comité de salut public, entraînant son emprisonnement et son exécution. Zamor habitait lui aussi rue Maître-Albert (autrefois, rue Perdue) et le voisin, dans sa dévotion envers la Du Barry, pris l'ami de Gil pour cible d'une vengeance tardive. Un avertissement ferme au voisin de la part du détective et l'affaire est bouclée.