Homobon de Crémone
Homobon de Crémone, Homebon de Crémone ou Homobon Tucenghi (en latin Homobonus), né au début du XIIe siècle à Crémone en Italie et mort dans la même ville en 1197, est un tailleur et marchand reconnu saint par l'Église catholique. Il est le patron des tailleurs et des marchands et est fêté le . Homobon n'est pas son nom, mais seulement son surnom, qui signifie « brave homme »[1].
| Homobon de Crémone | |
| Saint | |
|---|---|
| Date de naissance | XIIe siècle |
| Lieu de naissance | Crémone, Italie |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Crémone |
| Nom de naissance | Omobono Tucenghi |
| Nationalité | |
| Vénéré à | cathédrale de Crémone |
| Canonisation | 12 janvier 1199 par Innocent III |
| Vénéré par | l'Église catholique romaine |
| Fête | 13 novembre |
| Attributs | Une bourse remplie d'argent, la robe des marchands |
| Saint patron | des hommes d'affaires, des tailleurs, des travailleurs du textile, et de la ville de Crémone et du diocèse de Crémone |
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Biographie
modifierIl était marié, et pensait que Dieu lui avait permis de travailler afin qu'il puisse aider les autres dans le besoin.
Homobon avait hérité de son père, un tailleur et un marchand prospère. Il exerçait son métier avec une scrupuleuse honnêteté et pratiquait régulièrement l'aumône aux pauvres, même si sa femme lui en faisait le reproche, à en croire l’auteur de la Vita Sancti Homoboni.
Tous les jours, il se rendait à la Messe pour y recevoir l'Eucharistie. En attendant le début de l'office, il se prosternait devant la croix.


Il mourut le , en méditation devant le crucifix de l'église St-Gilles où il allait prier quotidiennement. Deux ans seulement plus tard, le pape Innocent III le canonisait, à la demande pressante des habitants de Crémone qui le considéraient comme Père des Pauvres, Consolateur des affligés, Homme de paix. Il est un modèle de saint laïc.
C'est à l'occasion de la bulle de canonisation d'Homobon que le pape Innocent III écrit : « Deux choses sont requises pour que quelqu'un puisse être réputé saint : la vertu des mœurs et la vérité des signes, c'est-à-dire les œuvres de piété dans la vie et les manifestations des miracles après la mort[2]. »
L'église Sant'Omobono, à Rome, lui est dédiée (cf. aire de Sant'Omobono).
À Bruxelles[réf. souhaitée], sa statue, œuvre du sculpteur Pierre van Dievoet, orne toujours la maison de la Chaloupe d'Or ou Maison des tailleurs sur la Grand-Place, d'où il tend le bras au-dessus des passants en signe de bénédiction.
Dans une lettre en date du , adressée à Mgr Giulio Nicolini, évêque de Crémone, le pape Jean-Paul II dit de lui : « Huit siècles plus tard, la figure de saint Homobon continue à vivre dans la mémoire et dans le cœur de l'église et de la ville de Crémone ».
Vénération
modifierOn peut observer la récente recrudescence, aux États-Unis, de la vénération envers saint Homobon. En tant que saint patron des travailleurs et des hommes d'affaires, des statuettes et des images pieuses lui sont dédiées et distribuées dans le monde du travail. Une prière y est inscrite : « Saint Homobon, je vous prie pour que vous m'accordiez votre divine assistance dans mon milieu de travail. Que mes supérieurs me remarquent et m'accordent une promotion. Protégez-moi de la relégation à un poste subalterne, et du scandale. Amen[3]. »
Bibliographie
modifier- John F. Fink, Married Saints, New York, Alba House, 1999.
- Rev. F.G. Holweck, A Biographical Dictionary of the Saints, republié à Détroit, Gale Research Company, 1969.
- Anna Brownell Jameson, Sacred and Legendary Art, Boston et New York, Houghton Mifflin Company, 1895.
- George Kaftal et Fabio Bisogni, Saints in Italian Art: Iconography of the Saints in the Paintings of North West Italy, *Florence, Casa Editrice le Lettere, 1985.
- Louis Réau, Iconographie de L’art Chrétien, Paris, Presses Universitaires de France, 1958, pages 654-655.
- Wilhelm Schamoni, The Face of the Saints, traduit en anglais par Anne Fremantle, New York, Books for Libraries Press.
- André Vauchez, Saint Homebon de Crémone, « père des pauvres » et patron des tailleurs. Vies médiévales et histoire du culte, Bruxelles, Société des Bollandistes, 2018 (Subsidia hagiografica, 96), 166 p.
- André Vauchez, « Saint Homebon († 1197), patron des marchands et des artisans drapiers à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne », dans Damien Coulon, Catherine Otten-Froux, Paule Pagès et Dominique Valérian (dir.), Chemins d'outre-mer : Études d'histoire sur la Méditerranée médiévale offertes à Michel Balard, Éditions de la Sorbonne, (DOI 10.4000/books.psorbonne.4017, lire en ligne).
Notes
modifierVoir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (it) Omobono da Cremona sur le site Treccani