Horace Say
Jean Honoré Say, dit Horace Say est un ingénieur et militaire français, né à Lyon le , et mort en Syrie le à la suite de blessures reçues au siège de Saint-Jean-d'Acre.
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| Formation |
École du génie de Metz (d) |
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Enseignant, militaire |
| Famille | |
| Père |
Jean-Étienne Say (d) |
| Mère |
Françoise Castanet (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Alphonsine de La Roche (d) |
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| Grade militaire | |
| Conflits |
Biographie
modifierJean Honoré Say est le fils de Jean Etienne Say (1739-1806) et le frère de Jean-Baptiste Say et de Louis Say. Il est baptisé au temple protestant de Lyon le . Il passe ses premières années à Lyon où son père est employé par un négociant, Honoré Castanet, dont il a épousé la fille Françoise en 1765. La famille Say déménage à Paris mais son père a connu des revers de la fortune. Il se rend à Londres avec son frère Jean-Baptiste alors âgé de 19 ans qui vient s'y former aux pratiques commerciales et à l'anglais. Ce voyage a duré deux ans et s'est achevé soudainement quand l'employeur de Jean-Baptiste est mort les amenant à rentrer à Paris.
Au début de la Révolution française, Jean-Baptiste Say est employé dans la compagnie d'assurance d'Étienne Clavière, un homme d'affaires à l'origine de la création des assignats, ministre des Contributions et Revenus publics en 1792 et 1793. Il est proche des Girondins et fait partie de la Compagnie des Arts de Paris formée grâce aux efforts de trois scientifiques, Gaspard Monge, Claude Louis Berthollet et Louis-Bernard Guyton-Morveau.
Jean-Baptiste Say et Horace Say collaborent à La Décade philosophique littéraire et politique.
Horace Say a « cultivé les mathématiques seulement par goût et sans lier aucun projet à cette étude[1] ». L'Assemblée législative a décidé de proclamer le la La Patrie en danger et de faire appel à des volontaires nationaux, puis décide la levée de 300 000 hommes en 1793. Horace Say décide de s'engager après avoir déclaré à son père « il faut dans les circonstances où nous sommes , que chaque famille fournisse son tribut . J'acquitte le nôtre[2]. ». À la suite de l'annonce d'un examen pour le génie militaire, il le présente . Il est admis à l'École du génie de Metz en 1794 et en devient rapidement le premier. Il est employé au siège de Luxembourg. En 1795, il est ensuite appelé à Paris à l’École centrale des travaux publics où le général d'Arçon a donné les cours préliminaires de fortification et Alexandre-Magnus d'Obenheim[3] (1753-1840) est instituteur de la fortification. Horace Say est chargé des travaux pratiques. Horace Say remplace d'Obenheim quand il est absent mais d'Obenheim participe à l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV réprimée, entre autres, par le général Bonaparte. Alexandre-Magnus d'Obenheim est destitué de ses fonctions le , et doit son salut à Lazare Carnot, son ancien condisciple à l'école de Mézières. Il est remplacé jusqu'en 1797 par François Catoire[4] (1758-1802) qui conserve Horace Say comme répétiteur de mathématiques. À l'École polytechnique, Horace Say a pu profiter des enseignements des différents savants qui y enseignaient, Gaspard Monge, Louis-Bernard Guyton-Morveau, Claude-Louis Berthollet, Joseph-Louis Lagrange[1].
En 1797, Catoire et Say sont mutés à Metz pour y enseigner la géométrie descriptive et les fortifications.
Il s'est marié à Paris, le à sa cousine du côté maternel, Alphonsine Delaroche (1778-1852). Il est alors muté au dépôt des fortifications où il a connu le général Caffarelli (1756-1799) qui en était le chef[1].
Dans son opposition à la Grande-Bretagne, le gouvernement du Directoire décide de l’expédition d’Égypte pour gêner la puissance commerciale britannique en s'emparant de l'Égypte, position importante sur la route des Indes orientales. À l'expédition militaire est adjointe une expédition scientifique avec la nomination de membres d'une Commission des sciences et des arts. Par un arrêté du 26 ventôse an VI (), le Directoire prescrit au ministre de l'Intérieur de mettre à la disposition du général en chef Bonaparte les ingénieurs, savants et artistes devant faire partie de cette Commission. Jean-Baptiste Say a constitué la bibliothèque de Bonaparte pour cette expédition. Honoré Say est nommé aide de camp du général du génie Maximilien de Caffarelli. Il part pour Toulon en . Après la prise d'Alexandrie, Bonaparte le nomme chef de bataillon du génie. Il suit le gros de l'armée dans sa marche vers Le Caire, participe à la poursuite d'Ibrahim Bey et du reste des mamelouks. Il reçoit l'ordre de relever la forteresse de Saléhieh[1].
Horace Say est nommé membre de l'Institut d'Égypte dans la section mathématiques le 3 fructidor an VI par le général Bonaparte. Il y a présenté plusieurs mémoires après son retour au Caire.
Il a le bras droit emporté au siège de Saint-Jean-d'Acre et succombe en Syrie, le [1]. Le général Caffarelli a été tué le .
Le fils de Jean-Baptiste Say, Horace Émile Say, a reçu le prénom de son oncle Horace Say.
Publications
modifier- Horace Say, « Fortification », Journal de l'École polytechnique ou Bulletin du travail fait à cette école, Conseil d'instruction de cet établissement, 1795. cahier no 2, p. 77-99 (lire en ligne)
- Horace Say, « Fortification », Journal de l'École polytechnique ou Bulletin du travail fait à cette école, Conseil d'instruction de cet établissement, 1795. cahier no 3, p. 346-348 (lire en ligne)
- Horace Say, « Mémoire sur le défilement des fortifications », Journal de l'École polytechnique ou Bulletin du travail fait à cette école, Conseil d'instruction de cet établissement, 1796. cahier no 4, p. 588-616 (lire en ligne)
- Horace Say, « Fortification », Journal de l'École polytechnique ou Bulletin du travail fait à cette école, Conseil d'instruction de cet établissement, 1796. cahier no 4, p. 617-618 (lire en ligne)
- Horace Say, « Mathématiques. Sur les examens », Décade philosophique, littéraire et politique, no 14, , p. 257-264 (lire en ligne)
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Note de Jean-Baptiste Say sur son frère Horace Say.
- ↑ Note de Jean-Baptiste Say sur son frère Horace Say
- ↑ Maths in Metz : Obenheim, Alexandre-Magnus d' (1753-1840)
- ↑ Maths in Metz : Catoire, François Henri César (1758-1802)
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Jean-Baptiste Say, « Notice sur Horace Say », La Décade philosophique, littéraire et politique,
- Ambroise Fourcy, Histoire de l'École polytechnique, Paris, Chez l'auteur, (lire en ligne), p. 61, 73, 95, 105, 124, 390
- Édouard de Villiers du Terrage, Journal et souvenirs sur l'expédition d'Égypte, mis en ordre et publiés par le baron Marc de Villiers du Terrage, Paris, E. Plon, Nourrit, , XXIII-378 p. (lire en ligne), p. 82, 220, 326, 336, 337, 364