Fonds national suisse de la recherche scientifique

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Le Fonds national suisse (FNS)[n 1] est une fondation pour l’encouragement de la recherche mandatée et financée par la Confédération[1].

Fonds national suisse de la recherche scientifique
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
(en) SNSFVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Objectif
encouragement de la recherche
Siège
Berne (3012)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Coordonnées
Organisation
Président
Torsten Schwede (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Conseil de fondation
Jürg Stahl (président)
Conseil de la recherche
Torsten Schwede (président)
Co-direction du Secrétariat
Katrin Milzow / Thomas Werder Schläpfer
Chiffre d'affaires
1 G€ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Carte

Le Fonds national suisse (FNS) encourage la recherche dans toutes les disciplines scientifiques. Il soutient des projets de recherche, des carrières scientifiques, des programmes de recherche thématiques ainsi que la mise en réseau nationale et internationale de la recherche[1]. Le FNS est le principal organisme public de financement de la recherche fondamentale en Suisse[1].

Le Conseil de la recherche, composé d’environ 80 scientifiques, décide de l’attribution des subsides dans le cadre de procédures d’évaluation scientifique concurrentielles[2].

En 2025, le FNS a injecté 1,2 milliard de francs dans 2400 nouveaux projets de recherche[3].

Organisation

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Organigramme du FNS (2025)

Le FNS est une fondation de droit privé chargée d’une mission de promotion relevant du droit public. Le FNS se compose du Conseil de fondation, du Conseil de la recherche, de l’Assemblée des délégué·es et du Secrétariat. Le Secrétariat est dirigé par le Comité de direction[4].

Conseil de fondation

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En tant qu’organe suprême, le Conseil de fondation veille au respect des objectifs de la fondation et prend les décisions au niveau stratégique. Il se compose de représentants et représentantes des universités suisses et des hautes écoles ainsi que des Académies suisses des sciences. La personne qui le préside est élue par le Conseil fédéral Depuis 2020, le Conseil de fondation est présidé par Jürg Stahl, ancien conseiller national[5].

Président du Conseil de fondation

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Direction du FNS (2025) : Katrin Milzow (co-directrice), Torsten Schwede (président du Conseil de la recherche), Jürg Stahl (président du Conseil de fondation) et Thomas Werder Schläpfer (co-directeur)

Conseil de la recherche

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Le Conseil de la recherche se compose de 30 à 80 membres, dont la plupart exercent dans les hautes écoles suisses. Il évalue les demandes soumises au FNS et décide de l’attribution des subventions. Le Conseil de la recherche est assisté par de nombreux comités d’évaluation comptant environ 1000 membres. Le Conseil de la recherche est également chargé de définir la politique d’encouragement[2].

Depuis 2025, le Conseil de la recherche est présidé par Torsten Schwede, bio-informaticien à l’Université de Bâle. Le Conseil de la recherche est divisé en six comités distincts[2] :

  • Comité pour la politique d’encouragement (comité policy)
  • Comité de programme Projets
  • Comité de programme Carrières
  • Comité de programme Coopération internationale
  • Comité de programme Recherche à long terme et infrastructures
  • Comité de programme Recherche thématique et recherche axée sur les solutions

Présidence du Conseil de la recherche

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Assemblée des délégués

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En 2024, un nouvel organe a vu le jour avec l’Assemblée des délégués : celle-ci représente les intérêts des chercheurs ainsi que des diverses organisations du monde scientifique. Elle se compose de 40 représentants des hautes écoles et d’autres institutions de recherche, des Académies suisses des sciences et d’organisations de la relève scientifique[17].

Bâtiment administratif du FNS à Berne

Secrétariat

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Le secrétariat accompagne et coordonne les activités du Conseil de fondation, du Conseil de la recherche et des Commissions de recherche. Ses tâches sont multiples : il contrôle les aspects d’ordre financier de l’activité d’encouragement, demande et évalue les expertises suisses et étrangères des requêtes de recherche, entretient des relations avec des organisations nationales et internationales d’encouragement de la recherche, représente le FNS au sein de différents comités et veille à une communication efficace avec le public. Son siège se trouve à Berne.

Direction du secrétariat

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  • Depuis 2025 : Katrin Milzow/Thomas Werder Schläpfer[18]
  • 2016 - 2025 : Angelika Kalt[19]
  • 2005 - 2016 : Daniel Höchli[19]
  • 2005 : Annalise Eggimann (intérim)
  • 1993 - 2005 : Hans Peter Hertig[20]

Instruments d’encouragement

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Sur mandat de la Confédération, le FNS encourage la recherche dans toutes les disciplines scientifiques[1]. Il évalue les requêtes déposées par les scientifiques et soutient les projets sélectionnés en fonction de critères scientifiques.

Encouragement de projets et de carrières

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La majeure partie du budget du FNS est investie dans l’encouragement de projets[21].

Outre l’encouragement de projets, le FNS encourage également les carrières[22] à travers différents instruments qui soutiennent les scientifiques en leur versant un salaire ou une bourse pour leur projet. Ces instruments permettent aux chercheurs de planifier un projet de manière autonome et, dans certains cas, de diriger une équipe.

Programmes et pôles de recherche

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En matière de recherche thématique, les programmes nationaux de recherche et les pôles de recherche nationaux sont les instruments les plus importants du FNS[23].

Programmes nationaux de recherche

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Les Programmes nationaux de recherche (PNR) apportent des contributions scientifiques à la résolution des défis actuels d’importance nationale[24]. Au sein d’un PNR, les projets de recherche sont coordonnés en vue d’un objectif commun. Afin d’obtenir un impact aussi important que possible, la collaboration et les échanges avec les partenaires issus de la pratique revêtent une grande importance. Les PNR durent jusqu’à cinq ans et sont dotés d’un budget de dix à vingt millions de francs[25]. De 1975 à 2026, la Confédération a lancé 84 Programmes nationaux de recherche[25].

Des propositions thématiques pour des Programmes nationaux de recherche peuvent être soumises par différents intervenants. Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) recueille ces propositions, sollicite l’avis des offices fédéraux et, sur cette base, soumet au Conseil fédéral des recommandations[26]. Le FNS examine les propositions pour le compte du SEFRI afin d’en évaluer la faisabilité scientifique et organisationnelle et élabore les projets de programme. Sur cette base, le Conseil fédéral décide du lancement du programme ou non[26].

Pôles de recherche nationaux

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L’objectif des Pôles de recherche nationaux (PRN) est de consolider la structuration de la recherche[pas clair] en Suisse[27]. Ils permettent de maintenir et de renforcer durablement la position de la Suisse en tant que pôle de recherche dans des domaines essentiels pour l’avenir de la science, de l’économie et de la société. Cet objectif passe par la promotion d’une recherche d’excellence et par la mise en place de capacités supplémentaires d’enseignement et de recherche. Les PRN sont rattachés à une ou plusieurs hautes écoles et se composent d’un centre de compétence ainsi que d’un réseau national et international. Un PRN est soutenu pendant dix à douze ans à hauteur de vingt à soixante millions de francs par le FNS ainsi que par des fonds propres des hautes écoles et des fonds de tiers[27].

Autres instruments d’encouragement

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Il existe par ailleurs des aides dans le domaine de la communication scientifique, tel le programme de financement Agora[28], ainsi que des mesures complémentaires par lesquelles le FNS soutient, par exemple, la promotion des chercheuses ou la conciliation entre vie familiale et activité de recherche[29].

Par ailleurs, le FNS s’engage dans la coopération internationale avec des organisations et des programmes de recherche et finance des congrès scientifiques[30].

Libre accès

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Le FNS finance la parution de publications (principalement des thèses de doctorat et d’habilitation)[31].

Depuis 2023, le FNS exige que tous les articles scientifiques qu’il finance soient immédiatement accessibles sous une licence libre Creative Commons avec mention de l’auteur[32].

Égalité, diversité et inclusion

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Le FNS met en œuvre diverses mesures visant à promouvoir les femmes et les autres groupes sous-représentés dans la recherche. En 2024, il a adopté à cet effet la « Vision Égalité, diversité et inclusion »[33], par laquelle il se donne pour mission de prendre en compte les thèmes de l’égalité, de la diversité et de l’inclusion dans tous ses instruments de financement. Il s'engage, d’une part, à prendre en compte ces thèmes lors des procédures de sélection et, d’autre part, à adopter des instruments d’encouragement et des mesures complémentaires qui soutiennent de manière ciblée les carrières des groupes sous-représentés dans la recherche[33].

Il existait déjà divers instruments et programmes visant à encourager les femmes et l’égalité. Parmi ceux-ci figurent par exemple les bourses Marie Heim-Vögtlin[16.1], attribuées depuis 1991. Ce programme visait à encourager les femmes dans la recherche. Il a été remplacé en 2017 par le programme PRIMA (Promote Women in Academia)[34], qui a lui-même été intégré en 2021 à d’autres programmes de carrière ; le budget qui y était affecté continue d’être exclusivement consacré aux femmes.

Par ailleurs, le FNS a géré la base de données AcademiaNet[35] de 2020 jusqu’à sa dissolution en 2025. Dédiée aux chercheuses d’excellence, cette plateforme visait à augmenter la proportion de femmes occupant des postes de direction dans le domaine scientifique.

Prix scientifiques et concours d’images

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Le FNS décerne quatre prix scientifiques[36] ou participe à leur attribution : le prix Marie Heim-Vögtlin[37] récompense des chercheuses en début de carrière pour leurs travaux exceptionnels. Le prix Optimus Agora[38] distingue des projets innovants dans le domaine de la communication scientifique. De plus, le FNS sélectionne, pour le compte de la Fondation Marcel Benoist, les lauréats du Prix scientifique suisse Marcel Benoist[38]. Le FNS décerne également le Prix scientifique suisse Latsis[39], pour le compte de la Fondation Latsis, chaque année à un chercheur de moins de 40 ans.

Outre les prix scientifiques, le FNS organise également une fois par an un concours d’images scientifiques[40]. Sont récompensées les photos qui mettent en lumière le travail des chercheurs de manière esthétique et pertinente.

Magazine Horizons

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Horizons
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Langue Allemand
Français
Périodicité Semestriel (4 fois par an)
Prix au numéro Gratuit
Diffusion 14 000 en français
30 000 en allemand ex.(2025)
Date de fondation Voir et modifier les données sur Wikidata
Éditeur Fonds national suisse et Académies suisses des sciences
ISSN 1663-2710
Site web www.revue-horizons.ch

Le magazine de la recherche Horizons[41] est publié depuis 1988 conjointement par le FNS et les Académies suisses des sciences. La rédaction indépendante publie quatre fois par an des articles sur les derniers résultats et découvertes : de la biologie et de la médecine aux mathématiques et aux sciences naturelles, en passant par les sciences humaines et sociales[42]. Le magazine aborde également des questions de politique de la recherche d’importance internationale. Horizons s’adresse à un large public intéressé par les questions scientifiques.

Horizons est publié quatre fois par an en français et en allemand (sous le titre Horizonte). Le magazine est également disponible en anglais sur Internet. Son édition sur papier est gratuite et le magazine est également disponible en ligne[42].

Histoire

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Création du Fonds national suisse (1930-1952)

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Au début du 20e siècle, il n'existait en Suisse aucune institution nationale pour la recherche scientifique, à l'exception de l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et de quelques sociétés savantes. Ce n'est que dans les années 1930 que la Confédération s'est engagée à jouer un rôle plus important dans l'organisation de la recherche scientifique. Elle investit alors des impôts dans la recherche à travers un programme national de création d'occasions de travail. En 1942, le délégué au Conseil fédéral pour la création d'emplois Otto Zipfel a tenté de créer un premier fonds national d'encouragement pour la recherche scientifique et technique, mais il a échoué en raison des structures fédéralistes[43],[44],[45].

Après la Seconde Guerre mondiale et la reprise des échanges avec la communauté scientifique internationale, de nombreux chercheurs et industriels suisses ont eu l'impression que le développement scientifique et technologique des pays voisins était nettement plus avancé. Afin de rattraper ce retard et d'aider l'Europe à se reconstruire, de plus en plus de voix se sont élevées pour réclamer une organisation et un financement nationaux de la science[46].

Le médecin et physicien Alexander von Muralt, professeur de physiologie à l'université de Berne, était particulièrement engagé dans la promotion nationale de la recherche en Suisse. En 1948, von Muralt a formé une commission dans laquelle il a invité, outre des représentants des universités suisses, les organisations faîtières que sont la Société suisse des sciences humaines (aujourd'hui ASSH), l'Académie des sciences médicales et la Société des sciences naturelles (aujourd'hui SCNAT), dont il était lui-même le président. En 1951, la commission déposa un mémorandum auprès du Conseil fédéral dans lequel elle proposait la création d'un « Fonds national suisse de la recherche scientifique ». Cette ébauche de projet appelait à la création de deux organes, un Conseil national de la recherche et un Conseil de fondation, et à un financement par la Confédération à hauteur de 4 millions de francs par an[43].

En , le message formulé en réponse à cette ébauche par le Conseil fédéral a été approuvé sans opposition par le Parlement. Le , le FNS a été créé en présence de deux conseillers fédéraux. Alexander von Muralt fut le premier président du Conseil de la recherche[47].

Nouvelles structures, nouvelles tâches (1960-1975)

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Dans les années 1960, le paysage scientifique et de la recherche en Suisse a été de plus en plus institutionalisé et restructuré[16.2]. Ainsi, le Conseil national de la recherche du FNS, responsable de l’attribution des subsides, fut séparé en trois divisions : une division pour les sciences humaines et sociales (division I), une division pour les mathématiques, les sciences naturelles et l’ingénierie (division II) et une division pour la médecine et la biologie (division III)[16.3].

En réaction aux crises du début des années 1970 (chocs pétroliers et crise économique), le Conseil fédéral a chargé le FNS de mettre en œuvre des Programmes nationaux de recherche[16.3] . Ils devaient apporter des contributions scientifiquement fondées à la résolution de questions d’actualité importantes pour la société. C’est ainsi qu’est née en 1974 la quatrième division du Conseil national de la recherche[16.3].

Internationalisation et ouverture de l’encouragement de la recherche (1995-2023)

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En 1995, le FNS, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation et Innosuisse ouvrirent à Bruxelles le Swiss Contact Office for Research and Higher Education (SwissCore), dans le but de mettre en réseau le secteur de la recherche suisse avec celui européen[46].

En 1996, pour la première fois une femme est élue à la présidence du Conseil de la recherche : la médecin Heidi Diggelmann[46].

En 2001, les Pôles de recherche nationaux ont été introduit comme nouvel instrument de financement[16.4]. Ils avaient pour objectif de favoriser la structuration du paysage de la recherche en Suisse et de renforcer les échanges nationaux entre chercheurs ainsi que la promotion de l’égalité et de la relève[27].

Pendant la période où la Suisse avait le statut de pays tiers dans le cadre d’Horizon Europe (2021-2024)[48], le FNS a lancé, sur mandat de la Confédération, des mesures transitoires visant à promouvoir l’attractivité et la mise en réseau de la place scientifique suisse.  Ces mesures transitoires s’alignaient autant que possible sur les mises au concours européennes sans pouvoir toutefois les remplacer[46]. Depuis le 1er janvier 2025, la Suisse est pleinement associée à Horizon Europe, ainsi qu’au programme Euratom et au programme Digital Europe. Le FNS a mis fin aux mesures transitoires en décembre 2024[49].

Période actuelle (dès 2023)

Le 16 juin 2023, le Conseil fédéral a approuvé les statuts du FNS révisés par le Conseil de fondation[50],[51]. Cette révision complète prévoyait notamment une nouvelle structure des organes du FNS. Par cette réorganisation, le FNS a réagi à l’évolution du contexte de la recherche et de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux nouvelles exigences en matière de politique d’encouragement et plus particulièrement à la forte augmentation du nombre de demandes de subventions[52].

La révision complète était axée sur la nouvelle structure organisationnelle du FNS : dans ce cadre, le Conseil de la recherche s’est vu conférer davantage de compétences en matière de politique et d’offres de financement[52]. Le Conseil de fondation, dans le cadre de la révision, a été réduit de 42 membres à un nombre de sièges compris entre 7 et 11. Un nouvel organe, l’Assemblée des délégués, est chargé de représenter les intérêts des hautes écoles et des bénéficiaires de subsides[52]. Les nouveaux statuts sont entrés en vigueur le 1er janvier 2024[51].

Début 2025, le Conseil fédéral a annoncé qu’il comptait, dans le cadre du programme d’allègement budgétaire 2027, réduire le financement du FNS de 10 % en 2027 et de 11 % en 2028[53]. Le FNS et d’autres organisations du monde de la recherche et des sciences ont critiqué ces mesures d’austérité dans un communiqué de presse[54]. En septembre 2025, le FNS a annoncé[53], qu’en réaction aux coupes budgétaires prévues, il mettrait en place dès 2026 diverses mesures d’économie, parmi lesquelles la suppression et la suspension de certains instruments de financement ainsi qu’une réduction du nombre de demandes de subvention acceptées. En mars 2026, le Parlement suisse a décidé de ne réduire le budget du FNS que de 5 %[55].

Critique

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En 2022, le Conseil suisse de la science a attesté, dans une évaluation, que le FNS avait « contribué de manière déterminante à la position de pointe au niveau international et à l’excellente réputation de la recherche suisse »[56]. En revanche, « le FNS risque de se disperser et de perdre de vue ses tâches principales – des problèmes qu’il reconnaît lui-même dans son rapport d’auto-évaluation. Par conséquent, le CSS recommande que le FNS renonce à acquérir plus de responsabilités et à s’engager davantage dans des activités de développement du système »[56].

En 2023, Sacha Zala, président de la Société suisse d’histoire , a critiqué la manière dont le FNS répartissait ses fonds en affirmant que la norme qui définissait ce qu’était une bonne recherche n’était pas établie par les sciences humaines et sociales, mais par les sciences naturelles[57]. Il souhaiterait une adaptation en fonction de la situation pour les différentes disciplines. Par exemple, dans les sciences humaines et sociales, davantage de projets devraient être soutenus sur le long terme. Angelika Kalt, directrice du FNS à l’époque, avait globalement rejeté ces critiques[57]. Elle s’est montré toutefois disposée à faire un geste sur un point en admettant que l’implication systématique des milieux concernés pouvait être améliorée et que cela était d’ailleurs prévu[57].

Notes et références

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  1. ↑ En allemand : Schweizerischer Nationalfonds zur Förderung der wissenschaftlichen Forschung (SNF) ; en italien : Fondo nazionale svizzero per la ricerca scientifica ; en romanche : Fond naziunal svizzer per la perscrutaziun scientifica ; en anglais : Swiss National Science Foundation (SNSF).

Références

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Liens externes

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