Hrant Maloyan
Hrant Maloyan (en arménien : Հրանտ Մալոյան), né le à Constantinople, et mort le en Californie, également connu sous le nom de Hrant Bek, est un officier militaire syro-arménien. Durant sa carrière il sert d'abord dans l'armée ottomane avant de devenir officier général dans l'armée syrienne puis est nommé commandant en chef des Forces de sécurité intérieures de Syrie.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
هرانت مالويان |
| Nationalités | |
| Formation |
San Lazzaro degli Armeni Faculté de droit de l'université d'Istanbul (d) |
| Activités |
Homme politique, militaire |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Maître |

Vie et carrière
modifierÉducation
modifierHrant Maloyan naît le à Constantinople, dans une famille catholique arménienne[1],[2]. De 1905 à 1907, il est scolarisé au monastère mékhitariste de San Lazzaro degli Armeni, à Venise en Italie [3], puis jusqu'en 1912 chez les Frères maristes à Constantinople[4]. Après avoir été élève pendant une année dans une école turque, il étudie le droit à la faculté de droit de Constantinople de 1913 à 1914[2]. Il entre ensuite à l'Académie militaire turque dont il sort diplômé en 1916[5].
Carrière militaire
modifierDurant la Première Guerre mondiale, Maloyan est réquisitionné dans l'armée ottomane et est envoyé à Suez où il est fait prisonnier avec son unité par les forces britanniques. En 1918, après avoir été libéré par les Britanniques, Maloyan se rend à Damas et se rallie au roi Fayçal Ier[5]. En 1920, il rejoint l'armée française et intègre la Légion arménienne française[2]. Parlant couramment cinq langues, Maloyan se voit attribuer la fonction de traducteur, mais aussi un poste de commandant de gendarmerie. Durant la campagne de Cilicie, il participe avec succès à certaines batailles comme celles de Marach et d'Amanos[3]. En conséquence, Maloyan est nommé sous-officier en 1922[1].
En 1945, il est nommé général-commandant en chef des Forces de sécurité intérieures par le président syrien Choukri al-Kouatli, poste qu'il occupe jusqu'en 1949[5]. Sa nomination est acclamée par les journaux syriens qui y voient un modèle de réussite et de diversité pour la société syrienne, pays nouvellement indépendant[6]. Maloyan est reconnu pour avoir modernisé les forces de police syriennes et améliorer la discipline de celles-ci. Pendant la durée de son commandement le nombre de policiers dans les forces opérationnelles double[5]. Il reste populaire, notamment parmi les habitants de la région de Lattaquié, bien après sa retraite[4].
Son commandement est marqué par la guerre israëlo-arabe de 1948, durant laquelle il instaure la loi martiale et des couvre-feux dans tout le pays, dans le but de préserver l'ordre public et d'éviter des émeutes à la suite de la défaite de la Ligue arabe[5]. En 1946, le leader politico-religieux Salman al-Murshid (en) Salman al-Murshid, qui prône le séparatisme, est arrêté par Maloyan puis condamné à mort par un tribunal et exécuté[5].
Fin de vie
modifierMaloyan prend sa retraite militaire en 1949. Il travaille ensuite pour British Airways à Damas. Il émigre finalement aux États-Unis où il passe le reste de sa vie. Il meurt en 1978 en Californie[5]. Son corps est rapatrié en Syrie et il a droit à des funérailles nationales qui voient la présence de nombreuses personnalités militaires et politiques, ainsi qu'une foule nombreuse[3]. Il est enterré au cimetière arménien de Damas[4].
Maloyan a reçu des médailles de différents pays : Syrie, Liban, Égypte et France.
Notes et références
modifier- 1 2 (en) Nicola Migliorino, (Re)constructing Armenia in Lebanon and Syria : ethno-cultural diversity and the state in the aftermath of a refugee crisis, Oxford, Berghahn, , 242 p. (ISBN 978-1-84545-352-7 et 1-84545-352-2, lire en ligne), p. 136
- 1 2 3 (hy) AADmag, « Սուրիական բանակի հայ զորավարները »,
- 1 2 3 (ar) Azad Hye, « هرانت بك مالويان »
- 1 2 3 (hy) Dr Norayr Manjian, « ՄՈՒՇԷՆ – ԴԱՄԱՍԿՈՍ ՀԱՅՐԵՆԱՍԷՐ ՊԷԿԸ՝ ԶՕՐ. ՀՐԱՆԴ ՄԱԼՈՅԵԱՆ [Mushen - Damas Patriotique Peky : Hrand Maloyan] », sur kantasar,
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) Sami M. Moubayed, Steel & silk: men & women who shaped Syria 1900 - 2000, Cune, coll. « The Bridge between the Cultures Series », (ISBN 978-1-885942-40-1 et 978-1-885942-41-8)
- ↑ (en) Sami Moubayed, « Syria's Armenian quarter: Armenians who came to the country after the First World War have assimilated into the society », sur gulfnews.com, (consulté le )
Source de la traduction
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hrant Maloyan » (voir la liste des auteurs).