Hugues Candide (chroniqueur)
Hugues Candide, ou Hugh Candidus en anglais, est un moine bénédictin et chroniqueur anglais né vers 1095 et mort vers 1160. Il est l'auteur d'une histoire latine de son monastère, l'abbaye de Peterborough.
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| Nom dans la langue maternelle |
Hugh Candidus |
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Biographie
modifierToutes les informations d'ordre biographique concernant Hugues Candide proviennent de sa chronique. Son surnom, Candidus ou Albus en latin, fait référence à son teint pâle. Il est probablement originaire d'une famille qui cultive des terres pour le compte de l'abbaye de Peterborough dans le soke de Peterborough (en)[1].
Frère cadet du sacristain Reinald Spiritus, il bénéficie de l'enseignement d'Ernulf, abbé de Peterborough de 1107 à 1114. C'est dans ce monastère qu'il passe le reste de sa vie ; il est élu sous-prieur à l'époque de l'abbé Martin de Bec (1133-1155) et meurt sous l'abbatiat de Guillaume de Waterville (1155-1175). Durant cette période, il assiste à l'incendie qui détruit l'abbatiale en 1116 et participe à la consécration de l'église construite pour la remplacer en 1140[1].
Œuvre
modifierHugues Candide est l'auteur d'une chronique en latin qui retrace l'histoire de l'abbaye de Peterborough depuis sa fondation sous le nom de Medeshamstede au VIIe siècle jusqu'à sa propre époque. Il s'appuie sur un certain nombre de documents antérieurs, notamment des chartes, qui servent également de source à la Chronique de Peterborough, la version de la Chronique anglo-saxonne compilée dans la même abbaye[1].
Hugues décrit en détail certains événements, comme la révolte de Hereward l'Exilé après la conquête normande de l'Angleterre ou les délibérations qui précèdent l'élection de Guillaume de Waterville comme abbé en 1155. À l'inverse, il passe rapidement sur d'autres, comme la guerre civile anglaise de 1135-1154. Son propos reste constamment focalisé sur Peterborough et sa région[1].
La chronique de Hughes Candide est poursuivie après sa mort par d'autres moines de Peterborough jusqu'au début du XIVe siècle. Elle connaît également une traduction en anglo-normand intitulée La Geste de Burc vers 1400[1].
Références
modifierBibliographie
modifier- (en) Edmund King, « Hugh Candidus [Hugh Albus] (c. 1095–c. 1160) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne
).
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :