Hussein Al-Dajani

juriste palestinien de l'Empire ottoman, écrivain et poéte, mufti de Jaffa

Hussein Al-Dajani ou Hussein bin Salim bin Salama al-Dajani, est un juriste et linguiste hanafite palestinien de l'Empire ottoman, né à Jaffa en 1788 (1202 AH), et mort à La Mecque le (21 Dhou al-hijja 1274 AH).

Hussein Al-Dajani
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
حسين الدجانيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Maîtres
Hasan al-Quwaysini (d), Abd Allah ibn Hijazi al-Sharqawi (en), Ḥasan ibn Muḥammad al- ʿAṭṭār, Ṭahṭāwī (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Titre honorifique
Cheikh

Biographie

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Le nom al-Dajani fait référence à la famille Dajani, une famille hachémite chaféite originaire de Beit Dajan qui faisait partie de la province ottomane de Damas, Sandjak de Gaza, nahié de Ramla.

Hussein bin Salim bin Salama bin Salman al-Dajani naquit en 1788 (1202 AH) dans un quartier de Jaffa où il a grandi. Son père, Salim, était un érudit d'origine alaouite qui lui dispensa son éducation initiale : grammaire, l'étude du Coran, des hadiths, la biographie du Prophète, la linguistique, la jurisprudence et divers ouvrages sur les arts littéraires et les sciences islamiques. Il apprit auprès de lui la plupart des ouvrages couramment utilisés en jurisprudence chaféite (fiqh), jusqu'à exceller dans ce domaine.

À l'âge de vingt-cinq ans, en 1812, après avoir étudié auprès de son père, il se rendit en Égypte et a poursuivi ses études religieuses à Al-Azhar Al-Sharif, où il séjourna environ neuf ans. Il y a rencontré d'éminents savants comme Al-Fadali, Muhammad Al-Damanhuri. Il a eu comme professeur Hassan Al-Attar, Cheikh Al-Bakhati, Cheikh Muhammad Al-Abidi, Hassan al-Quwaysini, grand spécialiste de l'école hanafite. Il étudia aussi auprès de Cheikh Ahmad Al-Tahtawi, Abdullah Al-Sharqawi. Hussein Al-Dajani était chaféite comme son père, mais à Al-Azhar, il se familiarisa avec la jurisprudence hanafite, ce qui le conduisit à se convertir à cette école de pensée. Il a obtenu l'autorisation d'enseigner.

Dès son plus jeune âge, il s'intéressa aux ordres soufis, influencé par l'éducation que lui donna son père, érudit, juriste, soufi et mystique.

De retour en Palestine en 1819 (1235 AH) où il a reçu l'autorisation d'enseigner dans les confréries soufies Shadhili, Dasuqi, Qadiri et Ahmadiyya Badawiyya. Il occupa la fonction de mufti de Jaffa de 1820 (1236 AH) jusqu'à sa mort, soit pendant trente-huit ans. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la jurisprudence hanafite. Il entama alors une nouvelle phase de recueil de manuscrits sur les fatwas (avis juridiques), la doctrine du monothéisme sa vie, se consacrant à son travail, à l'enseignement, à l'écriture et au service public, et devenant une figure marquante de sa ville. Jaffa et ses environs avaient subi des dommages considérables à leurs mosquées et sanctuaires suite aux événements qui les avaient frappés, il s'engagea donc à reconstruire et à restaurer les édifices détruits.

Il meurt lors du pèlerinage à La Mecque. Il fut inhumé au cimetière d'al-Mu'alla, près de la tombe du cheikh Abdul Rahman al-Kuzbari.

Ses œuvres

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Il a écrit des poèmes qui ont été réunis dans un diwan (recueil de poèmes) qui n'a pas été imprimé : Al-Manhal al-Shafi 'ala Matn al-Kafi. La plupart de ses poèmes sont des louanges au prophète. Il a composé un poème intitulé « La guérison des maladies au nom des nobles gens de Badr ».

Il existe un recueil de manuscrits sur ses fatwas (avis juridiques), Al-Fatawa al-Hasaniyya, des commentaires sur la doctrine du monothéisme, un recueil de ses avis juridiques, Al-Kawakib al-Durriyya 'ala Sharh al-Shaykh Khalid li-al-Azhariya.

Dans la bibliothèque Zâhiriyya de Damas se trouvent un biographie manuscrite de Hussein Al-Dajani écrite par son frère Hassan (n° 6351) ainsi que celle écrite par son fils Muhammad (n° 10980)[1].

Notes et références

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Liens externes

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