Hypace de Gangra

évêque et martyr (IVe siècle)

Hypace de Gangra est un évêque de Gangra (aujourd'hui Çankırı en Turquie) mort en martyr vers le milieu du IVe siècle. Aussi nommé Hypace le Thaumaturge pour avoir accompli des miracles de guérison selon la légende. L'Église orthodoxe le célèbre le [1] et l'Église catholique romaine le [2].

Hypace de Gangra
Fonctions
Évêque
Archiprêtre
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Υπάτιος ΓαγγρώνVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Activité
Évêque orthodoxeVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Fête

Hypace est connu pour avoir participé au premier concile de Nicée en 325. Il était fermement opposé à l'arianisme. Il est dit que l'empereur Constance II ordonna l'érection d'une statue de son vivant qu'il conserva dans son palais comme une protection contre toute menace[3].

En 326, sur la route de Constantinople à Gangra, il fut attaqué et tué dans un lieu désert par des partisans de Novatien[4].

La légende rapporte qu'une femme, parmi les agresseurs, le frappa à la tête d'une pierre, lui infligeant le coup fatal. Aussitôt, elle devint folle et se mit à se frapper avec la même pierre. Elle fut guérie plus tard sur la tombe du saint en se repentant.

La tradition dit que son corps fut découvert par des chrétiens qui accoururent à Gangra. Les habitants vinrent l'enterrer, lui, leur archiprêtre bien-aimé. Après sa mort, les reliques du saint devinrent célèbres pour de nombreux miracles. C'est pourquoi on le surnomme le Thaumaturge.

Son culte s'est répandu dans l'Église byzantine et a probablement atteint le Sud de l'Italie avec les moines qui pratiquaient la règle de saint Basile le Grand (329-379), d'où le nom de « Basiliens ». Ceux-ci lui consacrèrent des lieux de culte particuliers, notamment l'abbaye de Grottaferrata. Il est également le saint patron de la ville de Tiggiano[5].

L'un des monastères les plus célèbres de l'Église orthodoxe russe, le monastère de la Sainte-Trinité Ipatiev à Kostroma, porte le nom de saint Hypace. Selon la tradition, le monastère fut fondé vers 1330 par le mirza tatar Chet, fondateur de la famille Godounov, qui, fuyant la Horde d'or, se réfugia auprès d'Ivan Kalita et se convertit au christianisme à Moscou sous le nom de Zacharie. En ce lieu, il eut une vision de la Mère de Dieu en présence de l'apôtre Philippe et de saint Hypace, ce qui entraîna sa guérison. En remerciement, un monastère fut fondé à cet endroit[6].

Il est considéré comme le protecteur de la virilité et de l'appareil génital masculin, réputé bénéfique en cas d'hernie inguinale, car il en a lui-même souffert longtemps après avoir reçu un violent coup de pied dans le bas-ventre lors d'une discussion animée avec un prêtre arien[7].

Notes et références

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  1. (el) Le saint Hypatius le Hiéromartyr, évêque de Gangra. 31 mars, Grand synaxaire, sur synaxarion.gr
  2. (en) Saint Hypatius of Gangra, CatholicSaint.Info
  3. (sr) Saint Hiéromartyr Hypatius, évêque de Gangra, Fondation Ami de Dieu (Фондација Пријатељ Божији).
  4. « Saint Hypace », sur Nominis (consulté le ).
  5. (it) Sant' Ipazio di Gangra Vescovo e martire, Antonio Borrelli, Santi e Beati.
  6. (ru) Dictionnaire encyclopédique théologique orthodoxe complet, Saint-Pétersbourg, Édition P. P. Soikin, 1912, Vol. I, p. 949.
  7. (en) « Saint Hypace de Gangra : Un culte de la virilité et des carottes rouges du Sud de l'Italie« jour », G Froehlich, J Schulz, National Library of Medicine.