Hypostomus plecostomus

espèce de poissons

Hypostomus plecostomus est une espèce de poissons de la famille des Loricariidae qui vit dans la partie basse des cours d'eau du plateau des Guyanes.

Hypostomus plecostomus
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo d'un individu pêché dans la Commewijne d'une coloration typique brun-beige tacheté de noir, et publiée lors de la révision de 2012 de la série type de Hypostomus plecostomus[1].
Classification WoRMS
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Infra-embr. Gnathostomata
Parv-embr. Osteichthyes
Giga-classe Actinopterygii
Super-classe Actinopteri
Classe Teleostei
Ordre Siluriformes
Famille Loricariidae
Sous-famille Hypostominae
Tribu Hypostomini
Genre Hypostomus

Espèce

Hypostomus plecostomus
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

(LC )(LC )
LC  : Préoccupation mineure

Description

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Hypostomus plecostomus est un poisson trapu et robuste, recouvert de rangées longitudinales de plaques osseuses sur le dessus de la tête et du corps, tandis que le ventre et la partie inférieure de la tête sont nus. Il possède une nageoire adipeuse, une bouche ventrale en forme de ventouse, et se distingue des autres Loricariidae comme Pterygoplichthys par une silhouette plus courte et massive, une tête plus large et des taches sombres discrètes sur la tête[2].

La formule méristique d’Hypostomus plecostomus est : D. I,7 ; A. I,3-5 ; P. I,3-5 ; V. I,5 ce qui correspond à la présence des rayons suivants dans l'espèce :
Nageoire dorsale : 1 épine, 7 rayons mous ; nageoire anale : 1 épine, 3 à 5 rayons mous ; nageoires pectorales : 1 épine, 3 à 5 rayons mous ; nageoires pelviennes : 1 épine, 5 rayons mous[3].

Répartition

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Cette espèce a une histoire complexe et des spécimens provenant de presque toute l’aire de répartition des Loricariidae ont été attribués à Hypostomus plecostomus[4]. La distribution effective de cette espèce se limiterait aux cours d’eau côtiers du plateau des Guyanes[1] soit depuis le fleuve Orénoque en Colombie, et à l'est jusqu'au Guyana et le Suriname[5]. Il est cependant possible que l’espèce s’étende le long de la côte du Guyana à l’ouest du fleuve Essequibo et vers l’est en Guyane française et jusqu’à l’Amapá, au Brésil, mais cela reste à confirmer[4].

Introductions

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L’espèce Hypostomus plecostomus a été introduite dans de nombreux pays. Aux Amériques, elle est présente aux États-Unis, en Colombie et à Puerto Rico. En Asie, des populations sont établies ou signalées au Bangladesh, en Thaïlande, au Vietnam, en Malaisie, à Taïwan, au Sri Lanka, aux Philippines, à Singapour, à Hong Kong et en Chine. En Europe, elle a été introduite au Royaume-Uni et en Espagne[2].

Les modalités d’introduction sont principalement liées au commerce des poissons d’aquarium. Elles incluent les rejets volontaires de spécimens non désirés, les échappements accidentels depuis des installations d’aquaculture ou des bassins d’élevage, ainsi que les introductions directes à des fins ornementales[2].

Alimentation

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Des études menées sur des populations d’Hypostomus plecostomus introduites aux États-Unis dans une rivière au Texas, ont montré que l'espèce est principalement herbivore, se nourrissant de débris amorphes d’origine algale. Cependant, sa position trophique suggère une stratégie alimentaire plus omnivore que ne le laisse supposer le seul contenu intestinal. En effet, les études isotopiques montrent que ces débris aquatiques contiennent généralement un mélange de matière végétale et animale. Ainsi, la position trophique plus élevée de cette espèce serait plutôt liée à la consommation de débris amorphes incluant des restes animaux indistincts, plutôt qu’à une consommation sélective ou accidentelle d’invertébrés, de vertébrés ou d’œufs de vertébrés. Par ailleurs, le contenu intestinal des individus de la rivière San Marcos au Texas est similaire à celui d’autres Loricariidae étudiés dans leur milieu naturel[6].

En milieu fermé (aquarium), le "pléco" se nourrit principalement de végétation. Toutefois, lorsqu’il grandit et que la nourriture végétale se fait moindre, il peut s’attaquer à d’autres poissons.

Systématique

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Taxinomie

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Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Hypostomus plecostomus (Linnaeus, 1758)[7].

Hypostomus plecostomus a pour synonymes[7] :

Usages abusifs

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Depuis sa description par Carl von Linné en 1758, le nom a été appliqué sans discernement à de nombreuses autres espèces notamment communes en aquariophilie, et souvent en association avec le nom vulgaire de « pléco commun ». En 2012, l'identité du taxon est précisée par la révision des types de Linné. Cette révision montre que H. plecostomus est une espèce cantonnée au bouclier guyanais, et que la série type est hétérogène, constituée de deux espèces : H. plecostomus (pour lequel un lectotype est désigné), et H. watwata[1]. Parmi les usages abusifs de ce nom scientifique, une multitude d'espèces de la sous-famille des Hypostominae communes en aquariophilie sont concernées, comme le pléco léopard Pterygoplichthys gibbiceps et les invasifs P. pardalis et P. disjunctivus introduits en Amérique du Nord, Amérique centrale et Asie. Les espèces du genre Pterygoplichthys se distinguent pourtant facilement de la plupart des autres Loricariidae par le nombre de rayons mous de la nageoire dorsale : ils en possèdent toujours plus de 9 (jusqu'à 12 ou 13), quand Hypostomus plecostomus, par exemple, n'en possède que sept.

Étymologie

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Hypostomus plecostomus : « à bouche repliée », du grec plékō (πλέκω) « plier, plisser ; tordre », et stóma (στόμα) « bouche », faisant probablement référence à ses lèvres, qui peuvent se replier vers le bas pour former une bouche suceuse (à l’origine du nom commun pléco)[8].

Publication originale

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  • Carl Linnaeus, Systema Naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, 1758. Laurentii Salvii. Holmiae [Stockholm]. [iii] + 824 pp. lire

Notes et références

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  1. 1 2 3 Weber, Covain & Fisch-Muller (2012)
  2. 1 2 3 (en) U.S. Fish and Wildlife Service, « Suckermouth Catfish (Hypostomus plecostomus) Ecological Risk Screening Summary », USFWS factsheet-Web version, USFWS, , p. 1‑24 (lire en ligne)
  3. FishBase, consulté le .
  4. 1 2 (en) Jonathan W. Armbruster, « IUCN Red List of Threatened Species: Hypostomus plecostomus », IUCN Red List of Threatened Species, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. (en) CAS - Eschmeyer's Catalog of Fishes, « Acipenser plecostomus, valid as Hypostomus plecostomus » Accès libre, sur researcharchive.calacademy.org (consulté le )
  6. (en) Katrina L. Pound, Weston H. Nowlin, David G. Huffman et Timothy H. Bonner, « Trophic ecology of a nonnative population of suckermouth catfish (Hypostomus plecostomus) in a central Texas spring-fed stream », Environmental Biology of Fishes, vol. 90, no 3, , p. 277–285 (ISSN 1573-5133, DOI 10.1007/s10641-010-9741-7, lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 World Register of Marine Species, consulté le .
  8. (en-US) « Family LORICARIIDAE: Subfamily HYPOSTOMINAE Kner 1853 (Suckermouth Catfishes or Plecos) | The ETYFish Project » (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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