Hénoutsen
Hénoutsen serait l'une des épouses de Khéops, deuxième roi de la IVe dynastie.
| Hénoutsen | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Ḥnw.t=sn | |||||
| Période | Ancien Empire | |||||
| Dynastie | IVe dynastie | |||||
| Fonction principale | Reine consort d'Égypte | |||||
| Famille | ||||||
| Père | Snéfrou (?) | |||||
| Conjoint | Khéops | |||||
| Enfant(s) | ♂ Khoufoukhaf Ier♂ Khéphren (?) | |||||
| Sépulture | ||||||
| Nom | pyramide G1C (?) | |||||
| Type | pyramide à faces lisses | |||||
| Emplacement | nécropole de Gizeh, cimetière est du complexe funéraire de Khéops | |||||
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Attestations
modifierLe nom Hénoutsen n'a jamais été retrouvé dans le registre archéologique de l'Ancien Empire à Gizeh. Cependant, une « fille du roi » Hénoutsen est attestée par la stèle de l'inventaire (JE 2091) de la période saïte, retrouvée dans un petit temple d'« Isis maîtresse de la pyramide » construit sur les ruines de la chapelle de la pyramide G1C. Ce temple, plus grand que cette chapelle, recouvrait une bonne partie de l'espace situé entre cette pyramide et le mastaba de Khoufoukhaf Ier situé à l'est de la pyramide ; ce temple, érigé une première fois au Nouvel Empire, a été reconstruit pendant la XXIe dynastie et agrandi pendant la période saïte[1],[2].
Il est à noter qu'une reine restée anonyme a été représentée dans la tombe de son fils Khoufoukhaf Ier, elle portait les titres suivants[3] :
- « Sa mère qui l'a mis au monde » (mw.t=f msw.t sw),
- « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
- « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts).
Généalogie
modifierLa reine du mastaba de Khoufoukhaf Ier est indubitablement une épouse de Khéops et la mère du prince Khoufoukhaf Ier. Cependant, cette reine reste anonyme et son identification à la « fille du roi » Hénoutsen de la stèle reste hypothétique : en effet, si rien n'interdit que cette documentation tardive soit le reflet d'une documentation d'Ancien Empire aujourd'hui disparue, rien ne le montre non plus[4],[5]. Peter Jánosi identifie par exemple la propriétaire de la pyramide G1C à Hétep-Hérès II, reine dont la tombe n'a toujours pas été découverte[6].
Sur la base du titre de « fille du roi » retrouvé sur la stèle saïte, la reine a parfois été considérée comme une fille de Snéfrou, le père de Khéops[7],[8]. Toutefois, il n'y a pas trace des titres « fille du roi » et « fille du roi de son corps » dans la documentation d'Ancien Empire[4],[5].
Certains font également de Khéphren son fils, se basant sur l'idée que la pyramide G1C aurait été construite avec les deux autres pyramides de reines et qu'elle aurait donc été construite par Khéphren[7], le second successeur de Khéops, un peu comme Pépi Ier qui, bien plus tard, transforma le mastaba de sa mère Ipout Ire en pyramide[9]. Rainer Stadelmann va plus loin et considère que Khoufoukhaf Ier était identique au roi Khéphren lui-même[10],[11],[12]. Ces hypothèses restent cependant conjecturales[13].
Sépulture
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Les égyptologues pensent que cette pyramide ne faisait pas partie à l'origine du complexe pyramidal de Khéops, mais aurait été ajoutée plus tard, car son côté sud n'est pas aligné avec celui de la Grande Pyramide. En fait, le côté sud de la pyramide est aligné avec le tombeau mastaba de Khoufoukhaf Ier situé à proximité. La pyramide G1C a longtemps été considérée comme une pyramide satellite, car elle n'était pas livrée avec une fosse de bateau, comme c'était le cas pour les pyramides G1A et G1B. La pyramide G1C a été identifié plus tard comme une pyramide inachevée qui a été construite à la hâte[14].
Notes et références
modifier- ↑ Baud 2005, p. 612-613.
- ↑ Callender 2011, p. 80.
- ↑ Baud 2005, p. 614.
- 1 2 Baud 2005, p. 612-614.
- 1 2 Callender 2011, p. 80-86.
- ↑ Jánosi 1996, p. 11-13.
- 1 2 Tyldesley 2008, p. 45.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 57.
- ↑ Callender 2011, p. 221.
- ↑ Stadelmann 1984, p. 165-172.
- ↑ Verner 2020, p. 168.
- ↑ Callender 2011, p. 83.
- ↑ Callender 2011, p. 86.
- ↑ Hawass 1996, p. 379-398.
Bibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, t. 2, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude » (no 126/2), , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0248-4 et 2-7247-0250-6, ISSN 0259-3823, lire en ligne) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology, Charles University in Prague, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-977-424-957-0) ;
- (en) Zahi Hawass, « The Discovery of the Satellite Pyramid of Khufu (G1-d) », dans Peter Der Manuelian (dir.), Studies in Honor of William Kelly Simpson, Vol. 1, Boston, Museum of Fine Arts, (ISBN 978-0878463909) ;
- (de) Peter Jánosi, Die Pyramidenanlagen der Königinnen, Vienne, coll. « Denkschriften der Gesamtakademie, Österreichische Akademie der Wissenschaften » (no 13), (ISBN 3-70012-207-1) ;
- (de) Rainer Stadelmann, « Khaefkhufu-Chephren: Beiträge zur Geschichte des 4. Dynastie », Studien zur Altägyptischen Kultur, no 11, , p. 165-172 ;
- Joyce Anne Tyldesley (trad. Aude Gros de Beler et Pierre Girard), Chronique des reines d'Égypte : Des origines à la mort de Cléopâtre [« Chronicle of the queens of Egypt: from early dynastic times to the death of Cleopatra »], Arles, Actes Sud, (1re éd. 2006), 224 p. (ISBN 978-2-7427-7566-8) ;
- (en) Miroslav Verner, The Pyramids : The Archaeology and History of Egypt’s Iconic Monuments, Le Caire, New York, The American University in Cairo Press, (1re éd. 1997 (tchèque), 2001 (anglais)), 464 p. (ISBN 978-9774169885).