Hôtel Gouffier de Thoix

hôtel particulier à Paris

L'hôtel Gouffier de Thoix est un hôtel particulier situé au no 56, rue de Varenne dans le 7e arrondissement de Paris en région Ile-de-France.

Hôtel Gouffier de Thoix
Présentation
Type
Bâtiment administratif
Destination initiale
Destination actuelle
Annexe des services du Premier ministre
Style
Architecte
Baudoin
Sculpteur
Huet & Lucy
Matériau
Construction
1719-1725
Restauration
1934
Commanditaire
Henriette de Penancoët de Kéroual, marquise de Thoix
Propriétaire
Etat français
Patrimonialité
Localisation
Pays
Division administrative
Subdivision administrative
Subdivision administrative
Commune
Adresse
Accès et transport
Métro
(M)(12)(13)
Coordonnées
Carte

Il est construit à partir de 1719, par l'architecte Baudoin pour Henriette de Penancoët de Kéroual, marquise de Thoix, par son mariage avec le marquis Thimoléon Gouffier de Thoix.

Il est habité un temps par l'écrivaine Elsa Triolet et son mari, le poète Louis Aragon qui y est décédé en 1982.

Il est aujourd'hui une annexe aux services du Premier ministre.

Localisation

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L'hôtel est voisin et annexe de l'hôtel de Matignon situé sur le trottoir d'en face au no 57. Ce site est desservi par les stations de métro Rue du Bac et Varenne.

Histoire

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Portrait d'Henriette Mauricette de Penancoët de Kéroual.

A la suite de l'acquisition du terrain le , l'hôtel est construit entre 1719 et 1725 par un nommé Baudoin pour Henriette de Penancoët de Kéroual, sœur de Louise Renée de Penancoët de Keroual, duchesse de Portsmouth et maîtresse de Charles II d'Angleterre. Son mari, Thimoléon François Louis Gouffier, marquis de Thoix, a laissé son nom à l'hôtel[1].

Du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle

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La marquise le transmet par la suite, à son fils, François-Louis, et celui-ci à son fils Louis-Guillaume.

Son petit-fils vend l'hôtel le à Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière où ce dernier vient s'installer en 1777[2].

À sa mort en 1783, l'hôtel passe à son fils puis est saisi sous la Révolution française comme bien d'émigré. L’hôtel fait partie de la première loterie nationale, et est remporté avec le billet 381376 par François Gillot, un bijoutier. Il en prend possession le .

En 1757, le premier président du Parlement de Paris, René Charles de Maupeou, ayant démissionné de sa charge et obligé de céder l'hôtel de la première présidence, loue l'hôtel jusqu'en 1768, date à laquelle il est nommé chancelier de France.

Le bâtiment est racheté en 1836 par Alexandre Raguet-Lépine, député du Loir-et-Cher pour la somme de 245.000 francs[3].

Du début du XXe au XXIe siècle

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L'hôtel particulier a fait l'objet en 1934 d'un réaménagement intérieur, ainsi que la création d'un jardin par l'architecte français Jean-Charles Moreux[4].

Louis Aragon et Elsa Triolet y ont travaillé, une plaque commémorative en façade à gauche de la porte leur rend hommage. Aragon y a vécu plus de 20 ans et y est mort[5].

Ce bâtiment est propriété de l'état depuis 1992, il sert aujourd'hui d'annexe aux services du Premier ministre.

Description

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Façade sur rue

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Un des éléments les plus remarquables du bâtiment est ce portail sur rue en style rocaille, son tympan représente avec fidélité coquilles, coraux, astéries et différents éléments de faune marine[2]. D'après M. A. Bigot, le sculpteur de ce fronton se serait inspiré pour ces éléments marins des cabinets d'histoire naturelle du XVIIIe siècle[6].

Sur les vantaux de sa porte en bois peint, sont sculptées les allégories de Mars et de Minerve.

Intérieur

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A l'intérieur, la façade possède un fronton au tympan sculpté par Huet et Lucy[7], toujours en style rocaille. Les agrafes des baies sont ornées de mascarons, figures humaines sculptées. D'un point de vue plus général, la cour est rendue symétrique depuis l'entrée sur rue par l'apposition à sa gauche d'un « mur renard », en trompe l’œil, constitué de baies aveugles[8].

On peut y voir un ensemble de boiseries rocailles de premier ordre dans les salons du rez-de-chaussée. La salle à manger est ornée d'une fontaine et d'un poêle en terre cuite d'un magnifique style rocaille.

Galerie

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Protection

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L'hôtel est protégé par classement aux monument historique par arrêté du [9].

Notes et références

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  1. Paris. Commission du Vieux Paris., Procès-verbaux / Commission municipale du Vieux Paris, Paris, , 63 p., p. 7
  2. 1 2 Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain, Le Pays lorrain : revue régionale mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul, Nancy, Berger-Levrault, , 587 p. (lire en ligne), p. 539
  3. Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois., Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, Vendôme, , 101 p. (lire en ligne), p. 32
  4. « Archiwebture — Objet MORJE-C-34-01. Hôtel Gouffier de Thoix pour Mme Jean Brunhes, rue de Varenne, Paris 7e : aménagement intérieur et création d'un jardin. 1934 », sur archiwebture.citedelarchitecture.fr (consulté le )
  5. Société Rétif de la Bretonne., Études retiviennes, Paris, (lire en ligne)
  6. Société linnéenne de Normandie., Bulletin de la Societe Linneenne de Normandie, Caen, , 24 p. (lire en ligne), p. 22
  7. Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain, Le Pays lorrain : revue régionale mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul, Nancy, Berger-Levrault, , 587 p. (lire en ligne), p. 539 :
    « [...] deux sauvages, ici à demi-couchés, qui leur servent de tenants, sur le manteau d'hermine et les masses en sautoir, sommées de la couronne et du mortier, les armes des Chaumont. »
  8. Jules (1877-1959) Auteur du texte Bertaut, Le faubourg Saint-Germain sous la Restauration / Jules Bertaut, , 344 p. (lire en ligne), p. 10
  9. « Hôtel Gouffier de Thoix, actuellement annexe des services du premier ministre », notice no PA00088712, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 28 mai 2021

Voir aussi

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Article connexe

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