Hôtel de Grandval-Caligny

hôtel particulier à Valognes (Manche)

L'hôtel de Grandval-Caligny est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé sur le territoire de la commune française de Valognes dans le nord du département de la Manche, en région Normandie. La demeure est partiellement inscrite au titre des monuments historiques.

Hôtel de Grandval-Caligny
Présentation
Type
Fondation
XVIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Style
Propriétaire
Fauvel, Lecacheux, Lamotte & Simonot
Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées
Carte

Localisation

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L'hôtel de Grandval-Caligny est situé aux nos 30, 32, 34 & 34bis rue des Religieuses à Valognes, dans le département français de la Manche.

Historique

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Construit au début du XVIIIe siècle[1] par Adrien Morel (1630-1694), écuyer, sieur de Saint-Cyr, ou par son fils Adrien Morel de Courcy (1670-1752), gouverneur de Valognes, et défenseur de La Hougue depuis l’île de Tatihou en 1708 en empêchant les Anglais d’y débarquer[réf. nécessaire]. Vers le milieu du XVIIIe siècle[2]son gendre, Anthenor-Louis Hüe de Caligny[note 1], l' agrandit d'un pavillon latéral. Anthenor et son épouse auront trois enfants : Charles Albert Hüe de Caligny, propriétaire du manoir de la Cour d'Huberville, Bernard Henri Hüe de Caligny, propriétaire de Flottemanville, et Anthenor Guillaume Hüe de Caligny. Son épouse, Rose Chrétienne d'Aubigny, lui apportera en dot le château de Neuville-au-Plain. Celle-ci reçoit dans son hôtel ses « sœurs » de la loge maçonnique dite « d'adoption », réservée aux épouses. Les époux adhèrent à celle de l'« Union militaire » de Valognes[4]. Ce dernier couple verra deux de ses enfants tués sur les champs de bataille napoléoniens, et leur fille Rose Julie Hüe de Caligny, épouse, en 1808, Michel Bauquet de Grandval. En 1871 Stanislas de Grandval le vend à Jacques Le Souhaity, brasseur de bière, qui y installe une brasserie. C’est le début de la villégiature estivale de l’écrivain Jules Barbey. En 1877, Pierre Le Maréchal, propriétaire de l’hôtel de voyageurs “du Louvre” qui lui est mitoyen, rachète la totalité de l’hôtel [5]. L'hôtel porte encore aujourd'hui le nom de Grandval-Caligny, du nom de ses anciens propriétaires[3].

En 1912 , Me Pierre Fauvel , avoué, se porte acquéreur du bâtiment principal. Les autres parties trouvent d'autres propriétaires .

À partir de l'année 1872 et jusqu'au , l'écrivain normand, Jules Barbey d'Aurevilly y louera chaque été et automne un appartement du premier étage, où l’on peut encore voir son poêle en faïence. Il dort dans le lit de son père, et dispose, sur la cheminée monumentale, le buste de sa grand-tante, le « Buste-Jaune »[6]. C'est là qu'il met la dernière main à son recueil de nouvelles Les Diaboliques (1874)[7]. C'est ici qu'il recevait Achille Anger-Billards, le violoniste Armand Royer et son épouse Marie Villoteau[réf. nécessaire], le sculpteur Armand Le Véel, et l'abbé Lefoulon, chapelain de l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte[8].

Description

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Grandval-Caligny est un exemple typique d'hôtel particulier sur rue, cour et jardin. Son bâtiment central comporte un corps de logis avec pavillon central à pilastres. Côté cour, ce logis principal s'élève sur trois niveaux, tandis que du côté jardin il ne comporte qu'un étage sur rez-de-jardin en raison de la déclivité du terrain. Le tout est flanqué à l'Est d'un pavillon . La cour d'honneur à laquelle on accède par une porte cochère est bordée d’une terrasse surélevée à balustrade double, rare exemple en France de ce type de terrasse dite "à l'italienne", séparant la cour d'honneur de la cour de service par un mur renard.

À l'intérieur du bâtiment principal, un escalier de pierre avec une rampe en fer forgé mène du rez-de-cour au rez-de-jardin.

Protection

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Les façades et toitures sur rue, cour et jardin ; le mur de la cour avec ses deux étages de balustrade ; l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [9].

Notes et références

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  1. Anthenor-Louis Hüe de Caligny a épousé Bonne Julie Morel de Courcy, la fille d'Adrien de Courcy, qui a hérité de l'hôtel[3].

Références

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  1. Maurice Lecœur (ill. Michel Lemonnier, photogr. Norbert Girard), Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Isoète, , 296 p., 25 × 29 cm, couverture couleur, cartonné (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 225.
  2. « Les monuments »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  3. 1 2 Lecœur 2005, Trésors du Cotentin, p. 26.
  4. Lecœur 2005, Trésors du Cotentin, p. 27.
  5. « Dossier : les hôtels particuliers à Valognes » [PDF], communauté d'agglomération du Cotentin (consulté le ), p. 40.
  6. Abbé J.L. Adam, Quelques notes sur Valognes, Cherbourg, Impr. Émile Le Maout, 1905.
  7. « Guide Barbey en Cotentin », Hellequin, n° 3-4-5, 1975-1976, p. 36.
  8. Pierre Leberruyer, « Sous le Second Empire un prêtre normand fit une ardente campagne de presse en faveur des Chrétiens du Moyen Orient », Vikland, la revue du Cotentin, no 1, avril-mai-juin 2012, p. 73-74 (ISSN 0224-7992).
  9. « Hôtel de Grandval-Caligny », notice no PA00110630, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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