IC 1266
IC 1266 (également connue sous les noms de Tc 1 et Thackeray (en) 1) est une nébuleuse planétaire située à environ 12 400 années-lumière de la Terre dans la partie nord-est de la constellation australe de l'Autel. Découverte en 1894 par l'astronome Williamina Fleming, il s'agit d'une nébuleuse en émission compacte entourant une étoile en fin de vie, et qui apparaît comme une étoile en raison de sa petite taille angulaire et de son faible spectre gazeux[8],[9].
| Ascension droite |
266,4 ° |
|---|---|
| Déclinaison |
−46,09 ° |
| Époque | |
| Constellation |
| Type spectral |
PCyg |
|---|---|
| Magnitude apparente |
| Vitesse radiale | |
|---|---|
| Parallaxe |
0,08 mas[2] |
| Distance au Soleil |
| Température |
|---|
| Découvreur |
Andrew David Thackeray (en) |
|---|---|
| Date de découverte |
| Henry Draper |
HD 161044 |
|---|---|
| Gaia DR2 |
Gaia DR2 5954912374289120896 |
| Simbad |
Observation et caractéristiques
modifierIC 1266 a une magnitude apparente de 11,2 et un diamètre d'environ 0,2 minute d'arc, ce qui en fait l'une des plus petites nébuleuses planétaires connues[10]. L'étoile centrale, HD 161044, est une étoile de type O et son profil spectral est de type P Cygni[11].
Des études spectroscopiques et autres révèlent des raies de faible excitation, typiques des jeunes nébuleuses planétaires, avec des abondances d'éléments et de molécules telles que[12] les fullerènes spatiaux C60 et C70[13],[14], découverts en 2010 grâce au télescope spatial Spitzer. Ces molécules sont les plus grandes jamais découvertes dans l'espace[15]. Des grains de carbone amorphe hydrogéné seraient à l'origine des raies d'émission infrarouges observées dans IC 1266. Ces grains pourraient être liés à la formation des fullerènes[16].

Astronomie amateur
modifierLes astronomes amateurs, à la recherche d'IC 1266 / Thackeray 1, peuvent utiliser HD 160715 (d) et HD 160917 (d) comme étoiles guides (en). Ces deux étoiles brillent à la magnitude +7 et sont, vues de la Terre, situées immédiatement au nord-ouest d'IC 1266. L'étoile Sigma Arae (σ Arae) se trouve à un peu moins de 2 degrés au sud-ouest d'IC 1266. IC 1266 est située à un demi-degré au sud de la limite, définie par Eugène Joseph Delporte, entre les constellations de l'Autel et du Scorpion.
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « IC 1266 » (voir la liste des auteurs).
- ↑ SIMBAD Astronomical Database (catalogue astronomique).
- 1 2 Gaia Collaboration, Data Processing and Analysis Consortium, Agence spatiale européenne, Gaia Data Release 2 (catalogue d'étoiles), VizieR, .
- ↑ VizieR (catalogue astronomique).
- ↑ Høg, E., Fabricius, C., Makarov, V. V., Urban, S., Corbin, T., Wycoff, G., Bastian, U., Schwekendiek, P., Wicenec, A., The Tycho-2 catalogue of the 2.5 million brightest stars (catalogue d'étoiles), EDP Sciences, .
- ↑ (en) Sylvie F. Beaulieu, Michael A. Dopita et Kenneth C. Freeman, « A Survey of Planetary Nebulae in the Southern Galactic Bulge », The Astrophysical Journal, IOP Publishing, vol. 515, no 2, , p. 610–632 (ISSN 0004-637X et 1538-4357, DOI 10.1086/307052, lire en ligne).
- ↑ (en) Letizia Stanghellini, Richard A. Shaw et Eva Villaver, « The Magellanic Cloud Calibration of the Galactic Planetary Nebula Distance Scale », The Astrophysical Journal, IOP Publishing, vol. 689, no 1, , p. 194–202 (ISSN 0004-637X et 1538-4357, DOI 10.1086/592395, arXiv 0807.1129, lire en ligne).
- ↑ (en) Khan I. et Worthey G., « Hot star extension to the Hubble Space Telescope stellar spectral library », Astronomy and Astrophysics, EDP Sciences, vol. 615, , p. 115–115 (ISSN 0004-6361, 0365-0138, 1432-0746 et 1286-4846, OCLC 1518497, DOI 10.1051/0004-6361/201732545, arXiv 1804.00029).
- ↑ (en) « IC 1266 - Planetary Nebula in Ara | TheSkyLive », theskylive.com (consulté le )
- ↑ « Index Catalog Objects: IC 1250 - 1299 », cseligman.com (consulté le )
- ↑ (en) Ford, « IC1266 (Planetary nebula) », In-The-Sky.org (consulté le )
- ↑ (en) Feibelman, « IUE observations of the low-excitation planetary nebula Tc-1 », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 95, , p. 886 (ISSN 0004-6280, DOI 10.1086/131266, Bibcode 1983PASP...95..886F, lire en ligne
) - ↑ (en) Pottasch, Surendiranath et Bernard-Salas, « Abundances in planetary nebulae: NGC 1535, NGC 6629, He2-108, and Tc1 », Astronomy & Astrophysics, vol. 531, , A23 (ISSN 0004-6361, DOI 10.1051/0004-6361/201116669, Bibcode 2011A&A...531A..23P, arXiv 1107.4041, lire en ligne)
- ↑ Thakur, Lohr, Bernal et Asaduzzaman, « A Theoretical Study of Carbon Nanotube Formation: Carriers of the Diffuse Interstellar Bands? », The Astrophysical Journal, vol. 993, no 1, , p. 18 (ISSN 0004-637X, DOI 10.3847/1538-4357/ae06a3, Bibcode 2025ApJ...993...18T)
- ↑ (en) Aleman, Leal-Ferreira, Cami et Akras, « Characterization of the planetary nebula Tc 1 based on VLT X-shooter observations », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 490, no 2, , p. 2475–2494 (ISSN 0035-8711, DOI 10.1093/mnras/stz2654, arXiv 1909.09768, lire en ligne)
- ↑ (en) Cami, Bernard-Salas, Peeters et Malek, « Detection of C 60 and C 70 in a Young Planetary Nebula », Science, vol. 329, no 5996, , p. 1180–1182 (ISSN 0036-8075, DOI 10.1126/science.1192035, lire en ligne
) - ↑ (en) Gómez-Muñoz, García-Hernández, Barzaga et Manchado, « Hydrogenated amorphous carbon grains as an alternative carrier of the 9-13 μm plateau feature in the fullerene planetary nebula Tc 1 », Astronomy and Astrophysics, vol. 682, , p. L18 (ISSN 0004-6361, DOI 10.1051/0004-6361/202349087, Bibcode 2024A&A...682L..18G, arXiv 2402.14943, lire en ligne)