Université de la Suisse italienne
L'Université de la Suisse italienne (en italien: Università della Svizzera italiana, abrégée USI) est une université publique suisse située dans le canton du Tessin. Son siège principal se trouve à Lugano, avec des implantations à Mendrisio et Bellinzone. Elle est la seule université publique suisse dont la langue institutionnelle principale est l'italien; plusieurs programmes, notamment au niveau master et doctorat, sont également proposés en anglais[2].
Università della Svizzera italiana
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Università della Svizzera italiana |
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4 750 - année académique 2025-2026[8] |
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Instituée par une loi cantonale du et ouverte aux étudiants le , l'université appartient au système suisse des hautes écoles coordonné par swissuniversities[1],[6]. Sa création s'inscrit dans une longue histoire de projets universitaires au Tessin et a marqué l'intégration institutionnelle de la Suisse italienne dans le paysage universitaire suisse[10].
L'USI comprend cinq facultés: communication, culture et société; sciences économiques; informatique; sciences biomédicales; et l'Académie d'architecture de Mendrisio. Les activités d'enseignement et de recherche sont réparties entre les campus de Lugano, Mendrisio et Bellinzone, avec plusieurs instituts affiliés ou conjoints dans les domaines de l'intelligence artificielle, des sciences biomédicales, de l'oncologie, de la finance et de la physique solaire[9],[11].
L'université compte environ 4 750 étudiants pour l'année académique 2025-2026, provenant de plus d'une centaine de pays[8]. Elle figure dans plusieurs classements universitaires internationaux, notamment le QS World University Rankings et le Times Higher Education World University Rankings, et se distingue dans les classements consacrés aux universités de petite taille ou de création récente[12].
Histoire
modifierOrigines et projets antérieurs
modifierL'idée d'un établissement universitaire dans le canton du Tessin remonte à plusieurs siècles. Des projets d'enseignement supérieur sont attestés dès la fin du XVIe siècle, lorsque des initiatives liées aux Somasques puis aux Jésuites envisagent la création à Lugano d'un centre d'études supérieures, dans un contexte marqué par le développement de l'enseignement catholique après le concile de Trente[1]. Ces premières tentatives n'aboutissent pas, notamment en raison des contraintes politiques, financières et institutionnelles propres aux territoires de la Suisse italienne sous l'Ancien Régime.
Au XIXe siècle, la question réapparaît dans le cadre de la construction de l'État cantonal moderne. En , le Grand Conseil du canton du Tessin approuve un projet d'académie cantonale soutenu par Stefano Franscini, figure majeure du libéralisme tessinois et futur conseiller fédéral. Le projet vise à doter le canton d'un établissement de formation supérieure capable de répondre aux besoins culturels, administratifs et professionnels du territoire. Il n'est cependant pas réalisé, en raison de difficultés financières et des rivalités entre Locarno, Bellinzone et Lugano, chacune de ces villes souhaitant accueillir la future institution[1],[13].
Au cours du XXe siècle, plusieurs propositions sont étudiées sans parvenir à une réalisation institutionnelle. Elles concernent notamment une école supérieure de culture italienne, une école supérieure de la Suisse italienne et un institut de culture de la Suisse italienne, destinés à renforcer la présence académique, linguistique et culturelle de la région italophone dans le système suisse[1]. Ces projets, bien qu'inaboutis, contribuent à maintenir dans le débat public l'idée d'une institution universitaire propre au Tessin.
Le projet CUSI et le référendum de 1986
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Dans les années 1970 et 1980, le débat prend une forme plus institutionnelle avec le projet de Centro Universitario della Svizzera Italiana (CUSI), ou Centre universitaire de la Suisse italienne. L'initiative est conçue comme une structure de formation post-universitaire et de recherche, orientée notamment vers les sciences régionales, les études humanistes, les approches interdisciplinaires et la formation continue de cadres administratifs et professionnels[13].
Le projet est soutenu par le conseiller d'État Carlo Speziali, alors responsable du département cantonal de l'instruction publique. Après plusieurs années de préparation, le Grand Conseil du canton du Tessin adopte le projet le , marquant le premier engagement institutionnel concret du canton en faveur d'une structure universitaire autonome[14].
La décision est toutefois contestée par un comité référendaire, qui critique les coûts du projet, son opportunité institutionnelle et la capacité du canton à soutenir durablement une telle structure. Le , le projet est rejeté en votation populaire par 47 011 voix contre 21 512 voix favorables, avec une participation de 41,5 %[15]. L'échec du CUSI interrompt le processus, mais clarifie les résistances politiques, financières et territoriales qui devront être surmontées lors des initiatives ultérieures.
Initiatives fédérales et cantonales des années 1990
modifierAu début des années 1990, le projet universitaire est relancé dans un contexte marqué par une attention accrue au pluralisme linguistique et à la représentation de la Suisse italienne dans le système académique national. En mai 1990, un groupe d'universitaires, de professionnels et d'intellectuels publie dans Libera Stampa un manifeste en faveur d'une université dans la Suisse italienne, en soulignant la nécessité de renforcer la présence de la langue italienne dans l'enseignement supérieur suisse[16].
Le conseiller fédéral Flavio Cotti, originaire du Tessin, apporte également son soutien au projet. Dans un discours prononcé à Poschiavo le , il rattache la création d'une université en Suisse italienne à la valeur du multilinguisme et à la représentation équilibrée des langues nationales dans la vie culturelle et scientifique de la Confédération[16].
Dans ce contexte, le Conseil d'État tessinois confie à l'architecte et urbaniste Pier Giorgio Gerosa l'élaboration de rapports stratégiques sur la politique universitaire cantonale. Ces études, produites entre 1991 et 1993, envisagent une université organisée en plusieurs facultés, intégrée au système académique suisse et orientée vers des domaines compatibles avec les besoins économiques, culturels et professionnels du canton[17].
Parallèlement, un projet d'académie d'architecture est développé autour de l'architecte Mario Botta, avec le soutien du conseiller d'État Giuseppe Buffi et du syndic de Mendrisio Carlo Croci. Bien que la proposition initiale d'une académie nationale d'architecture ne soit pas retenue au niveau fédéral, elle trouve un fort appui au Tessin et devient l'un des deux pôles fondateurs du futur établissement[1].
À Lugano, le syndic Giorgio Giudici et la municipalité soutiennent un projet universitaire fondé sur les sciences économiques et les sciences de la communication. En 1993, la ville confie aux économistes Mauro Baranzini, Sergio Cigada et Lanfranco Senn l'élaboration d'un projet scientifique et institutionnel; Luigi Dadda et Remigio Ratti rejoignent ensuite le groupe de travail, contribuant à consolider l'architecture académique de la future université[1].
Fondation et ouverture
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En mars 1995, le Conseil communal de Lugano approuve le projet relatif aux facultés de sciences économiques et de sciences de la communication. Le , le Grand Conseil du canton du Tessin adopte la loi instituant l'Université de la Suisse italienne. L'établissement est conçu comme une université publique cantonale organisée autour de trois composantes initiales: les facultés de Lugano et l'Académie d'architecture de Mendrisio[1],[18].
À Lugano, l'installation de l'université est liée à la reconversion de l'ancien Ospedale Civico, situé dans le quartier de Molino Nuovo. Le complexe hospitalier, construit au début du XXe siècle et désaffecté après le transfert des activités sanitaires vers le nouvel hôpital de la colline de Ricordone, offre un ensemble bâti susceptible d'être adapté rapidement à des fonctions administratives, pédagogiques et de services universitaires. Le choix de ce site permet d'inscrire le nouvel établissement dans un tissu urbain existant et de transformer une ancienne infrastructure publique en noyau académique[19],[20].

Les bâtiments de l'ancien hôpital sont progressivement adaptés aux besoins de l'université naissante. Les travaux portent sur la transformation des espaces de soins en bureaux, salles d'enseignement, espaces administratifs et services aux étudiants. Cette opération donne naissance au campus de Lugano Ouest, qui devient le siège historique et administratif de l'USI.

Les premiers cours sont ouverts le , après l'avis favorable du Conseil suisse de la science. Marco Baggiolini devient le premier président de l'université, tandis que Mauro Dell'Ambrogio assume la fonction de secrétaire général[1]. Dans ses premières années, l'établissement est présenté par la presse suisse comme une institution de petite taille, encore en phase de consolidation, mais appelée à jouer un rôle croissant dans le paysage universitaire national[21].
En 2000, l'USI décerne ses premiers diplômes et le Conseil fédéral reconnaît le Tessin comme neuvième canton universitaire suisse. Cette reconnaissance marque l'intégration définitive de l'université dans le système suisse des hautes écoles et donne au canton un statut comparable à celui des autres cantons universitaires[10].
Développement institutionnel
modifierEn 2001, l'USI adopte les principes du processus de Bologne, parmi les premières universités suisses à restructurer ses cursus selon ce modèle[1]. Cette orientation renforce l'intégration de l'université dans l'espace européen de l'enseignement supérieur et accompagne le développement de programmes de bachelor, de master et de doctorat.
La structure académique s'élargit ensuite au-delà des trois composantes fondatrices. La faculté d'informatique est créée en 2004, dans un contexte de développement rapide des technologies de l'information et des sciences computationnelles[1]. Dans le domaine biomédical, l'université renforce ses liens avec les instituts scientifiques de Bellinzone: l'Institut de recherche en biomédecine est affilié à l'USI à partir de 2010, puis la faculté des sciences biomédicales est créée en 2014[1].
En 2015, l'université adopte une réforme de gouvernance qui introduit un rectorat et un Sénat académique. Cette transformation clarifie la distinction entre les fonctions stratégiques, administratives et académiques de l'institution[22]. En 2016, le mathématicien Boas Erez devient recteur de l'USI[1].
Le campus de Lugano Est est inauguré le . Situé dans le quartier de Viganello, sur l'ancien site industriel Campari, il est développé comme un pôle commun entre l'USI et la SUPSI. Le projet, connu sous le nom de Zenobia lors du concours, accueille notamment la faculté d'informatique, une partie de la faculté des sciences biomédicales et l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle[23],[24].
Évolutions récentes
modifierEn juillet 2023, l'économiste Luisa Lambertini, ancienne professeure à l'École polytechnique fédérale de Lausanne, devient rectrice de l'université. Elle est la première femme à occuper cette fonction à l'USI[25].
En décembre 2025, l'université annonce sa démission de la fonction de rectrice, avec effet au . Le prorecteur Gabriele Balbi est nommé recteur par intérim à compter du [3].
En mai 2026, le Conseil de l'université nomme le neurologue Claudio Bassetti recteur de l'USI, avec une entrée en fonction prévue le . Originaire de Bellinzone, professeur ordinaire de neurologie à l'université de Berne et ancien doyen de sa faculté de médecine, il est choisi dans une phase de transition institutionnelle marquée par le développement des sciences biomédicales et par le rapprochement entre université, recherche et institutions hospitalières[26].
À l'approche de son trentième anniversaire, l'université est décrite par la presse suisse italienne comme un établissement stabilisé, dont le développement s'est accompagné d'une diversification progressive de l'offre académique et des activités de recherche, en particulier dans les domaines biomédicaux, informatiques et technologiques[27].
Enseignement
modifierL'Université de la Suisse italienne organise son offre de formation selon la structure issue du processus de Bologne, avec des cursus répartis entre le premier cycle universitaire, le deuxième cycle universitaire, le doctorat et la formation continue. Cette organisation s'inscrit dans le cadre général de l'enseignement supérieur suisse, dont les niveaux universitaires sont structurés autour du bachelor, du master et du doctorat, conformément aux principes adoptés dans l'espace européen de l'enseignement supérieur[28],[29].
L'offre académique de l'établissement correspond aux principaux domaines représentés par ses facultés: architecture, sciences de la communication, sciences économiques, informatique, philosophie, sciences biomédicales et, par l'intermédiaire de la faculté affiliée, théologie[30]. Les activités d'enseignement sont réparties entre les sites de Lugano, Mendrisio et Bellinzone: les facultés de sciences économiques, de communication, culture et société, d'informatique et de sciences biomédicales sont principalement implantées à Lugano, tandis que l'Académie d'architecture est située à Mendrisio. Bellinzone est liée surtout aux activités de recherche et de formation avancée dans le domaine biomédical, en relation avec les instituts affiliés à l'université[9].
La création de l'USI a été interprétée par la presse suisse comme l'intégration de la Suisse italienne dans le système universitaire national. Au début des années 2000, SWI swissinfo.ch soulignait que l'université, encore de petite taille, avait acquis une vocation nationale et contribuait à renforcer la présence académique du Tessin dans l'ensemble confédéral[21]. Dans les années 2020, la radio-télévision suisse italienne décrit l'établissement comme une université désormais consolidée, dont le développement s'est accompagné d'une diversification progressive des cursus, notamment dans les domaines biomédicaux, informatiques et technologiques[27].
Premier et deuxième cycles
modifierLes programmes de bachelor constituent le premier cycle universitaire et ont généralement une durée de trois ans. Ils visent à fournir une formation de base dans les domaines disciplinaires de l'université, notamment l'architecture, les sciences de la communication, les sciences économiques, l'informatique, la langue, littérature et civilisation italiennes, la philosophie, la médecine et la théologie[31].
Les programmes de master, d'une durée généralement de deux ans, correspondent au deuxième cycle universitaire. Ils couvrent des domaines plus spécialisés, parmi lesquels l'architecture, l'histoire et la théorie de l'art et de l'architecture, la communication, l'économie, la finance, le management, les politiques publiques, l'informatique, l'intelligence artificielle, la science des données, les technologies financières, les sciences de la santé, la médecine et les études religieuses[32].
Une part importante de l'offre de master est dispensée en anglais, ce qui s'inscrit dans l'orientation internationale de l'université. Cette caractéristique correspond aussi à l'évolution générale des hautes écoles suisses, dont l'attractivité auprès des étudiants internationaux est régulièrement soulignée dans les analyses consacrées à l'enseignement supérieur suisse[33]. Selon les données de l'université, les étudiants de l'USI proviennent de plus d'une centaine de pays[8].
Doctorat
modifierLes programmes doctoraux constituent le troisième cycle de formation universitaire. Ils sont organisés dans les principaux domaines scientifiques de l'établissement, notamment les sciences économiques, l'informatique, les sciences de la communication, la philosophie, l'architecture, les sciences biomédicales et la théologie[34].
Dans le domaine biomédical, les formations doctorales sont développées en collaboration avec les instituts de recherche affiliés de Bellinzone. L'Institut de recherche en biomédecine participe notamment à des programmes doctoraux en immunologie, biologie cellulaire et biochimie[35]. Le développement de la formation médicale et biomédicale est l'un des axes relevés par les sources journalistiques récentes consacrées à l'évolution de l'USI, en particulier avec la croissance du master en médecine et la création de nouveaux instituts liés à la recherche translationnelle[27].
Formation continue
modifierEn parallèle des cursus académiques ordinaires, l'université propose des programmes de formation continue, des cours executive et des écoles d'été ou d'hiver destinés à des professionnels, chercheurs, étudiants avancés et cadres actifs dans les domaines économiques, culturels, technologiques et institutionnels[36]. Cette offre s'inscrit dans le rôle attribué aux hautes écoles suisses dans la formation tout au long de la vie et dans l'actualisation des compétences professionnelles, tel qu'il est présenté dans les analyses européennes du système suisse d'enseignement supérieur[28].
Population étudiante
modifierPour l'année académique 2025-2026, l'université compte environ 4 750 étudiants, tous cycles confondus[8]. Sa taille relativement contenue, associée à une forte proportion d'étudiants internationaux, contribue à distinguer l'USI dans le paysage universitaire suisse. Cette combinaison entre dimension réduite, forte internationalisation et spécialisation disciplinaire est régulièrement mentionnée dans les présentations externes de l'université et dans les analyses consacrées à son développement depuis sa fondation[21],[27].
Recherche
modifierLes activités de recherche de l'Université de la Suisse italienne couvrent plusieurs domaines scientifiques, notamment les sciences économiques et sociales, la communication, l'informatique, l'intelligence artificielle, les sciences computationnelles, l'architecture, les sciences biomédicales, l'oncologie et la physique solaire[37]. La recherche est organisée à travers les facultés de l'université et un réseau d'instituts propres, affiliés, conjoints ou associés, dont plusieurs sont implantés à Lugano, Bellinzone, Mendrisio et Locarno[11].
L'essor de la recherche constitue l'un des principaux axes du développement institutionnel de l'USI depuis sa fondation. Des analyses de la presse suisse soulignent que l'université, initialement de taille réduite et centrée sur un nombre limité de domaines, a progressivement diversifié ses activités scientifiques, en particulier dans les secteurs de l'informatique, de l'intelligence artificielle, de la médecine et des sciences biomédicales[21],[27]. Cette évolution s'inscrit dans le cadre plus général du système suisse des hautes écoles, caractérisé par la combinaison entre autonomie institutionnelle, financement compétitif de la recherche et coopération entre universités, hautes écoles spécialisées et instituts scientifiques[38].
Dans le domaine des sciences économiques et financières, la recherche est notamment structurée autour de l'Institute of Finance, intégré au Swiss Finance Institute, réseau national qui réunit plusieurs universités suisses actives dans la recherche en finance, l'enseignement doctoral et les relations avec la place financière suisse[39],[7]. Les recherches économiques de l'université concernent également l'économie appliquée, les politiques publiques, le management, la communication économique et les interactions entre marchés, institutions et société.
Dans le domaine de l'informatique et de l'intelligence artificielle, l'USI développe ses activités à travers la Faculté d'informatique, l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle et l'Institute of Computational Science. L'IDSIA, institut conjoint de l'USI et de la SUPSI, est actif dans l'apprentissage automatique, les réseaux neuronaux, la robotique, les systèmes intelligents, l'optimisation et les méthodes computationnelles avancées[40]. L'Institute of Computational Science travaille quant à lui sur la modélisation mathématique, le calcul scientifique, la simulation numérique et l'analyse de systèmes complexes[41].
Les sciences biomédicales représentent un autre axe majeur de développement. Les activités dans ce domaine sont concentrées en particulier à Bellinzone, où l'université est liée à l'Institut de recherche en biomédecine, à l'Institute of Oncology Research et à l'Institute for Translational Research USI-EOC[11]. L'Institut de recherche en biomédecine, fondé en 2000, est spécialisé dans l'immunologie humaine, la biologie cellulaire et moléculaire et l'étude des réponses immunitaires[42]. L'Institute of Oncology Research développe des recherches de base et translationnelles en oncologie, avec une attention particulière à la biologie des tumeurs, à la génomique et aux thérapies expérimentales[43]. La croissance de ces structures est régulièrement présentée comme l'un des éléments centraux du développement récent de l'USI et de son rapprochement avec les institutions hospitalières tessinoises[27].
Dans le domaine de l'architecture, de l'urbanisme et de l'histoire de l'art, les recherches sont développées au sein de l'Académie d'architecture de Mendrisio. Elles concernent notamment la théorie du projet, l'histoire de l'architecture, les études urbaines et territoriales, la conservation du patrimoine et les relations entre architecture, ville et paysage[44]. Ce pôle de recherche reflète la place particulière de l'Académie dans l'histoire de l'université, puisqu'elle constitue l'une des composantes fondatrices de l'USI.
La recherche de l'USI est soutenue par des financements compétitifs nationaux et internationaux, notamment par le Fonds national suisse de la recherche scientifique, les programmes européens et des collaborations avec des institutions publiques, des fondations, des partenaires privés et des organismes hospitaliers[37]. L'université participe également à des projets de recherche internationaux dans le cadre de programmes européens tels qu'Horizon 2020 et Horizon Europe, ainsi qu'à des collaborations avec des universités et centres de recherche en Europe, en Amérique et en Asie[45].
Selon l'indice bibliométrique élaboré par John P. A. Ioannidis et publié dans la revue PLOS Biology, plusieurs chercheurs affiliés à l'Université de la Suisse italienne ou à ses instituts affiliés figurent parmi les 2 % des scientifiques les plus cités au niveau mondial dans leurs disciplines respectives[46]. Les données publiées par l'université indiquent que des chercheurs de l'USI, de l'Institut de recherche en biomédecine, de l'Institute of Oncology Research et d'autres instituts liés à l'établissement apparaissent dans cette classification[47].
Depuis 2013, l'université accueille une chaire UNESCO en technologies de l'information et de la communication appliquées au développement et à la promotion du tourisme durable dans les sites du patrimoine mondial. Cette chaire travaille sur l'usage des technologies numériques dans le tourisme culturel, la gestion des destinations et la valorisation des sites reconnus par l'UNESCO[48].
Instituts de recherche
modifierL'USI s'appuie sur un réseau d'instituts qui couvre les principaux domaines scientifiques de l'établissement. Certains instituts sont intégrés aux facultés, tandis que d'autres sont affiliés, conjoints avec d'autres hautes écoles ou associés à l'université[11].
Instituts propres ou rattachés aux facultés
modifierLes instituts propres à l'université ou rattachés directement à ses facultés comprennent notamment l'Institute for Economic Research, l'Institute of Finance, l'Institute of Communication and Public Policy, l'Institute of Media and Journalism, l'Institute of Marketing and Communication Management, l'Institute of Italian Studies, l'Institute of the History and Theory of Art and Architecture et l'Institute of Urban and Landscape Studies. Ils couvrent les domaines de l'économie appliquée, de la finance, des politiques publiques, des médias, du marketing, des études italiennes, de l'histoire de l'art, de l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme[11].
Instituts affiliés
modifierLes instituts affiliés comprennent l'Institut de recherche en biomédecine, l'Institute of Oncology Research et l'IRSOL - Istituto ricerche solari Aldo e Cele Daccò. L'Institut de recherche en biomédecine est consacré à l'immunologie et à la biologie cellulaire et moléculaire, l'Institute of Oncology Research à la recherche oncologique de base et translationnelle, tandis que l'IRSOL mène des recherches en physique solaire, notamment dans le domaine de la spectropolarimétrie solaire[49],[50],[51].
Instituts conjoints et associés
modifierLes instituts conjoints comprennent notamment l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle, géré conjointement par l'USI et la SUPSI, et l'Institute for Translational Research USI-EOC, développé en relation avec l'Ente Ospedaliero Cantonale[40],[11]. Parmi les instituts associés figure l'European School for Advanced Studies in Ophthalmology, spécialisée dans la formation et la recherche en ophtalmologie[11].
Innovation et entrepreneuriat
modifierL'Université de la Suisse italienne développe des activités d'innovation, de transfert de connaissances et d'entrepreneuriat en relation avec ses missions de formation et de recherche. Ces activités s'inscrivent dans le rôle attribué aux hautes écoles suisses dans la valorisation scientifique, la coopération avec le tissu économique et le soutien à la création d'entreprises issues de la recherche ou de la communauté académique[38].
L'université dispose de l'USI Startup Centre, un centre d'incubation et d'accélération destiné aux projets entrepreneuriaux en phase initiale. Le centre accompagne des étudiants, chercheurs, jeunes diplômés et entrepreneurs externes par des programmes d'incubation, des activités de mentorat, des ateliers de formation, des événements de mise en réseau et un soutien au développement de modèles d'affaires[52],[53].
Le centre agit comme interface entre l'université, les instituts de recherche, les entreprises et l'écosystème entrepreneurial tessinois. Ses activités concernent notamment les technologies numériques, les sciences de la vie, l'intelligence artificielle, la durabilité, les technologies médicales et les services à haute intensité de connaissance, en cohérence avec les domaines de spécialisation scientifique de l'USI et de ses instituts affiliés[54].
En 2026, l'USI Startup Centre est inclus dans le classement Europe's Leading Start-Up Hubs, publié par le Financial Times en collaboration avec Statista et Sifted. Le classement recense des incubateurs et accélérateurs européens évalués selon des critères comprenant notamment les appréciations d'anciens participants, les recommandations d'investisseurs et d'entrepreneurs, ainsi que les performances des jeunes entreprises soutenues[55],[56].
Relations internationales
modifierL'Université de la Suisse italienne entretient des relations internationales dans les domaines de l'enseignement, de la mobilité académique et de la recherche scientifique. Cette dimension est liée à la position particulière de l'établissement dans le système universitaire suisse: l'USI est l'unique université publique de Suisse dont la langue institutionnelle principale est l'italien, tout en proposant de nombreux programmes en anglais et en accueillant une population étudiante fortement internationale[2].
Selon les données institutionnelles, les étudiants de l'USI proviennent de plus d'une centaine de pays[8]. Cette composition internationale concerne particulièrement les programmes de master, dont une part importante est enseignée en anglais, ainsi que les cursus doctoraux et les activités de recherche. Elle contribue à inscrire l'université dans un espace académique dépassant le cadre régional tessinois, tout en maintenant son rôle spécifique au sein de la Suisse italienne.
L'université participe à des programmes de mobilité académique permettant aux étudiants d'effectuer une partie de leur cursus dans des établissements partenaires et aux enseignants-chercheurs de développer des séjours d'enseignement ou de recherche à l'étranger[57]. Les échanges concernent notamment des universités et centres de recherche situés en Europe, en Amérique et en Asie, en fonction des accords conclus par les facultés et des domaines disciplinaires concernés[45].
Dans le domaine de la recherche, l'USI participe à des projets internationaux financés par des programmes compétitifs européens et suisses. La participation de la Suisse aux programmes européens de recherche, notamment Horizon Europe, constitue un cadre important pour les collaborations scientifiques entre les hautes écoles suisses et les institutions de recherche européennes[58],[59]. Les collaborations internationales de l'université concernent en particulier l'informatique, l'intelligence artificielle, les sciences biomédicales, l'oncologie, l'architecture, les sciences économiques et la communication[45].
Sur le plan institutionnel, l'USI est intégrée au système suisse des hautes écoles par l'intermédiaire de swissuniversities, l'organisation faîtière des hautes écoles suisses[6]. Elle est également membre de l'Association des universités européennes, qui réunit des universités et conférences de recteurs européennes et constitue l'un des principaux réseaux institutionnels de l'enseignement supérieur en Europe[5].
L'université entretient en outre des liens avec des réseaux spécialisés. Dans le domaine financier, l'Institute of Finance de l'USI fait partie du Swiss Finance Institute, réseau académique suisse consacré à la recherche et à la formation avancée en finance[7]. Dans les domaines biomédicaux et technologiques, les collaborations internationales passent aussi par les instituts affiliés ou conjoints, notamment l'Institut de recherche en biomédecine, l'Institute of Oncology Research et l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle[11].
Classements
modifierL'Université de la Suisse italienne figure dans plusieurs classements universitaires internationaux, notamment le QS World University Rankings et le Times Higher Education World University Rankings. Comme pour les autres établissements de taille moyenne ou spécialisée, ses positions varient selon les méthodologies retenues, les indicateurs utilisés et le poids accordé à la réputation académique, aux citations, à l'internationalisation, à l'encadrement pédagogique et aux données institutionnelles[60].
Dans le QS World University Rankings, l'USI est présente depuis 2020 parmi les établissements évalués à l'échelle mondiale. Elle atteint la 240e position dans l'édition 2022[61]. Dans l'édition 2026, elle est classée au 473e rang mondial parmi 1 501 universités considérées[60],[62].
Dans le QS World University Rankings by Subject, l'université apparaît dans plusieurs domaines disciplinaires. En 2026, elle se situe dans la tranche 251-300 en Computer Science & Information Systems, dans la tranche 451-500 en Economics & Econometrics et dans la tranche 551-600 en Medicine[63]. Ces résultats correspondent aux domaines dans lesquels l'université a progressivement développé une activité de recherche et de formation spécialisée, notamment l'informatique, l'économie et les sciences biomédicales.
Dans le Times Higher Education World University Rankings, l'USI est classée dans la tranche 251-300 au niveau mondial dans l'édition 2026[64],[60]. L'établissement obtient notamment des scores élevés dans les indicateurs relatifs à la perspective internationale et aux relations avec l'industrie, deux dimensions favorisées par la composition internationale de sa population étudiante, la présence de programmes en anglais et les collaborations avec les instituts scientifiques et économiques du territoire[12].
L'USI figure également dans des classements spécialisés fondés sur la taille ou l'âge des établissements. En 2024, Times Higher Education la classe au 9e rang mondial dans la catégorie World's Best Small Universities, qui regroupe des universités comptant moins de 5 000 étudiants[65]. La même année, elle occupe le 44e rang dans le THE Young University Rankings, consacré aux universités de moins de cinquante ans[60].
Les résultats de l'USI dans les classements internationaux sont généralement interprétés en tenant compte de la jeunesse de l'institution, de sa taille limitée et de sa spécialisation disciplinaire. Ces classements constituent un indicateur partiel de sa visibilité académique, mais ne rendent pas compte de l'ensemble de ses fonctions dans le système universitaire suisse, notamment son rôle pour la Suisse italienne, son intégration dans les réseaux de recherche et sa contribution à la formation supérieure dans un canton plurilingue[38].
Campus et implantations
modifierL'Université de la Suisse italienne adopte une structure territoriale organisée sur plusieurs sites dans le canton du Tessin, principalement à Lugano, Mendrisio et Bellinzone[9]. Cette organisation reflète l'histoire de la fondation de l'université, née de la convergence entre le projet luganais des facultés de sciences économiques et de communication et le projet mendrisien de l'Académie d'architecture.
Lugano
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Lugano constitue le principal pôle universitaire de l'USI. Les activités académiques et administratives y sont réparties entre deux ensembles complémentaires: le campus de Lugano Ouest, noyau historique de l'université, et le campus de Lugano Est, développé au XXIe siècle en coopération avec la SUPSI.
Campus Ouest
modifierLe campus de Lugano Ouest, situé via Giuseppe Buffi 13 et dans les rues voisines du quartier de Molino Nuovo, constitue le siège central et historique de l'USI[66]. Il accueille le rectorat, les services centraux, des salles d'enseignement, des espaces d'étude, la bibliothèque universitaire, la cafétéria et une partie des services destinés aux étudiants.
Le site correspond à l'ancien Ospedale Civico de Lugano, construit au début du XXe siècle sur un projet de Giuseppe Ferla et utilisé comme hôpital civil de 1909 à 1980. L'établissement avait remplacé l'ancien hôpital situé dans le centre historique, près de la Via della Posta, auquel étaient associées les églises de Santa Maria Incoronata et de Santa Marta[20],[67].
Après le transfert des activités hospitalières vers la nouvelle sede dell'Ospedale Civico sur la colline de Ricordone, l'ancien complexe de Molino Nuovo fut progressivement reconverti en espace universitaire. Depuis 1996, il constitue le noyau initial de l'USI à Lugano[20].
La transformation du site hospitalier en campus universitaire a été accompagnée par la construction de nouveaux bâtiments entre 1998 et 2002, confiée à de jeunes architectes coordonnés par Aurelio Galfetti et Jachen Könz. L'intervention comprenait notamment l'aménagement de nouveaux espaces d'enseignement, de la bibliothèque, de l'aula polyvalente et d'infrastructures destinées à la vie universitaire[67].
Campus Est
modifierLe campus de Lugano Est est situé dans le quartier de Viganello, sur l'ancien site industriel Campari, à proximité du campus de Lugano Ouest et de la rive gauche du Cassarate. Inauguré le , il constitue la principale extension contemporaine du pôle universitaire luganais[23].
Le projet, intitulé Zenobia, a été conçu par les architectes Simone Tocchetti et Luca Pessina, à la suite d'un concours international organisé entre 2010 et 2011. Il a transformé un compartiment industriel désaffecté en un campus partagé entre l'USI et la SUPSI, organisé autour d'espaces communs, de laboratoires, de salles d'enseignement, d'une cafétéria, d'une salle polyvalente, d'espaces d'exposition et de services destinés à la communauté académique[68],[69].
Le campus accueille principalement la Faculté d'informatique, une partie de la Faculté des sciences biomédicales de l'USI, le Département des technologies innovantes de la SUPSI et l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle[68]. L'intervention a renforcé le rôle du secteur de Viganello et du Cassarate comme nouvelle centralité académique et scientifique de Lugano.
Bellinzone
modifierLe site de Bellinzone est principalement consacré aux activités de recherche et de formation avancée dans le domaine biomédical. Il accueille ou relie plusieurs instituts affiliés ou associés à l'USI, dont l'Institut de recherche en biomédecine, l'Institute of Oncology Research et l'Institute for Translational Research USI-EOC[70].
La présence de ces instituts fait de Bellinzone l'un des pôles scientifiques de l'université dans les sciences de la vie. Ce site complète les campus de Lugano et de Mendrisio en rattachant l'USI aux infrastructures de recherche biomédicale et aux institutions sanitaires du canton.
Mendrisio
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Le campus de Mendrisio accueille l'Académie d'architecture de Mendrisio, l'une des composantes fondatrices de l'université. Il est situé dans le centre de la ville et s'organise comme un campus diffus, intégré au tissu urbain et articulé autour d'un parc[71].
Les différents bâtiments du campus comprennent notamment Villa Argentina, qui abrite la direction, l'administration, le secrétariat et des instituts de recherche, ainsi que Palazzo Canavée et Palazzo Turconi, principalement destinés aux activités didactiques. Le campus comprend également une bibliothèque spécialisée, des espaces de travail, des ateliers de projet, des laboratoires et des lieux d'exposition[72].
L'implantation de l'Académie dans le centre de Mendrisio reflète le modèle pédagogique et urbain de l'école, fondé sur la proximité entre enseignement du projet, recherche, patrimoine bâti et espace public. À proximité du campus se trouvent également l'Archivio del Moderno, fondation liée aux études historiques et architecturales, et la Casa dello Studente[72].
Bibliothèques et archives
modifierLes bibliothèques et archives de l'Université de la Suisse italienne sont réparties principalement entre les campus de Lugano et de Mendrisio. Elles constituent des infrastructures de soutien à l'enseignement, à la recherche et à la consultation scientifique, avec des collections spécialisées correspondant aux domaines disciplinaires de l'université[73].
La Bibliothèque universitaire de Lugano dessert principalement les facultés implantées sur le campus luganais, en particulier les sciences économiques et sociales, les sciences de la communication, l'informatique, les sciences computationnelles et les domaines liés aux sciences biomédicales. Elle met à disposition des ressources imprimées et numériques, des périodiques scientifiques, des bases de données spécialisées et des espaces de travail destinés aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs[73].

À Mendrisio, la Bibliothèque de l'Académie d'architecture est spécialisée dans l'architecture, l'histoire de l'art, l'urbanisme, la théorie du projet, le paysage et les disciplines liées au patrimoine bâti. Elle est présentée par l'université comme l'une des principales bibliothèques suisses dans les domaines de l'histoire de l'art et de l'architecture, et donne accès à des ressources bibliographiques, iconographiques et numériques consacrées aux arts, à l'architecture et à la culture du projet[74],[75].
L'université est également liée à l'Archivio del Moderno, fondation, archive et centre d'études consacré à l'histoire de l'architecture, de l'ingénierie, du territoire, du design et des arts visuels. Installé à Balerna et rattaché à la constellation scientifique de l'USI, l'Archivio del Moderno conserve des fonds documentaires, graphiques et photographiques liés à l'architecture moderne et contemporaine, contribuant aux activités de recherche de l'Académie d'architecture et aux études sur le patrimoine architectural[76].
Les bibliothèques de l'USI donnent accès à des catalogues, ressources électroniques, bases de données, archives d'images, ressources en texte intégral et outils documentaires intégrés aux réseaux académiques suisses et internationaux. Elles soutiennent également les politiques de publication scientifique et d'accès ouvert mises en place par l'université[73].
Personnalités liées
modifierPrésidents et recteurs
modifier- Marco Baggiolini, immunologue, premier président de l'USI de 1996 à 2006[77].
- Piero Martinoli, physicien, président de l'USI de 2006 à 2016[78].
- Boas Erez, mathématicien, premier recteur de l'USI de 2016 à 2022[79],[80].
- Luisa Lambertini, économiste, rectrice de l'USI de 2023 à 2025 et première femme à occuper cette fonction[81],[3].
- Gabriele Balbi, historien des médias et de la communication, recteur ad interim depuis le 1 janvier 2026[82].
- Claudio Bassetti, neurologue, professeur à l'université de Berne et ancien doyen de sa faculté de médecine, nommé recteur de l'USI avec entrée en fonction prévue le 1 septembre 2026[26].
Enseignants et chercheurs
modifier- Mario Botta, architecte suisse, cofondateur de l'Académie d'architecture de Mendrisio et professeur de l'Académie[83],[84].
- Peter Zumthor, architecte suisse, professeur à l'Académie d'architecture de Mendrisio depuis sa fondation et lauréat du prix Pritzker en 2009[85].
- Kenneth Frampton, historien et critique de l'architecture, enseignant à l'Académie d'architecture de Mendrisio et lauréat du Lion d'or pour l'ensemble de la carrière à la Biennale de Venise en 2018[86].
- Michele Parrinello, physicien, professeur à l'USI et lauréat du prix Marcel-Benoist en 2011[87].
- Antonio Lanzavecchia, immunologue, fondateur de l'Istituto di Ricerca in Biomedicina de Bellinzone, professeur à l'USI et lauréat du prix Louis-Jeantet pour la Médecine en 2018[88].
- Jürgen Schmidhuber, chercheur en intelligence artificielle, professeur à l'USI et chercheur à l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle[89].
- Luca Maria Gambardella, informaticien, professeur à l'USI et chercheur à l'Institut Dalle Molle d'études sur l'intelligence artificielle[90].
- Andrea Alimonti, oncologue, professeur à l'USI, directeur de l'Istituto oncologico di ricerca et lauréat du prix Cloëtta en 2024[91].
- Kit Fine, philosophe analytique, professeur invité à l'USI, membre de l'American Academy of Arts and Sciences et de la British Academy[92],[93].
- Kevin Mulligan, philosophe, professeur à l'USI, membre de l'Academia Europaea et de la Royal Swedish Academy of Letters, History and Antiquities[94].
- François Grin, économiste suisse, professeur invité à l'USI et spécialiste de l'économie des langues et des politiques linguistiques[95].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (en) « History », sur Università della Svizzera italiana (consulté le )
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- 1 2 3 Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "swissuniversities" - 1 2 3 (en) « Swiss Finance Institute », sur Swiss Finance Institute (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (it) « L'anno accademico 2025-26 in numeri », sur Università della Svizzera italiana (consulté le )
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- ↑ (en) « François Grin », sur Esperantic Studies Foundation (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- « Présentation sur swissuniversities », sur swissuniversities.ch
- (en) « Site officiel »