Institut de l'information scientifique et technique
L'Institut de l'information scientifique et technique (Inist) a été créé en mars 1988 pour succéder au CDST et au CDSH du CNRS, transmettre et développer l'ensemble des activités d'information scientifique et technique de cette institution (notamment la production des bases Pascal et Francis).
| Sigle |
INIST |
|---|---|
| Code |
UAR76 |
| Type | |
| Domaine d'activité | |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Effectif |
150 employés () |
|---|---|
| Directrice |
Claire François (d) (depuis ) |
| Organisation mère |
Direction générale déléguée à la science (d) |
| Site web |
Cette unité propre de service (UPS76) misait sur une stratégie de partenariats pour devenir le premier centre d'information technique européen[1].
Il siège, depuis , dans un bâtiment conçu par l’architecte Jean Nouvel sur le campus Jean Zay (2019) à Vandœuvre-lès-Nancy.
Depuis 2020, l'INIST est devenue une unité d'appui à la recherche (UAR76) du CNRS. Elle a pour missions principales de faciliter l’accès, l’analyse et la fouille de l’information scientifique et de valoriser les publications et données de la recherche[2].
Histoire
modifierDepuis le Journal des sçavans en 1665, la France a une longue tradition de la maitrise des technologies de l'imprimerie pour la diffusion de la science. Un siècle plus tard, l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert ou l'Histoire naturelle de Buffon le montre de façon éclatante.

Au XXe siècle, avant la création du CNRS, dans le mouvement impulsé par Paul Otlet, citons par exemple Pierre Auger qui sera secrétaire général des tables annuelles des constantes et données numériques, créées en 1910, par Charles Marie par le Comité international nommé par le VIIè Congrès de Chimie appliquée[3].
Le CNRS, avec le CDST, le CDSH et l'Inist va s'attaquer au passage en numérique.
Les débuts de la documentation au CNRS
modifierEn , le Conseil supérieur de la recherche débat simultanément de la nécessité de créer un grand organisme unifié - qui sera le CNRS - et de l'intérêt de centraliser la documentation scientifique[4].
En octobre , le CNRS installe en France un service de documentation scientifique sous la direction du physicien Pierre Auger. En fait en , Jean Wyart en prend la direction et crée le Bulletin Analytique du CNRS. Il deviendra le Bulletin Signalétique en 1955[5]. Pierre Auger explique[4].
« Ce service recevait et dépouillait la presse scientifique étrangère dans les principales sciences expérimentales : mathématiques, physique, chimie, biologie... Nous relevions l'essentiel de ce qui se faisait dans toutes les langues intéressantes à l'époque, l'anglais, l'allemand, mais pour autant que je m'en souvienne, au début nous ne traitions pas encore le russe. Mon idée avait été de proposer la publication d'un Bulletin Analytique (mensuel) qui donnerait, outre les références des principaux articles (le titre, la date, l'auteur, etc.), une analyse que j'appelais signalétique. C'est-à-dire que chaque notice serait complétée d'une ou deux lignes destinées à préciser le sujet traité, car il n'est pas rare que le titre d'un article scientifique soit en fait peu informatif sur son contenu »
Dans les années 60-70, ce centre de documentation est devenu un très gros laboratoire de service qui ne compte pas moins de 400 agents. Il était de plus en plus à l'étroit dans les sous-sols du CNRS quai Anatole France. En 1970, ses équipes vont déménager pour créer deux nouveaux centres, le CDST et le CDSH[4].
Le Centre de documentation scientifique et technique (CDST)
modifierLe Centre de documentation scientifique et technique (CDST) a donc été créé en 1970, à partir du Centre de documentation. Installé rue Boyer, avec une bibliothèque de 20 000 titres il produisait les bulletins signalétiques et la base Pascal. Un service de fourniture de documents répondait à environ 250 000 demandes/an. Citons également un service de traduction.
Il employait 400 personnes à des postes d'ingénieur, de technicien ou d'administration (ITA), dont plus de la moitié se consacraient aux bulletins signalétiques.
Informatisation du bulletin signalétique vers la base Pascal
modifierDès 1968 une source de financement est débloquée pour automatiser le bulletin signalétique[6]. En 1971, les bulletins signalétiques sont produits en photocomposition. Ceci permet la création de la base Pascal (Programme Appliqué à la Sélection et à la Compilation Automatique de la Littérature).
Le format choisi, par Nathalie Dusoulier et Pierre Buffet[7], est basé sur la norme ISO 2709, dans une perspective de coopérations et d'échanges internationaux. Ce choix permet de rendre rapidement la base Pascal accessible, avec le sigle PASCALINE sur le réseau Cyclades avec le logiciel Mistral.
En 1977, Nathalie Dusoulier quitte le CDST pour la direction des bibliothèques de l'ONU. En 1978, Pierre Buffet devient co-fondateur de Télésystêmes-Questel[8]. Dans les suites de fin du Plan calcul, la société Télésystêmes-Questel reprend, en exclusivité, les développements de Mistral. La base Pascal devient disponible sur le serveur Questel. Mais le CDST perd la maitrise de la mise en ligne de Pascal qu'il avait avec Mistral (et progressivement de son activité informatique d'exploitation des bases[9]).
Pour les chercheurs du secteur public, l'accès à Pascal ou Francis devient très coûteux. Là où ils pouvaient « passer des heures, gratuitement, sur les bulletins en Bibliothèque Universitaire », ils étaient facturés au temps de consultation.
En 1980, L'équipe fondatrice de Pascal a quitté le CDST. Le CDST traverse alors une passe difficile qui conduira à son déménagement pour la création de l'INIST.
En 1984, Jacques Michel alors directeur du CDST rejoint Questel.
Le Centre de documentation en sciences humaines (CDSH)
modifierL'Institut
modifierLe 28 avril 1984, le ministre de l’industrie et de la recherche, Laurent Fabius, annonce le transfert en Lorraine du CDST du CNRS.
Le choix de la région Lorraine a été arrêté à la faveur du redéploiement économique destiné à atténuer les effets de la crise sidérurgique qui frappait durement le bassin lorrain. Un contexte que reflète l’architecture du site, confiée à Jean Nouvel, basée sur l’idée d’une « usine à transformer le savoir ».
le 5 mars 1987, le conseil d’administration du CNRS adopte le projet de création de l’Inist. Celui-ci est confié à la Direction de l’information scientifique et technique (DIST) du CNRS dirigée par Goéry Delacôte. Un conseil de projet est créé sous la présidence de Pierre Creyssel. Nathalie Dusoulier, en poste comme directrice de la Bibliothèque de l’Organisation des nations unies (ONU) est nommée chef de projet[10].
Le 28 janvier 1986, Hubert Curien pose la première pierre de l'INIST à Brabois, sur le technopole de l’agglomération nancéienne à Vandœuvre-lès-Nancy
La création de l'Institut
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En novembre 1987 : une mission de préfiguration s'installe au Château du Montet[1] Les activités sont centrées autour des appels d'offres et de la surveillance du chantier.
L’Inist est créé le 15 mars actant la fusion du CDST et du CDSH. Des ingénieurs documentalistes récemment recrutés sont installés temporairement Boulevard Albert 1er dans des locaux laissés libres par la société Phillips.
Les bâtiments de Jean Nouvel sont ouverts en novembre 1989[11].
L'informatisation de l'Inist
modifierUn schéma directeur avait préconisé un système intégré autour d'un SBBD relationnel[9].
En 1987, le CDST disposait d'un service informatique où des opérateurs lançaient des travaux sur le CIRCE (Centre inter-régional de calcul électronique du CNRS). Il s'agissait d'extractions de profils en format (Pascal/ISO 2709) avec le logiciel Vira développé en 1973 par l'Institut royal de technologie de Stockholm [12]. Ces profils étaient ensuite traités par des programmes PL/1 que l'on modifiait manuellement en fonction des demandes. Le CDSH avait principalement une activité voisine mais à partir d'un autre format (ABACUS, antérieur à ISO 2709, défini en 1966) et des outils également développés par l'Institut de Stockholm. Il utilisait les services du LISH, Laboratoire d’informatique pour les sciences humaines (Lish-Cnrs) à la Maison des sciences de l’homme à Paris. Un objectif notable de l'informatisation était le rapatriement de ces applications dans un département informatique, propre à l'institut pour les faire évoluer. Cette contrainte impliquait le choix d'un ordinateur compatible avec l'architecture IBM/370 : un IBM 4381.
En fait les applications alors prioritaires étaient l'informatisation de la bibliothèque, puis de la fourniture de document (FDP). Elles ont bousculé le système intégré pour aboutir à un réseau fonctionnel. La bibliothèque devait gérer des échanges avec un réseau mondial. Il a été choisi d'utiliser le format Unimarc de l'IFLA. Un appel d'offres a débouché sur l'acquisition d'un système Geac 9000(en). Pour la FDP, la gestion des commandes a été réalisée sur le SGBD Adabas (sur le 4381), mais le serveur d'archivage numérique utilisait une machine Unix.
Le déménagement
modifierLes nouvelles acquisitions puis applications informatiques (FDP...) ont été démarrées rue Boyer à Paris.
L’Inist disposait d’un fonds documentaire d'environ 20 000 titres couvrant l’essentiel de la littérature internationale en science, technologie, médecine, sciences humaines et sociales, et économie[13].
Le transfert de cette collection a duré 2 mois avec une rotation de 120 semi-remorques. Pour faire accomplir aux bibliothécaires un exploit fédérateur, Goéry Delacôte avait demandé de ne pas arrêter le service de fourniture pendant le déménagement. Ce qui fut fait.
En , l’essentiel des activités du CDST est donc transféré à l’Inist dans les bâtiments de Jean Nouvel ; le processus s’achève en avec le transfert du pôle sciences humaines et sociales (CDSH).
Un éphémère Département Recherche et Produits Nouveaux (DRPN)
modifierLe CDST possédait déjà un Service d’étude et de réalisation de produits d’information avancés (SERPIA) dirigé par William Turner[14]. Il travaillait en étroite coopération avec le CSI de l’École des Mines sur des approches infométriques (mots associés). Citons notamment Leximappe.
En s'inspirant du centre de recherche de l'Online Computer Library Center (OCLC), Goéry Delacôte a créé un département de recherche et développement sous le sigle DRPN[15],[9]. Il reprenait également l'activité infométrique du SERPIA.
En 1991, le DRPN a développé une boîte à outils pour l'Information scientifique et technique (iLib - Information library)[16]. Elle s'appuyait sur la norme naissante SGML dans un mode qui préfigurait XML (utilisation exclusive de la forme normale). Dans une première étape, un outil de conversion des notices en format ISO 2079 vers un modèle préfigurant MARC XML a été réalisé pour manipuler, « facilement » sous unix, des notices Pascal ou Unimarc. Puis en s'inspirant de la structure interne de Mistral et des « groupes binaires » du Trésor de la langue française (TLF), la boîte à outils a été complétée par des modules permettant de générer des systèmes de recherche d'information avec des algorithmes de clusterisation.
Un autre projet STID (Station de Travail pour Ingénieur Documentaliste) identifiait un axe pour une Indexation Assistée[17].
Ce département a été dissout par le Groupe Inist en 1993 car ses développements ne rentraient pas dans le nouveau schéma informatique centralisé[9]. L'activité infométrique a été reprise par l'URI (Unité de Recherche et Innovation,qui a pu utiliser iLib, mais sans évolution). Les développements sur l'ingénierie SGML/XML se sont poursuivis au Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (LORIA). Une nouvelle version de la bibliothèque conforme à la spécification XML (DILIB - Documentation Information Library)a été développée.
La création d'INIST Diffusion
modifierDans les années 1980-1990, pratiquement tous les modes d'accès à l'IST (hormis les salles de lecture en bibliothèque universitaire) étaient payants.
- Pour les bases de données, l'accès par Questel était facturé au temps de connexion. Il était possible d'acheter des bandes Pascal puis des CD-ROM.
- Pour la fourniture de documents, le CDST avait mis en place un « ticket modérateur » incluant le prix des photocopies et la rémunération des techniciens chargés de réaliser les opérations.
Pour développer ces actions dans une dimension commerciale, le projet INIST une filiale de droit privé : INIST Diffusion[1].
En septembre 1989, la filiale de commercialisation est créée avec un statut de société anonyme et un budget indépendant de celui de l’Inist. Pierre Garnier en est le directeur.
Le Groupe Inist
modifierFin 1991, Goéry Delacôte quitte la DIST du CNRS pour succéder à Frank Oppenheimer à la direction de l'Exploratorium de San Francisco. François Kourilsky confie à Étienne Eisenmann une mission de réflexion sur l’adaptation des services et des produits de l’Inist aux besoins du marché européen[10].
Une réforme à vocation commerciale
modifierEn fait, Étienne Eisenmann propose la création d'un Groupe Inist où la filiale commerciale devient de fait l'entité dirigeante.
Avril 1993, Claude Patou est nommé directeur du Groupe Inist. La nouvelle direction est assurée par le recrutement de cadres n'ayant aucune culture CNRS, ni IST, et rémunérés sur des salaires hors grille fonction publique[18].
Le profil des bases Pascal et Francis change radicalement avec la suppression des bulletins signalétique et l'usage quasi exclusif des résumés d'auteur. Les rédacteurs deviennent des ingénieurs documentalistes ayant l'indexation comme seule fonction.
Le moindre intérêt du travail amène de nombreux rédacteurs à quitter l'INIST. Dans une dynamique de désengagement du CNRS, les postes ne seront pas remplacés. Pour Pascal, sur un effectif total de cent trente-cinq personnes en mars 1991, il n'en restait plus que quatre-vingt-huit au 1er novembre 1996.
Le système de production évolue également en profondeur. Il était basé sur les formats d'échanges depuis 1073, il devient un système centralisé avec contrôle qualité qui rend, de fait, très difficile les coopérations. Ceci contribue également à une baisse globale de la production d'IST dans l'ensemble du dispositif de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
L'UPS76 Inist/CNRS
modifierEn 1998, le CNRS décide de mettre un terme à l'expérience Groupe Inist. Les institutions sont séparées, mais avec le même directeur. Alain Chanudet (nommé le 25 mai 1998 [10]) est chargé de mettre en place un retour à une situation proche de celle de 1980. Dans cette optique, il implique tout le personnel dans une réflexion « INIST 2000 ».
Fin 2001, Raymond Duval lui succède. Le 13 février 2004, Bernard Larrouturou confie à Bernard Pau une mission autour de l'organisation de l'IST en France, et notamment de l'Inist.
Janvier 2006, le départ de Bernard Larrouturou introduit une première rupture[19]. Puis, après le départ de Raymond Duval en 2011, 4 directeurs se succèdent : Serge Bauin (2011), Cyrille Macquart (2012), Raymond Bérard (de juillet 2013 à son décès en 2016), Dominique Wolf (2016 – 2018)[10].
Difficultés et fermeture de la filiale INIST Diffusion
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En 1988, lors de la création de l'INIST, le World Wide Web (1989) n'existait pas encore. La filiale a été crée à une période où tous les accès à l'IST étaient payants. En 1992, les services Gopher ou le serveur arXiv ne paraissaient pas menaçants.
L’activité de fourniture de documents de l’INIST-CNRS a connu une croissance continue depuis 1970 jusqu’en 2000 pour ensuite baisser d’environ 10% par an[20].
Au niveau des bases de données, la concurrence avec les accès gratuits s’accentue également, avec, par exemple l'ouverture de PubMed en 1997.
A partir de 2000, l'usage des Digital Object Identifier (DOI) se généralise chez les éditeurs. Le serveur d'archivage numérique en 1990 ne rentrait pas en concurrence avec les éditeurs ; Le service Refdoc oui ! En 2011, l'Inist est condamnée pour contrefaçon en raison de son service Refdoc[21]
La société Inist-Diffusion est dissoute et radiée le 25 janvier 2012[22].
Mirage de l'indexation automatique puis arrêt des bases de données
modifierDepuis 1939, les rédacteurs travaillaient sur des bordereaux, y compris au démarrage de Pascal et Francis. En 1986, par une coopération entre le CDST et la société Jouve, un logiciel de saisie structurée (avec publipostage), PSILOG est développé[23].
A la création de l'INIST, le DRPN avait engagé des travaux pour une indexation assistée, maitrisée par l'Institut, en vue d'améliorer la qualité de l'indexation.
Le Groupe Inist, en 1995, ayant supprimé les analyses, visait une indexation automatique, pour réduire le nombre d'ingénieurs. Quelques essais réalisés, en sous-traitance sur des domaines limités, avait conforté cette analyse[24]. Mais la nature extrêmement multidisciplinaire des bases Pascal et Francis, l'absence d'OCR sur les textes intégraux, l'évolution permanente des vocabulaires de la recherche, interdisait la généralisation de ces essais.
Cette vision avait malheureusement été reprise par le CNRS en 1998, avec une nouvelle diminution du nombre d'ingénieurs.
L'indexation s'est progressivement transformée vers une simple aide pour la fourniture de documents (RefDoc). La production des bases a été arrêtée en 2012. Notons que la base MEDLINE qui avait la même production que Pascal en 1990 a continué à prospérer, avec en 2022, plus de 1 360 000 citations provenant de 5 300 revues scientifiques[25].
L'Inist et le libre accès à l'information scientifique
modifierEn dépit de problème de positionnement par rapport à la filiale, dès le retour au sein du CNRS, l'Inist a été présent dans le mouvement pour libre accès à l'information scientifique.
En 2002, l'Inist, pour le CNRS, a hébergé un miroir de BioMed Central[26]. En 2003, L'Inist a hébergé un site[27] pour une manifestation internationale organisée par le Ministère de la Recherche : Open Access to Scientific and Technical Information: State of the Art and Future Trends[28]. En 2003, l'Inist ouvre un site sur : Libre accès à l'information scientifique et technique : actualités, problématiques et perspectives[29]. Visiblement au cœur de la stratégie du CNRS en 2005[30], il change de maquette en 2012[31], pour être arrêté en 2019[32] (son contenu n'est plus accessible).
Développement de l'édition numérique (I-Revues, AMETIST ...)
modifierDans le contexte du retour au CNRS en 2000, les développements de la bibliothèque DILIB ont été repris à l'INIST. Ils ont permis de développer une activité de veille, opérée par les ingénieurs documentaliste. Cette bibliothèque a également utilisée pour des applications éditoriales demandant des migration de données. Dans cette dynamique, un service nommé I-Revues a été créé. Il propose des services d'aide à l'édition avec les logiciels Lodel et DSpace (en)[33].
L'UAR76 a mis un terme à ce service en 2020[34]. Il contenait alors 52 revues et 49 000 documents. Il a été mis hors ligne en 2022.
Construction de la bibliothèque numérique Istex
modifierExpérimentations sur les usages Istex
modifierL'unité d'appui à la recherche (UAR76)
modifierL’Inist a longtemps axé son offre sur la production des bases de données Francis et Pascal et la fourniture de documents. La perte de vitesse de ces bases et les condamnations de l'Inist pour contrefaçon en raison de son service Refdoc[21] ont incité l’institut à revoir ses missions et son modèle économique, jusque-là dominés par la desserte du secteur privé. Le service Refdoc ferme en [35].
Alors que l’Inist avait amorcé un tournant axé davantage vers les services aux chercheurs dès , c’est en que le CNRS a officiellement positionné l’Inist dans son plan national pour la science ouverte[13].
Depuis, l’Institut développe et propose de nouveaux services (outils, expertise et formation) destinés aux chercheurs et tournés vers la science ouverte[13].
Activités de l'unité d'appui à la recherche (UAR)
modifierPour développer ces services d’appui aux chercheurs, les activités de l’Inist s’articulent autour de trois axes principaux[2] :
Accès à l'information scientifique
modifierL’Inist met à disposition de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR) plusieurs réservoirs d’information et plusieurs outils et de services qui permettent d’accéder à l’information scientifique :
- trois plateformes permettant l’accès à des documents scientifiques électroniques tant pour le CNRS que pour l’ensemble des établissements de l’ESR :
- BibCnrs[36] est un portail d’accès aux ressources électroniques du CNRS ;
- Istex[37] est un réservoir d’archives de plus de 27 millions de documents (en ) accessibles à l’ensemble de l’ESR ;
- Panist[38] est une plateforme d’accès pérenne, commanditée par le Consortium Couperin ;
- Click & Read[39] est un outil sous la forme d’une extension pour navigateur web, qui simplifie la recherche et l’accès au texte intégral depuis n’importe quel site et qui permet un accès direct à des millions d’articles en accès libre ou selon les droits d’accès de l’utilisateur.
- ezPAARSE, ezMESURE et ezCOUNTER[2] sont des outils relatifs à la quantification de l’utilisation des ressources électroniques, à destination du CNRS, des établissements de l’ESR et de consortia étrangers.
- Modération HAL et HAL CNRS[40] est un service de support à l’archive ouverte HAL qui assure la modération de dépôts et administre le portail HAL CNRS destiné à la valorisation des productions scientifiques en texte intégral du CNRS.
- Édition numérique[41] est un service qui accompagne la mise en ligne de documents pour ses partenaires de l’ESR.
Valorisation des données de la recherche
modifierL’Inist accompagne et propose des outils pour la gestion, le partage et la diffusion des données de la recherche. Ces services ont pour objectif de faciliter l’accès aux données, leur interopérabilité ainsi que leur réutilisation (principes FAIR) :
- DoRANum[2] est une plateforme de ressources pédagogiques pour accompagner la communauté scientifique dans la gestion et le partage de leurs données ;
- OPIDoR[2] est un portail qui permet d’optimiser le partage et l’interopérabilité des données de la recherche (plan de gestion des données, attribution de DOI…) ;
- Exposition des données[2] est un service d’accompagnement à la mise en ligne des données sur le web (numérisation et éditorialisation) en s’appuyant sur l’outil Omeka-S.
Analyse et fouille de l’information scientifique
modifierL’Inist propose, en réponse à la demande, des ressources qualifiées et prêtes à l’emploi, des outils et services d’extraction de la connaissance, ou d’analyse et de visualisation des données :
- des corpus spécialisés[2] de publications scientifiques issues de la plateforme Istex à des fins de fouille de textes ou d'exploration de données ;
- des web services de fouille de texte[2] qui permettent l’enrichissement des données et leur alignement avec des ressources diverses (référentiels, terminologies…) ;
- une plateforme de mise à disposition de ressources terminologiques, Loterre[2], et un service dédié à l’ingénierie terminologique (ex. : création de Thésaurus documentaire) ;
- des études bibliométriques[2] qui permettent de caractériser la production scientifique d’un laboratoire, d’un institut ou de toute autre structure, ou celle liée à une thématique scientifique ;
- des traductions et relectures anglais-français et français-anglais[2] de communications scientifiques pour les laboratoires et institutions du CNRS.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Plaquette INIST 12/88
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Le rapport d'activité »
[PDF], sur Inist.fr, Institut de l'information scientifique et technique, (consulté le ). - ↑ voir le premier volume sur Internet Archive https://archive.org/details/tablesannuellesd01unse/page/n6/mode/1up
- 1 2 3 Jean Astruc, Jacques Le Maguer et Jean-François Picard, « Le CNRS et l'information scientifique et technique en France », Revue Solaris,
- ↑ « Bulletin signalétique du Centre national de la recherche scientifique », Bulletin des bibliothèques de France,
- ↑ Jiaji Ma, « Pouvoirs Publics et Serveur Questel » (Rapport de DEA),
- ↑ Nathalie Dusoulier interviewed by W. Boyd Rayward at Nice, France. (Philadelphia: Chemical Heritage Foundation, Oral History Transcript 0201.) https://othmerlib.sciencehistory.org/record=b1048304~S6
- ↑ https://www.wipo.int/meetings/en/2011/symp_ip_auth/bios/buffet.html
- 1 2 3 4 Jacques Ducloy, « Systèmes d'information encyclopédiques édités par les scientifiques », Revue ouverte d’ingénierie des systèmes d’information,
- 1 2 3 4 Jocelyne Léger, « CDST, Inist : Éléments de chronologie contextuelle (1939-2022) », Histoire de la recherche contemporaine,
- ↑ Plaquette INIST 12/90
- ↑ https://eric.ed.gov/?id=ED072833
- 1 2 3 Arnaud Moign, Cécilia Fabry, Anne-Marie Badolato et Claire François, « Du papier à la science ouverte : évolutions des services d’accès à l’information », La revue du Comité pour l'histoire du CNRS, t. X, no 2 « Les outils documentaires de la science », (DOI 10.4000/hrc.6735, lire en ligne
). - ↑ Luc Grivel, « l'hypertexte comme mode d'exploitation des resultats d'outils et méthodes d'analyse de l'Information Scientifique et Technique »,
- ↑ Plaquette INIST, 1889
- ↑ Jacques Ducloy, « Une boîte à outils pour le traitement de l'information scientifique et technique », Génie logiciel,
- ↑ Schmitt L., Olivétan E., Landi B., Royauté J., Ducloy J., STID: Une Station de Travail pour une Indexation Assistée, Proceedings, 12ème Conference Internationale d’Avignon, June (1992).
- ↑ Jocelyne Léger, « CDST versus Inist – Témoignage d'une ex-parisienne »,
- ↑ Bourrasques sur le CNRS, interview de Raymond Duval (Est Républicain, 20 janvier 2006)
- ↑ Joachim Schöpfel, « Relations entre bibliothèques universitaires et INIST-CNRS - Constats et perspectives. »
- 1 2 Christelle Di Pietro, « L'INIST et le CFC condamnés pour contrefaçon de droit d'auteur », sur enssib.fr, ENSSIB, (version du sur archive.org).
- ↑ « Société INIST DIFFUSION : Chiffre d'affaires, statuts, extrait d'immatriculation », sur pappers.fr (consulté le ).
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- ↑ Projet AGADES en réponse à l'appel à proposition « autoroutes de l'information », novembre 1995
- ↑ « MEDLINE PubMed Production Statistics », sur www.nlm.nih.gov (consulté le )
- ↑ (en) Jan Velterop (jan_at_biomedcentral.com), « INIST-CNRS and BioMed Central Partnership », sur southampton.ac.uk (consulté le ).
- ↑ Sur Internet Archive : https://web.archive.org/web/20021124085249/http://www.inist.fr/openaccess/index_en.php
- ↑ (en) ept (ept_at_BIOSTRAT.DEMON.CO.UK), « Re : Paris Open Access Seminar Announcement », sur southampton.ac.uk (consulté le ).
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- ↑ https://web.archive.org/web/20201226110217/http://irevues.inist.fr/
- ↑ Cyril Duchamp, « Services d’IST : le CNRS met fin définitivement à la fourniture de documents par Refdoc », dépêche no 587475
, AEF info, (consulté le ). - ↑ Antoine Oury, « Un nouvel outil de gestion des ressources numériques pour l'INIST-CNRS »
, sur ActuaLitté, (consulté le ). - ↑ Laurence Stenvot, « Une nouvelle plateforme pour élargir la connaissance »
, sur CNRS.fr, (consulté le ). - ↑ Bruno Texier, « PASCAL et FRANCIS, 21 millions de notices bibliographiques en accès libre »
, Archimag, (consulté le ). - ↑ « Click & Read… c’est parti ! »
, sur inist.fr, (consulté le ). - ↑ Agnès Magron, « Deuxième session de l’Assemblée des partenaires de HAL », sur ccsd.cnrs.fr, Centre pour la communication scientifique directe, (consulté le ).
- ↑ Lucie Choupaut, « Rencontre avec Sandrine Antoine, le renfort de l’INIST sur Calenda »
, sur hypothèses.org, Le Carnet de Calenda, .
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Odile Artur et Denise Pellissier, « PASCAL en chiffres », Bulletin des Bibliothèques de France, (lire en ligne)
- Jean Astruc, Jacques Le Maguer et Jean-François Picard, « Le CNRS et l'information scientifique et technique en France », Revue Solaris, vol. 4, (lire en ligne).
- Jocelyne Beck, « Aperçu sur quelques centres de documentation en France », Documentation et bibliothèques, (lire en ligne)
- Olivier Boissière (photogr. Georges Fessy), L'INIST dans l'œuvre de Jean Nouvel, Paris, Les Éditions du Demi-Cercle, coll. « Morceaux choisis », , 141 p. (ISBN 2-907757-36-9).
- Dandan, Najah, Bulletin signalétique du CNRS : reflet de l'évolution des sciences et techniques, (lire en ligne)
- Jacques Ducloy, « Systèmes d'information encyclopédiques édités par les scientifiques. Partager le savoir pour l'excellence documentaire et scientifique », Revue ouverte d’ingénierie des systèmes d’information, (lire en ligne)
- Sylvie Fayet-Scribe, Histoire de la documentation en France, CNRS Éditions, (lire en ligne).
- Anne-Marie Filiole, « Naissance d'un institut », Bulletin des bibliothèques de France, (lire en ligne).
- Luc Grivel, l'hypertexte comme mode d'exploitation des resultats d'outils et méthodes d'analyse de l'Information Scientifique et Technique (thèse), (lire en ligne)
- Sylvie Leblanc, « L'Institut de l'information scientifique et technique (Inist-CNRS), une unité du CNRS au service de la recherche », Hegel, no 3, , p. 232–235 (DOI 10.3917/heg.033.0232, lire en ligne).
- Jocelyne Léger, « CDST versus Inist – Témoignage d'une ex-parisienne », Histoire de la recherche contemporaine, (lire en ligne)
- Jocelyne Léger, « CDST, Inist : Éléments de chronologie contextuelle (1939-2022) », Histoire de la recherche contemporaine, (lire en ligne)
- Jiaji Ma, Pouvoirs Publics et Serveur Questel (Rapport de DEA), (lire en ligne)
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- Thérèse Tréfeu, « La politique d'information scientifique et technique en France : l'information dans les instituts scientifiques et les échanges nord-sud 1979-1989 : document de travail », https://phonotheque.hypotheses.org, (lire en ligne)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Rapport d'activité 2019

