Ibrahim Abboud

homme d'État soudanais

Ibrahim Abboud ( - ) (en arabe إبراهيم عبود) est un ancien premier ministre soudanais qui prit le pouvoir par un putsch militaire organisé le 17 novembre 1958[1], qui le plaça à la tête de son pays en 1958. Bien que soutenu par le Royaume-Uni, il est chassé du pouvoir par des pressions provenant des partis politiques civils en 1964.

Ibrahim Abboud
إبراهيم عبود
Illustration.
Ibrahim Abboud en 1958.
Fonctions
Premier ministre du Soudan

(5 ans, 11 mois et 12 jours)
Président Lui-même
Prédécesseur Abdallah Khalil
Successeur Sirr Al-Khatim Al-Khalifa
Président du Soudan

(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Conseil de souveraineté
Successeur Sirr Al-Khatim Al-Khalifa
(intérim)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Suakin (Soudan anglo-égyptien)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Khartoum (Soudan)
Nationalité Soudanaise
Parti politique Indépendant
Diplômé de Université de Khartoum
Profession Militaire

Biographie

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  • Le 17 novembre 1958, Ibrahim Abboud parvient à prendre le pouvoir du Soudan grâce à un putsch militaire. Malgré le régime autoritaire instauré (supprimant les partis politiques, censurant la presse et instaurant le Conseil Suprême des Forces Armées), Ibrahim Abboud est soutenu par le Royaume Uni et les USA grâce a sa politique anti-communiste et pro-occidentale[2]. Il poursuit cependant sa politique d'arabisation et d'islamisation[3] du Soudan du sud et sa lutte contre les rebelles du Soudan du Sud, notamment les Anyanya.
  • 1959, accords sur le partage du Nil avec l’Égypte, permettant la construction d’un barrage égyptien (Haut barrage d'Assouan) qui inondera plus tard la ville de Wadi Halfa[4] (Soudan) et provoquera la déportation de dizaines de milliers de nubiens vers la ville de Khashm El Girba. Il investira dans le développement d’infrastructures tel que l’extension de projets ferroviaires, de projets d’irrigations agricoles (complexe d’El-Gash et culture du coton avec l’extension de Managil) et des industries textiles.
  • En 1964, Ibrahim Abboud expulsera notamment entre 500 et 540 missionnaires chrétiens étrangers qui opéraient au Soudan du Sud accusés de soutenir les Anyanya[5]. Il démissionnera la même année suite au mécontentement de la population sur la gestion du conflit du Soudan du Sud et du manque de liberté, c'est la révolution d'octobre 1964. L’élément déclencheur sera surtout la mort d’un étudiant suite à un tir d’un policier lors d’un débat sur la crise du Soudan du Sud. Il confiera le pouvoir à un gouvernement civil de transition, dirigé par Sirr Al-Khatim Al-Khalifa.

Notes et références

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  1. J Paxton (28 décembre 2016). The Statesman’s Year-Book 1973-74 : L’encyclopédie pour l’homme d’affaires du monde. Springer. pp. 1333–
  2. Marc Lavergne, Le Soudan contemporain: de l'invasion turco-égyptienne à la révolution de 1985, Paris, éditions Karthala, , 528 p. (ISBN 2-86537-222-7), p. 85-88
  3. (en) Douglas Hamilton Johnson, The Root Causes of Sudan's Civil Wars: Peace or Truce?, Bloomington & Oxford, Indiana University Press, , 224 p. (ISBN 0-253-21584-6), p. 30-37
  4. (en) Hassan Dafalla, The Nubian Exodus, Londres, C. Hurst & Co., , 342 p. (ISBN 0-903983-19-2), p. 95-240
  5. (en) Robert Oakley Collins, A History of Modern Sudan, Cambridge, Cambridge University Press, , 358 p. (ISBN 0-521-67495-6), p. 78-81

Liens externes

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