Ibrahima Diawadoh N'Jim

militant politique français

Ibrahima Diawadoh N'Jim est un conseiller politique franco-mauritanien né à Kiffa.

Ibrahima Diawadoh N'Jim
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Fonction
Membre du Conseil économique, social et environnemental
depuis
Biographie
Naissance
Activité
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Parti politique

Il est un proche conseiller de Manuel Valls, ancien Premier ministre français.

Biographie

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Ibrahima Diawadoh N'Jim naît à Kiffa, en Mauritanie, étudie les lettres, la pédagogie et la théologie islamique en Arabie saoudite, devient professeur dans un lycée nouakchottois[1] et milite en parallèle au sein des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM)[2]. Il s'installe en France à la fin des années 1980[1] et obtient l'asile politique[2].

Il adhère au Parti socialiste (PS) en 1990[1] et se fixe à Évry en 1993[2]. Il est successivement gardien de parc de stationnement, employé puis enseignant de langue arabe dans des lycées franciliens[1],[2].

Ayant acquis la nationalité française[2], il se lie avec Manuel Valls et dirige sa campagne victorieuse lors des élections municipales de 2001 à Évry ; ils « ne se quitteront plus »[1]. Il travaillera comme Chargé de la Coopération décentralisée et de Relation avec les citoyens à la mairie d'Évry puis en tant que Conseiller spécial du maire d'Evry jusqu'en 2012.

En 2010, il est le témoin de Manuel Valls lors du mariage de celui-ci avec Anne Gravoin[1].

Après l'élection de François Hollande, il le suit au ministère de l'Intérieur comme Chargé de Mission « Affaires réservées et Diversité »[1] de 2012 à 2014, puis à l'hôtel Matignon comme Conseiller Officieux[3],[2] jusqu'en 2017.

En parallèle, il préside une association d'« aide à l'éducation »[1], Solidarité éducation, ce qui lui vaut d'être nommé par François Hollande au Conseil économique, social et environnemental (CESE) en 2015[2],[4] jusqu'à 2021.

En , Manuel Valls l'envoie au Gabon pour déminer les propos qu'il avait tenus dans l'émission On n'est pas couché de France 2 disant :

Ali Bongo n'a pas été élu démocratiquement comme on l'entend en France[5].

Depuis 2023, il a rejoint la Fondation Brazzaville, fondée par Jean-Yves Ollivier en tant que Conseiller du Président-Fondateur[6].

Malgré de son retrait de la vie politique française, il reste tout de même engagé sur les sujets notamment liés au racisme et à l'Islam:

  • « Citoyen français, Pap Ndiaye a le droit de servir la République » : Rédigée en mai 2022 dans l'Opinion, Ibrahima Diawadoh N’jim dénonce aussi bien le racisme de certains commentaires lors la nomination du nouveau ministre de l’Education que « l’assignation à être de gauche » pour les descendants d’immigrés[7].
  • « Nier le racisme est injuste. Le reconnaître permettra de réconcilier la nation » : Publiée en juin 2020 dans le journal l'Opinion, cette tribune aborde la question du racisme et de la cohésion nationale en France. Il y plaide pour la recherche de l'égalité des droits plutôt que pour l'établissement de statistiques ethniques[8].
  • « S'occuper des radicalisés demande des moyens et une approche multidisciplinaire » : Parue en novembre 2019 également dans l'Opinion, où il s'exprime en tant que personnalité associée au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il y défend une refondation de l'islam de France et la nécessité de financements pérennes pour la Fondation pour l'islam de France[9].
  • « Ce qu'on reproche à Sibeth Ndiaye, c'est d'être une femme noire qui a réussi » : Une tribune rédigée en août 2017 et partagée par Le Monde, au cours de laquelle il prenait la défense de celle qui était alors conseillère en communication de l'Élysée[10].

Publié en 2025 dans l'Opinion, Ibrahima Diawadoh N'Jim a publiquement critiqué le rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les liens entre mouvements politiques et l'idéologie islamiste publié en décembre 2025. Il a qualifié le rapport de « tendancieux », estimant qu'il ne reflète pas la réalité du terrain. Il reproche aux auteurs de mélanger indistinctement des mouvements très différents (Tablighs, salafistes, confréries soufies et la minorité des Frères musulmans). Selon lui, ce type de discours stigmatise les musulmans de France et favorise la montée de la droite et de l'extrême droite[11].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Benjamin Roger, « Ibrahima Diawadoh N’Jim, l’homme qui murmure à l’oreille de Manuel Valls », sur jeuneafrique.com, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Vincent Hugeux et Marcelo Wesfreid, « N'Jim, le marabout de Manuel Valls », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ).
  3. ↑ « Comment les chefs d'État africains utilisent Manuel Valls pour passer des messages à François Hollande », sur europe1.fr via Internet Archive (consulté le ).
  4. ↑ « Ibrahima Diawadoh », sur lecese.fr (consulté le ).
  5. ↑ « Échange entre Jeremy Ferrari et Manuel Valls sur le rassemblement du 11 janvier 2015 » (consulté le ).
  6. ↑ « Ibrahima Diawadoh N'jim », sur Fondation Brazzaville (consulté le )
  7. ↑ « «Citoyen français, Pap Ndiaye a le droit de servir la République». Par Ibrahima Diawadoh N'jim », sur l'Opinion, (consulté le )
  8. ↑ · Jean-Michel Salvator, « «Nier le racisme est injuste. Le reconnaître permettra de réconcilier la nation». La tribune d’Ibrahima Diawadoh N’jim », sur l'Opinion, (consulté le )
  9. ↑ · Jean-Michel Salvator, « Ibrahima Diawadoh N’Jim: «S’occuper des radicalisés demande des moyens et une approche multidisciplinaire» », sur l'Opinion, (consulté le )
  10. ↑ Ibrahima Diawadoh N’Jim, « « Ce qu’on reproche à Sibeth Ndiaye, c’est d’être une femme noire qui a réussi » », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ « Les musulmans se sentent stigmatisés par l'instrumentalisation politique du rapport sur les « Frères » », sur l'Opinion, (consulté le )

Liens externes

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