Igzennayen

tribu au nord du Maroc
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Igzennayen[1] (en berbère : ⵉⴳⵣⵏⵏⴰⵢⵏ, en darija : أكزناية ou جزناية) est un territoire montagneux du dont une partie du territoire se trouve dans le Moyen-Atlas, et une petite partie se situe dans le Rif (Maroc). Le territoires des Igzennayen est situé dans la province de Taza. Il s'agit d'une grande tribu guerrière, connue pour son art de la guerre, lors de la Guerre du Rif notamment. Il s'agit de la tribu d'origine de la famille Ababou.

Igzennayen
Informations générales
Nom arabe
Gzenaya
Nom berbère
Igzennayen
Échelon
Tribu
Géographie
Province principale
Taza
Territoire
▪︎ Rif
Chef-Lieu
Aknoul
Histoire et anthropologie
Période d'apparition
première mention au VIIIe siècle
Mode de vie
Sédentaire ; Semi-nomade ( "Tribes of the rif" de coon carleton stevens il est mentionne un clan semi nomade dans la région de Tamjount avant la guerre du Rif)
Fait partie du groupe tribal
Zénète
Nombre de fractions
6
Fractions
Asht 3sim ; Asht M'hand ; Asht Aru Aisa; Asht Younes ; Ichawiyen ; Jbarna
Culture
Langue principale
Personnages marquants
Cheikh Mohand ben Messaoud Ababou ; Lieutenant-Colonel Mohamed et M'hamed Ababou ; Caid Medbouh ; Général Mebouh

Les Igzennayen sont entourés des Aït Touzine et Aït Waryaghar au Nord, des Aït Ammart et Marnissa à l'ouest, des Ibdarsen à l'Est ainsi que des Branès, Maghraoua et Meknassa au Sud vers Taza.

Les principales villes et villages des Igzennayen sont : Aknoul (capitale), Ajdir, Boured, Sidi Ali Bourakba, Tizi Ouasli, Tala Tazegwaght (ou Aïn Al Hamra, en Darija), Kassita (frontière avec les Ait Touzine, la ville est mixte), Jbarna, Izeroualen, Aghbal, Bouyakchour, Dcharana, Inahnahane, Ghammart, Tizroutine, Tasliouine, El harras ou Aferzaz.

Fractionnement

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Les Igzennayen sont divisés en sept factions[2] :

  • Acht 'Assim (Ajdir, Boured, Tamjount, Izeroualen, Aghbal)
  • Acht Mḥend (Boujettou, Aḥfir) ;
  • Acht 'Aru 'Issa (Dchar Sidi Ɛisa) ;
  • Acht Younes (Kassita, Tizi Ouasli) ;
  • Ichawiyen (Aknoul) ;
  • Jbarna (Tizroutine, dar caid medbouh).

Origine

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La tribu des Igzennayen appartiendrait à la confédération berbère des Nefza/Nefzawa et plus précisement à l'embranchement des Maklata d'après Ibn Khaldoun[3].

Histoire

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Moyen Âge

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Les Igzennayen font parti des tribus Rifaines les plus anciennes cités aux cotés des Aït Waryagher et Temsaman lors de l'avènement des Salihides (Emirat de Nekor) dans la région du Rif. En effet, les Igzennayen sont cités comme ayant été partisant de la révolte d'Idriss, frère du souverain Salihide Saleh, aux cotés des Aït Waryagher. L'affrontement entre les deux frères eut lieu dans le territoire des Igzennayen plus précisement dans le Jabal Kouine[4][5].

Armée de Libération National

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Cette région, en zone française, était frontalière de la zone espagnole (Sidi Ali Bourakba, Kassita) durant la colonisation.

Cette tribu est plus particulièrement connue pour le « triangle de la mort » lors des batailles anti-coloniales menées par l'Armée de Libération Nationale, dans les années 50. La majorité des combattants venaient de la farouche tribu des Gzenaya. Et dans cette région accidentée au cœur du Rif, que la grande presse avait surnommé « le triangle de la mort », les combats sont d'une extrême violence. Ni l'aviation, ni les tanks français ne peuvent intervenir efficacement contre les rebelles rifains[6].

Immigrations

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Depuis l'indépendance du pays, beaucoup d'Igzennayen ont immigré vers Taza, le chef-lieu de sa province ou encore vers les villes régionales proches telles que Fès, Nador, Al Hoceima ou encore Oujda. D'autres encore, ont immigré vers l'Europe, principalement aux Pays-Bas (Den-Haag, Rotterdam, Amsterdam) en Belgique, Espagne ou en France (Corse).[réf. nécessaire]

De plus, durant la présence française en Algérie, du fait de la proximité géographique, bon nombre d'Igzennayen allait travailler chez les colons dans la région de l'Oranie (Beni Saf, Tmouchent, Remchi, Oran).

Personnages historiques célèbres

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Folklore et musique

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Le folklore local est la danse guerrière appelée reggada, aarfa ou tout simplement rachioukh (en rapport avec les maîtres de danse). On peut citer Cheikh Moussa ou encore Cheikh Mabrok qui sont des Igzenayen.

Le mariage a aussi une importance toute particulière dans cette région. L'attachement aux traditions a permis de préserver par exemple la pratique de Arazik : promenade du marié et son témoin entre la maison et l'extérieur accompagnée d'un chant masculin.

La signification du nom de certains lieux de la région a un rapport avec le mariage. Ainsi, le nom de la ville de Tizi Ouasli peut être traduit par le « col du marié » ou encore Ayrmam n Tasrit par le « lac de la mariée », lac aujourd'hui asséché.


Articles connexes

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Panorama sur le massif de l'Igzenayen

Notes et références

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  1. (fr) « دوار إزنجان · Maroc », sur دوار إزنجان · Maroc (consulté le )
  2. (en) David M.Hart, Tribe And Society In Rural Morocco, Psychology Press, 2000, , 222 p. (ISBN 0714650161, lire en ligne), p. 137-138
  3. Henri Poisson “de” La Martinière, N. Lacroix, Jules Cambon, Documents pour servir à l'étude du Nord Ouest Africain, Gouvernement Général de l'Algérie, 1894, , 533 p. (lire en ligne), p. 337
  4. Abd Allåh ibn al-Zubayr, Description de l'Afrique septentrionale (Éd.1859), Hachette Bnf, (ISBN 2012536557, lire en ligne), p. 215
  5. (en) David M.Hart, Tribe and society in rural morocco, Psychology Press, 2000, , 222 p. (ISBN 0714650161, lire en ligne), p. 132
  6. Yabiladi.com, « Armée de libération marocaine #4 : Naissance des premières fractions », sur www.yabiladi.com (consulté le )

Liens externes

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