Il ne faut jurer de rien !
Il ne faut jurer de rien ! est un film français réalisé par Éric Civanyan, sorti en 2005, adapté de la pièce éponyme d'Alfred de Musset.
| Réalisation | Éric Civanyan |
|---|---|
| Scénario |
Philippe Cabot Éric Civanyan |
| Acteurs principaux |
Jean Dujardin Gérard Jugnot Mélanie Doutey |
| Sociétés de production | François Peyrony |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie |
| Durée | 101 minutes |
| Sortie | 2005 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierÀ Paris en 1830, pendant les derniers jours du règne de Charles X, le baron Haussmann (Jean-Luc Porraz) rêve de reconstruire Paris, l'idée de créer des grand magasins est en l'air et Georges Van Buck (Gérard Jugnot), propriétaire d'un salon de mode, pense à agrandir son affaire. Mais il trouve que les versions longues ou courtes de son nom écrites sur un panneau de magasin ne rendent pas un bon son.
Ses employés l'informent d'une très grosse commande : 3 000 francs, passée par la baronne de Mantes (Marie-France Santon). Mais celle-ci, désargentée souhaite payer à tempérament. Ne voulant pas prendre le risque d'un impayé, Georges se déplace chez la baronne. Celle-ci l'informe qu'elle n'a pas les moyens de payer comptant et que ce bal est destiné à faire rencontrer un bon parti à sa fille Cécile (Mélanie Doutey). Soudain, Georges a une idée : pourquoi ne pas associer les deux familles, cela lui permettrait d'accoler les lettres DM à son enseigne, ce qui serait du meilleur effet. Mais, pour cela, il faudrait que son neveu Valentin (Jean Dujardin) et Cécile s'amourachent. La baronne est d'accord pour que Van Buck lui présente son neveu.
Georges retrouve Valentin dans une maison close, « Le Sérail », où il a des dettes importantes. Pour s'attirer les bonnes grâces de son neveu, il paie à sa place, y compris des dettes imaginaires, mais quand l'oncle commence à parler mariage, Valentin lui répond que, par principe, il refuse catégoriquement de se marier. Joueur et sûr de lui, Valentin parie 10 000 francs qu'il aura séduit Cécile avant le lendemain minuit avec un baiser comme preuve. S'il réussit, il ne sera pas obligé de se marier et recevra l'argent. Sa seule condition est que tout cela se passe incognito et que son oncle ne le présente pas à la baronne comme son neveu.
Valentin arrive le lendemain au domaine de Mantes. Il simule un malaise à la suite d'un accident de coche. Il se « réveille » brièvement pour se présenter à la baronne comme étant le prince Frédéric de Habsbourg, puis s'évanouit de nouveau. Il est transporté et alité dans une chambre où Cécile prend soin de lui. Valentin pense conclure rapidement avec elle, mais elle l'évite. Quand il entre dans sa chambre la nuit et se couche dans son lit à ses côtés, elle le chasse sous la menace d'une épée.
Le lendemain, Cécile a disparu, Valentin la retrouve dans une fête foraine proche. Ils s'affrontent dans différents stands, mais les tentatives de séduction de Valentin échouent. Le jeune homme pense avoir perdu son pari quand la jeune fille l'appelle à l'aide. Elle est attaquée par trois coupe-gorges que Valentin réussit à maîtriser, elle lui en est reconnaissante. Cependant, il ne reçoit pas le baiser dont il a besoin pour gagner le pari. Il lui donne rendez-vous à 21 heures dans le parc du domaine, certain qu'il est de remporter le défi avant l'heure fatidique. Cependant, Valentin tombe imperceptiblement amoureux de Cécile. Georges le dit clairement, mais Valentin lui répond ne rien savoir de l'amour et du mariage.
Georges rendant visite à la baronne, s'aperçoit que Cécile a des brindilles dans les cheveux, signe qu'elle s'est rendue dans le parc. Il avoue à la baronne que Valentin est son neveu et révèle tout le stratagème et le pari, mais explique que les sentiments du jeune homme pour Cécile sont sincères. La baronne le renvoie et Valentin se retire, mais fait en sorte de rencontrer Cécile à la porte et lui donne rendez-vous à Paris à une adresse dont il ne lui précise pas la nature. De peur que Cécile ne soit pas présente pour son bal, la baronne l'enferme à clé, mais Cécile manipule le prêtre (Patrick Haudecœur) qui occupe la chambre mitoyenne, afin qu'elle puisse se délivrer. Une voiture affrétée par Valentin l'attend à la sortie du domaine.
Valentin et Georges se rendent au Sérail, adresse que le jeune homme a donné à Cécile. Valentin parie avec les personnes présentes afin de savoir si Cécile entrera ou non. Se rendant compte de l'endroit où elle a rendez-vous, Cécile n'hésite qu'un instant puis entre. Tout le monde se masque et elle recherche Valentin. Il finit par apparaître et lui déclare qu'elle n'était que l'objet d'un pari, et qu'il voulait juste s'amuser avec elle et la séduire, mais Cécile conserve son amour pour lui. Du coup Valentin cède, avoue aussi son amour et ils s'embrassent peu avant minuit.
Le lendemain matin, la baronne a la surprise de voir arriver dans son domaine beaucoup d'invités imprévus pour son bal : ce sont les habitués et les pensionnaires du Sérail venus au grand complet faire une fête endiablée. Mais tandis que Cécile et Valentin font des projets pour la vie, Jean-Guillaume (Raphaël Personnaz), jeune et bel aristocrate blessé fait son apparition dans l'entrée. Il n'est pas indifférent aux yeux de Cécile qui retourne danser avec Valentin, mais il ne faut jurer de rien.
Fiche technique
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- Titre : Il ne faut jurer de rien !
- Réalisation : Éric Civanyan
- Scénario : Philippe Cabot et Éric Civanyan, d'après la pièce éponyme d'Alfred de Musset
- Production : Manuel Munz
- Sociétés de production : TF1 Films Production, SND, Les Films Manuel Munz
- Budget : 12 millions d'euros
- Musique : François Peyrony
- Photographie : Eduardo Serra
- Montage : Aurique Delannoy
- Décors : Hoang Thanh At
- Costumes : Anne Brault
- Pays de production :
France - Format : couleur - 1,85:1 - Dolby Digital - 35 mm
- Genre : comédie
- Durée : 101 minutes
- Dates de sortie :
Distribution
modifier- Gérard Jugnot : Georges Van Buck, veuf, propriétaire d'une boutique de mode
- Jean Dujardin : Valentin, neveu de Georges
- Mélanie Doutey : Cécile de Mantes
- Marie-France Santon : la baronne de Mantes, mère de Cécile
- Patrick Haudecœur : l'abbé
- Arno Chevrier : le borgne, créancier puis complice de Valentin
- Henri Garcin : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
- Philippe Magnan : l'intendant de la baronne
- Jean-Luc Porraz : Georges Eugène Haussmann
- Jacques Herlin : Gilbert du Motier de La Fayette
- Lorella Cravotta : Henriette, une domestique de la baronne
- Jean-François Fagour : mameluk, homme de main du Sérail
- Michèle Garcia : la tenancière du Sérail
- Thierry Heckendorn : un homme à la réunion
- Hubert Saint-Macary : Charles, contremaître de la boutique de Georges
- Sylvie Audcoeur : Gabrielle
- Sandrine Rigaux : La femme au loup
- Patrick Massieu : P'tit Louis
- Michel Degand : Homme vendeur de champagne
- Jacky Nercessian : Homme au couteau
- Albert Goldberg : un homme sur le boulevard
- Jean Pommier : un homme masqué au Sérail
- Maud Le Guénédal : une fille
- Veroushka Knoge : une fille
- Raphaël Personnaz : Jean-Guillaume
- Luz Chomyszyn : femme rose rouge
- Julie Marboeuf : une ouvrière
- Véronique Viel : La marchande de fruits
- Véronique Daniel : La femme aux sirops
- Sodadeth San :La femme volante
- Réginald Huguenin : Le maître de danse
- Rebecca Munz : une fillette à la fête foraine
- Janis Munz : une fillette à la fête foraine
- Ben Bedra : Homme boulevard 1
- Pierre-Yves Desmonceaux : Homme masqué 1
- André Le Gallo : Homme masqué 2
- Carmen Brown : La fille du sérail
Production
modifierTournage
modifierLe film a été tourné à Paris (Place des Vosges notamment ) et Pontoise. Le domaine des Mantes est en réalité le château de Millemont dans les Yvelines.
Accueil
modifierAnalyse
modifier- Cécile brûle les tableaux de ses prétendants dans l'herbe sous la fenêtre de sa chambre. Parmi ces tableaux, se trouve le portrait de Jean-François Champollion peint par Léon Cogniet (portrait qui justement illustre la fiche Wikipedia de ce grand égyptologue). Ce tableau n'a pas été choisi par hasard. En effet, l'action du film se déroule dans les années 1830, or le tableau a été peint en 1831, ce qui rend la scène parfaitement crédible. De plus Champollion était bonapartiste et Cécile, fille d'une baronne dont le château est proche de Paris mais n'attire plus guère, se moque éperdument de ses origines nobles et ne refuserait pas de trouver un mari sans aucun titre pourvu que ce soit un homme sérieux et non volage.
Notes et références
modifier- ↑ « Il ne faut jurer... de rien! (2005) », sur Box Office Mojo (consulté le ).
- ↑ « Il ne faut jurer de rien », sur JP Box Office (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :