Ilia Petrovitch Kopaline (en russe : Илья Петрович Копа́лин), né le près de Zvenigorod dans l'Empire russe et mort le à Moscou en Union soviétique, est un réalisateur documentariste soviétique. Il remporte l'Oscar du meilleur film documentaire en 1943, pour La Défaite des armées allemandes devant Moscou[1],[2],[3].

Ilia Kopaline
Naissance
Zvenigorod (gouvernement de Moscou, Empire russe)
Nationalité Russe
Soviétique
Décès (à 75 ans)
Moscou (URSS)
Profession Réalisateur

Biographie

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Né dans une famille de paysans du village de Pavlovsky (aujourd'hui district d'Istra, région de Moscou), de 1913 à 1915, il fut apprenti tailleur, puis, de 1915 à 1916, il travailla à l'usine Popov. De 1917 à 1918, il fut ouvrier non qualifié à la filature et au tissage Cotonnière de Dedovo. De 1918 à 1920, il fut secrétaire du département foncier du conseil du volost d'Eremeevsky. De février 1920 à juin 1924, il servit dans l'Armée rouge. En 1922, il obtint son diplôme de l'École de techniciens aéronautiques de Petrograd. De 1924 à 1927, il étudia à l'Institut mécanique Lomonossov de Moscou (aujourd'hui Université polytechnique de Moscou). De juin 1924 à février 1925, il fut secrétaire du sous-département automobile des services municipaux de Moscou.

À partir de février 1925, il est assistant réalisateur et monteur stagiaire à la Kultkino, puis, à partir de 1926, réalisateur à la Sovkino de Moscou. Élève de Dziga Vertov, il fait partie d'un groupe de cinéastes, les kinoks, fondé par ce dernier. En 1927, il réalise son premier film documentaire À la mémoire du chef, pour le troisième anniversaire de la mort de Lénine. À partir de 1932, il devient réalisateur à la Soyuzkinohronika de Moscou (devenue le Studio d'actualités de Moscou en 1936).

De juillet 1941 à janvier 1942, il occupe le poste de chef adjoint du service cinématographique Glavkinokhronika (Главкинохроника), chargé de la gestion des équipes de tournage sur le front, tout en continuant à travailler comme réalisateur au Studio central de films documentaires. La plupart des films de guerre étaient montés, et les réalisateurs étaient rarement autorisés à se rendre au front. Le travail sur La Défaite des armées allemandes devant Moscou fut réalisé dans des délais très courts, nécessitant un montage jour et nuit, ce qui impliquait de longues périodes de vie dans le semi-sous-sol du studio, transformé en baraquement. Le film est projeté aux Etats-Unis sous le titre Moscow Strikes Back en 1942, et obtint l'Oscar du meilleur film documentaire en 1943 (ex æquo avec trois autres films)[4],[5].

Auteur de films sur la campagne des terres vierges, le premier vol spatial habité et l'histoire de l'URSS. Réalisateur des films de propagande La Grande-Bretagne pendant la guerre, Actualités étrangères, Sur les événements en Abyssinie, Sur les événements en Espagne, À la défense de Moscou, Actualités du jour, À travers l'Union soviétique, Village socialiste, Soyuzkinozhurnal et L'URSS aujourd'hui.

À partir de 1950, il enseigna au département de réalisation de l'Institut national de la cinématographie, et devint professeur en 1964. En 1957, il crée le premier atelier spécialisé en réalisation de films documentaires. En 1970, il est l'un des réalisateurs de la version restaurée du film Trois chants sur Lénine de Dziga Vertov.

Membre du parti bolcheviks depuis 1940. Membre de l'Union des cinéastes de l'URSS depuis 1957. Auteur de plusieurs livres.

Décédé le 12 juin 1976 à Moscou, il est inhumé au cimetière de Kountsevo.

Filmographie partielle

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Décorations

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  • ordre de Lénine : 1944, 1967
  • médaille pour la Défense de Moscou : 1944
  • prix Staline :
    • 1941, pour le film Sur le Danube (На Дунае)
    • 1942, pour le film La Défaite des armées allemandes devant Moscou (Разгром немецких войск под Москвой)
    • 1946, pour le film Tchécoslovaquie libérée (Освобождённая Чехословакия)
    • 1948, pour le film Jour du pays victorieux (День победившей страны)
    • 1949, pour le film Albanie nouvelle (Новая Албания)
    • 1951, pour le film La renouvellement de la terre (Обновление земли)

Notes et références

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  1. (en) Peter Kenez, Cinema and Soviet Society : : From the Revolution to the Death of Stalin, I.B.Tauris, , 252 p. (ISBN 978-1-86064-632-4, lire en ligne), p. 170
  2. Jeremy Hicks, « Exposition À propos de « Filmer les camps » de Christian Delage », sur 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze,
  3. (en) M. Todd Bennett, One World, Big Screen : Hollywood, the Allies, and World War II, UNC Press Books, , 384 p. (ISBN 978-0-8078-3746-7, lire en ligne)
  4. Marcel Martin, Le cinéma soviétique : de Khrouchtchev à Gorbatchev, 1955-1992, L'Age d'Homme, , 223 p. (ISBN 978-2-8251-0441-5, lire en ligne), p. 190
  5. (en) Erik Barnouw, Documentary : A History of the Non-fiction Film, Oxford University Press, , 400 p. (ISBN 978-0-19-507898-5, lire en ligne), p. 152
  6. Alexandre Sumpf, « Une « drôle de guerre » à l’écran : Khalkhin Gol », Conserveries mémorielles [En ligne] 24 (2020), mis en ligne le 22 août 2020, consulté le 23 août 2020.
  7. Inna Tcherneva L’annexion de la Lettonie dans l’œil de la caméra. Analyse du film À la rencontre du soleil (1941), Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2019/3-4 (N° 133-134), p. 47-56. DOI : 10.3917/mate.133-134.0047.

Liens externes

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