Impasse Guéménée
L'impasse Guéménée est une voie située dans le quartier de l'Arsenal du 4e arrondissement de Paris.
4e arrt Impasse Guéménée
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 4e | ||
| Quartier | Arsenal | ||
| Début | 26, rue Saint-Antoine | ||
| Fin | En impasse | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 78 m | ||
| Largeur | 9 m | ||
| Historique | |||
| Création | XVIe siècle | ||
| Ancien nom | Cul-de-sac du Ha ! Ha ! | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 4329 | ||
| DGI | 4365 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 4e arrondissement de Paris
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Situation et accès
modifierOrigine du nom
modifierElle doit son nom actuel à la famille bretonne des Rohan-Guémené qui occupa l'hôtel de Lavardin devenu hôtel de Rohan-Guémené, jouxtant la voie, aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Historique
modifierHistoriquement cette ancienne voie était une issue (ou l’entrée principale[1]) de l'hôtel des Tournelles et portait au XVIe siècle à l'époque où le marché aux chevaux était installé à l'emplacement du palais des Tournelles, le nom de « cul-de-sac du Ha ! Ha ! »[2], puis au commencement du XVIIe siècle celui de « cul de sac Royal Saint-Antoine ».
L’origine de l’appellation « Ha! Ha! » est discutée. Selon l’historien Sauval, elle est due à l’expression exclamative que poussaient les personnes s’apercevant qu’elle n’avait pas le prestige de la rue de la Cerisaie voisine[3]. Les frères Lazare considèrent qu’elle est due à l’exclamation de contrariété poussée par ceux qui doivent rebrousser chemin[4]. L’historien Jacques Hillairet écrit que le terme « haha » est employé pour désigner un fossé couvrant l’entrée d’un ouvrage fortifié (peut-être l’hôtel des Tournelles)[5].
Cette voie est présente sur les plans de Paris en 1760 et 1771 sous le nom de « cul de sac Guimené ».
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifier- No 4 : emplacement de l'ancien couvent des Filles-de-la-Croix qui fut créé par Marie Lhuillier dans une partie de l'hôtel des Tournelles en 1643. Le couvent est confisqué à la Révolution française et vendu comme bien national en 1790[2].
- No 10 : la voie est connue d'une génération de militants d'extrême gauche trotskyste pour avoir abrité, à ce numéro, dans les années 1970, le local parisien et le siège[6] de la Ligue communiste devenue par la suite la Ligue communiste révolutionnaire.
- No 11 : la cour permet d'accéder au 4, place des Vosges. Chaque portail était ouvert la journée jusque vers 1970. Pour certains, c'était un raccourci.
- No 12 : hôtel de Rohan-Guémené.
- Accès à la cour Bérard.
Notes et références
modifier- ↑ Jacques Hillairet, Évocation du Vieux Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, , page 84.
- 1 2 Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, p. 271-272.
- ↑ Danielle Chadych et Malika Turin, Le Marais: évolution d'un paysage urbain promenades d'architecture et d'histoire, Parigramme, (ISBN 978-2-84096-900-6), page 251.
- ↑ Gustave Pessard, Nouveau dictionnaire historique de Paris, Paris, Eugène Rey, éditeur, , page 678.
- ↑ Jacques Hillairet, La rue Saint-Antoine, Paris, Les Éditions de Minuit, , page 22.
- ↑ « Abonnez-vous à Rouge » [PDF] (consulté le ).
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris