Force indienne de maintien de la paix

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La Force indienne de maintien de la paix, plus communément appelé en anglais, Indian Peace Keeping Force, et régulièrement abrégé IPKF, était le contingent militaire indien effectuant une opération de maintien de la paix au Sri Lanka entre le et le . Elle a été créée en vertu du mandat de l'Accord indo-sri lankais de 1987 visant à mettre fin à la guerre civile du Sri Lanka entre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et le gouvernement sri-lankais.

Force indienne de Maintien de la paix
anglais : Indian Peace Keeping Force
Création
Dissolution
Pays Drapeau de l'Inde Inde
Allégeance Inde
Rôle Maintien de la paix
Effectif 100 000 [note 1]
Guerres Guerre civile du Sri Lanka
Batailles Opération Poomalai
Assaut à l'Université de Jaffna
Opération Pawan
Opération Viraat
Opération Trishul
Opération Checkmate

Selon les termes de l'accord indo-sri-lankais, signé entre le premier ministre indien Rajiv Gandhi et le président du Sri Lanka Junius Richard Jayawardene, la tâche principale de l'IPKF était de désarmer tous les différents groupes militants. Il devait être rapidement suivi de la formation d'un conseil administratif intérimaire, mais compte tenu de l'escalade du conflit au Sri Lanka, l'intervention s'est transformé en guerre ouverte entre le contingent indien et les LTTE, quand ces derniers ont refusé de se désarmer.

L'IPKF a commencé à se retirer du Sri Lanka en 1989, à la suite de l'élection à la tête du gouvernement de Vishwanath Pratap Singh en Inde et à la demande du nouveau président sri-lankais Ranasinghe Premadasa. Les derniers navires de l'IPKF ont quitté Sri Lanka en .

Contexte (1970-1983)

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Les origines de la guerre civile remontent à l'indépendance du Sri Lanka en 1948, après la fin de la domination britannique. À l'époque, un gouvernement majoritaire cingalais a été institué. Ce gouvernement, qui comprenait le seul parti tamoul All Ceylon Tamil Congress, a adopté une législation discriminatoire contre la minorité tamoule au Sri Lanka.

Dans les années 1970, les deux plus grands partis politiques tamouls, le All Ceylon Tamil Congress et le Parti fédéraliste Ilankai Tamil Arasu Kachchi s'unissent pour former le Tamil United Liberation Front (TULF), un groupe nationaliste séparatiste tamoul qui agitait pour un état distinct, le Tamil Eelam, plutôt que de lutter pour une structure fédérale.

La première vague de violence civile a éclaté lors du Juillet noir en 1983, lorsque l'assassinat de 13 soldats de l'armée sri lankaise a déclenché des pogroms anti-tamoul d'ampleur national, au cours desquelles environ 400 Tamouls ont été tués selon les sources gouvernementales, et 3000 selon les sources tamoules. Les factions militantes, y compris les LTTE, recrutèrent à ce moment-là en grand nombre, continuèrent à s'appuyer sur la dissidence populaire tamoule et commencèrent la guerre.

En réaction aux débuts de la guerre, le sixième amendement à la Constitution de Sri Lanka est promulgué en , et classait tous les mouvements séparatistes comme inconstitutionnels. En dehors du parti politique TULF, plusieurs factions paramilitaires tamoules ont commencé à apparaître depuis 1970, tel que EROS, PLOTE ou encore TELO[1].

Guerre de l'Eelam I (1983-1987)

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Sous Indira Gandhi[2], puis sous Rajiv Gandhi, le gouvernement indien a sympathisé avec l'insurrection tamoule au Sri Lanka en raison du fort soutien à la cause tamoule parmi l'intelligentsia et la classe politique de l'État indien du Tamil Nadu. Enhardis par ce soutien, les partisans du Tamil Nadu ont servi de sanctuaire aux séparatistes et ont aidé les LTTE à introduire clandestinement des armes et des munitions au Sri Lanka, faisant d'eux le groupe paramilitaire le plus puissant de l'île.

En effet, en 1982, le chef des LTTE, Velupillai Prabhakaran a été arrêté par la police du Tamil Nadu, pour une fusillade avec son rival Uma Maheswaran, chef du groupe PLOTE au milieu de la ville de Madras : tous deux ont été arrêtés puis relâchés par la police indienne. À cette fin, le gouvernement d'Indira Gandhi a cherché à faire comprendre au président sri-lankais Junius Richard Jayewardene qu'une intervention armée à l'appui du mouvement tamoul était une option que l'Inde envisagerait si les solutions diplomatiques échouaient.

Intervention indienne (1987)

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Opération Vadamarachchi

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Le , l'opération Vadamarachchi est mené par l'armée srilankaise dans la péninsule de Jaffna dans le but de détruire les positions des LTTE. L'opération incluait plus de 4000 soldats, supportée par des hélicoptères d'attaque, et des avions d'attaque au sol. Le résultat de cette opération a été une perte de civils à grande échelle, et le début d'une situation de crise humanitaire. L'Inde, qui avait une importante population tamoule dans le sud de l'Inde, face à la perspective d'une réaction régionale dans la politique intérieure, a appelé le gouvernement sri-lankais à stopper l'offensive dans le but de négocier un règlement politique, mais ils ont été ignorés. L'Inde enverra alors le un convoi non armé de bateaux pour fournir une aide humanitaire, mais les bateaux ont été interceptés par la marine sri-lankaise et forcés à faire demi-tour.

Operation Poomalai

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Le , après l'échec de la mission navale, le gouvernement indien décide d'aider les civils assiégés par-dessus de la ville de Jaffna.

Dans le but d'apporter une aide aux civils tamouls, l'armée de l'air indienne organise l'opération Poomalai. Cinq Antonov An-32 sous couvert de chasseurs ont survolé Jaffna pour larguer 25 tonnes de ravitaillement, tout en restant dans les limites de la couverture des radar sri-lankais. À ce moment, l'ambassadeur sri-lankais à New Delhi, Bernard Tilakaratna, a été convoqué par le Ministère des Affaires étrangères indien pour être informé par le ministre d'État, K. Natwar Singh, de l'opération en cours et a indiqué que l'opération ne devait pas être gêné par l'armée de l'air sri-lankaise.

Le but ultime de l'opération était à la fois de démontrer la gravité de la préoccupation tamoule au Sri Lanka, et de réaffirmer l'option indienne d'une intervention active auprès du gouvernement sri-lankais.

Accord Indo-Sri Lankais (1987)

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À la suite de l'Opération Poomalai, face à la possibilité d'une intervention indienne active et dépourvu de tout allié possible, le président Junius Richard Jayawardene, a proposé d'entamer des pourparlers avec le gouvernement Rajiv Gandhi sur les futures décisions[3]. Le siège de Jaffna fut bientôt levé, suivi d'une série de négociations qui aboutirent à la signature de l'accord indo-sri-lankais le , qui entraîna une trêve temporaire. Cependant, les négociations n'incluaient pas les LTTE en tant que partie aux pourparlers[4].

Selon les termes de l'accord, Colombo avait accepté une cession du pouvoir aux provinces, les troupes sri-lankaises ont été retirées à leurs casernes dans le nord, il ne restait plus qu'aux groupes tamouls de se désarmer[5].

Conflit IPKF et LTTE (1987-1990)

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Alors que la plupart des groupes militants tamouls ont déposé leurs armes et accepté de trouver une solution pacifique au conflit grâce à l'intervention indienne, les LTTE ont refusé de se désarmer. Soucieux d'assurer le succès de l'accord, l'IPKF a essayé de démobiliser les LTTE, et choisissent alors la manière forte à travers l'Opération Pawan, entre le 11 et le . Ils réussiront à contrôler la Péninsule de Jaffna, ce que le gouvernement sri-lankais n'avait jamais réussi à faire.

Les Tigres tamouls organiseront alors plusieurs escarmouches contre tous les groupes tamouls pro-indien, et tueront tous les militants tamouls qui ne sont pas d'accord avec leur idéologie. Cela comprend une majorité de membres du TELO, d'EROS, de PLOTE, d'ENDLF ou encore d'EPRLF.

Le conflit entre l'IPKF et les LTTE durera 3 ans, et permettra au gouvernement sri-lankais de s'occuper d'un autre conflit dans le pays, la tentative de révolution communiste du Janatha Vimukthi Peramuna.

Le conflit de trois ans a également été marqué par le fait que l'IPKF a été accusée d'avoir commis diverses violations des droits de l'homme. La militante pour les droits humains Rajani Thiranagama dénonce les violences commises dans les deux camps, et est assassinée en 1989 par les LTTE[6].

Crime de guerre

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Le rôle de la IPKF (Force indienne de maintien de la paix) dans le conflit sri-lankais a été critiqué au Sri Lanka comme en Inde. Elle a commis un certain nombre de violations des droits humains, notamment des viols et des massacres de civils. Plusieurs organisations indépendantes ont souligné que l’armée indienne avait agi sans guère se soucier de la sécurité des civils et avait violé les droits humains. Cela a suscité une vive indignation et un fort ressentiment au Sri Lanka comme en Inde, en particulier au Tamil Nadu, où la IPKF était considérée comme une force d’invasion et d’oppression.

Les forces indiennes se sont livrées à plusieurs massacres de civils, disparitions forcées et viols pendant leur présence dans la province du Nord-Est du Sri Lanka[7],[8]. Parmi ces faits figure la complicité dans des événements tels que le massacre de Valvettithurai, au cours duquel, les 2, 3 et 4 août 1989, plus de 50 Tamouls ont été massacrés par la Force indienne de maintien de la paix à Valvettithurai, dans la péninsule de Jaffna. Outre les meurtres, plus de 100 maisons, commerces et autres biens ont également été incendiés et détruits[9].

Un autre événement notable est le massacre de l’hôpital universitaire de Jaffna, le 22 octobre 1987. Après un affrontement avec des militants tamouls près de l’hôpital, les forces de la IPKF sont rapidement entrées dans l’enceinte de l’établissement et ont massacré plus de 70 civils. Parmi eux se trouvaient des patients, deux médecins, trois infirmières et un pédiatre consultant, tous en uniforme. L’hôpital ne s’est jamais complètement remis de ce massacre[10],[11],[12].

La IPKF a également été accusée de complicité dans le meurtre de civils cinghalais. Le gouvernement sri-lankais de l’époque a accusé le régiment de Madras, déployé dans le district de Trinquemalay, d’être impliqué. Bien que les autorités indiennes aient nié toute responsabilité, elles ont retiré le régiment de Madras du district de Trinquemalay[13].

Violences sexuelles

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À partir d’, la IPKF a engagé des opérations contre les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) afin de les désarmer. Au cours de ce conflit, des soldats de la IPKF ont violé de nombreuses femmes tamoules[14]. Un responsable de la IPKF a justifié ces viols en déclarant :

Je reconnais que le viol est un crime odieux. Mais, ma chère, il y en a dans toutes les guerres. Ils s’expliquent par des raisons psychologiques, comme l’épuisement au combat[15].

  • Le 6 novembre 1987, vers 7 h 30, la IPKF a massacré des civils tamouls à Jaffna pour venger la mort de ses camarades. Un témoin a vu deux de ses filles se faire dénuder jusqu’à la taille par des soldats parlant hindi. Les deux filles pleuraient et imploraient leur pitié. Les soldats leur ont ensuite écarté les jambes et leur ont tiré sur les parties génitales, en maintenant le canon de leur fusil entre leurs cuisses. Pendant la fusillade, le témoin a fermé les yeux et fait le mort. Il a également entendu les deux filles d’un autre homme se faire tirer dessus aux parties génitales. Au total, dix civils tamouls ont été tués lors de ce massacre, dont des nourrissons[16].
  • Le 12 novembre 1987, vers 8 heures, à Jaffna, trois soldats de la IPKF ont violé collectivement une mère tamoule d’une trentaine d’années, chez elle. Son mari travaillait à l’étranger à l’époque. Les soldats lui ont également volé ses bijoux en or. Après l’agression, la victime a déclaré faire des cauchemars et être hantée par les visages et les voix des soldats. Elle se souvenait encore de leurs yeux perçants. Elle a consulté un psychiatre, qui lui a prescrit des médicaments pour l’apaiser[15].
  • La IPKF a également violé une jeune fille tamoule de 13 ans, issue d’une famille de classe moyenne, dans une maison qui avait autrefois servi de camp aux Tigres. Après le viol, la famille et l’enfant ont fui à Colombo[15].
  • Le 16 novembre 1987, deux soldats de la IPKF ont violé une jeune fille tamoule chez elle, après l’avoir séparée de ses parents. Elle a saigné après le viol, puis, désespérée, s’est jetée dans le puits familial[15].
  • Le 18 novembre 1987, entre 14 et 15 heures, deux soldats de la IPKF ont violé une veuve de 55 ans et une femme de 22 ans dans un quartier catholique défavorisé de Jaffna. La plus jeune a réussi à s’échapper après le viol et a couru dans la rue en criant. Elle s’est écriée : « Ils m’ont déshonorée. »[15].
  • Le 17 décembre 1987, le soldat de deuxième classe Karnail Singh, du 14e bataillon d’infanterie légère sikh de la FIP, a été condamné au renvoi et à un an d’emprisonnement pour le viol d’une Tamoule du village d’Idaikkurichy. A. Mani, barbier du 93e régiment de campagne, a subi une peine similaire pour le viol d’une femme célibataire près de Kodikamam, le 24 décembre 1987[17].
  • Le 19 décembre 1987, à 11 h 30, deux femmes tamoules ont été violées à Jaffna par des membres de la FIP. La plus jeune avait 25 ans. Les deux femmes ont été emmenées dans des pièces distinctes et violées. Les soldats ont quitté les lieux lorsque les voisins sont arrivés en masse, alertés par les aboiements furieux des chiens[15].
  • Le 23 décembre 1987, une jeune Tamoule vierge de 18 ans, instruite et issue d’une famille ouvrière pauvre, a été violée successivement par deux soldats de la FIP. La veille, ces soldats étaient venus voler des poulets dans leur jardin[15].
  • Le soldat de première classe Naik Banwari Lal et le fusilier Gugan Ram, du 18e régiment Garhwal, ont été condamnés chacun au renvoi et à six mois d’emprisonnement pour avoir tenté de violer des femmes mariées à Kaithadi, le 25 décembre 1987[17].
  • En 1987, alors que le journaliste tamoul A. Lokeesan avait six ans, il a entendu une femme tamoule crier dans une rizière tandis que des soldats de la IPKF la violaient[18].
  • Karunaharen, un garçon tamoul de 16 ans, a été arrêté avec sa sœur par des soldats de la FIP. Ceux-ci ont ensuite emmené sa sœur dans une maison, où il l’a entendue crier. Il a couru jusqu’à la fenêtre et l’a vue se faire violer puis tuer par les soldats de la FIP. Terrifié, il est rentré chez lui en courant. Ses parents lui ont ensuite acheté un billet pour le Canada, craignant pour sa sécurité. En route vers le Canada, il a été arrêté à Seattle, extrait de l’avion et placé dans un centre de détention avec un gang de criminels de Seattle. Les membres du gang l’ont alors battu et violé collectivement. Un gardien de prison compatissant l’a ensuite confié à un avocat tamoul qui vivait à Seattle[19].
  • Le 25 janvier 1988, le corps d’une Tamoule de 30 ans a été retrouvé dans un puits. Elle s’était suicidée après avoir été violée par des soldats de la IPKF qui s’étaient rendus chez elle. L’autopsie a révélé des signes manifestes de viol, notamment des déchirures au vagin et des ecchymoses sur les lèvres vulvaires[15].
  • Le 29 janvier 1988, à 12 h 10, quatre soldats de la IPKF ont violé une étudiante tamoule de 22 ans derrière des buissons, après l’avoir séparée de son père presque aveugle, près d’un temple à Jaffna[15].
  • En janvier et février 1988, le sous-officier Badan Singh, de la FIP, a commis des actes de sodomie sur quatre militants masculins du LTTE alors qu’ils étaient détenus au fort de Jaffna[17].
  • Le 27 mai 1988, deux soldats de la FIP, Latur Lal et Babu Lal, du 12e régiment des Grenadiers, risquaient un an d’emprisonnement et le renvoi de l’armée pour avoir violé une Tamoule mariée à Karaveddy, pendant l’opération Pawan[17].
  • Le 15 novembre 1988, six membres de la IPKF ont violé sept femmes tamoules à Jaffna. Les victimes étaient Mme Sushila Veerasingam, Mlle Manjulu Nadarajah, Mlle Mala Asaipillai, Mlle Rani Subramaniam, Mlle Rajani Subramaniam, Mlle Thayalini Sundaram et Mlle Syamala Rajaratnam[20].
  • Amnesty International a fait état d’un nombre croissant d’allégations de viols de femmes tamoules par des membres de la FIP. Plusieurs dizaines de femmes tamoules ont témoigné sous serment avoir été violées par des membres de la FIP, notamment à Kondavil East, dans le nord, ainsi que dans les villages de Sathurkodanan et de Morakkadanchenai, à l’est[21].

Retrait des forces indiennes (1990)

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En 1988, les élections présidentielles font élire le nouveau président sri-lankais, Ranasinghe Premadasa, qui est contre cet accord Indo-Sri-Lankais. Il ordonne alors à l'armée sri-lankaise de livrer clandestinement des cargaisons d'armes aux LTTE pour combattre l'IPKF et son armée nationale tamoule (TNA)[22].

Bien que les pertes parmi l'IPKF se soient accrues, Rajiv Gandhi a refusé de retirer l'IPKF du Sri Lanka. Cependant, à la suite de sa défaite aux élections parlementaires indiennes de décembre 1989, le nouveau premier ministre Vishwanath Pratap Singh a ordonné le retrait de l'IPKF. Le dernier navire quitte Sri Lanka le .

La présence de l'IPKF au Sri Lanka a donné la mort à 1200 soldats indiens et plus de 5 000 Sri Lankais. Le coût pour le gouvernement indien a été estimé à plus de 10,3 milliards de roupies.

Conclusion

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Rajiv Gandhi a été assassiné lors d'un rassemblement à Sriperumbudur le , alors qu'il faisait campagne pour sa réélection lors de l'élections législatives indiennes de 1991, par un kamikaze membre du LTTE.

Politique étrangère en Inde

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La débâcle qui était l'intervention de l'IPKF au Sri Lanka est régulièrement revenu dans le discours politique indien à chaque fois que la situation au Sri Lanka montrait des signes de détérioration.

En conséquence, les relations entre l'Inde et Sri Lanka sont devenues extrêmement tendus, et l'Inde a adopté la position de n'avoir aucun engagement militaire futur avec le Sri Lanka. Cette politique n'a pas changé depuis et aucun pacte de défense n'a été signé entre l'Inde et le Sri Lanka.

L'Inde n'a plus jamais été directement impliquée dans les pourparlers de paix entre le LTTE et le Sri Lanka.

La conclusion sanglante de l'intervention indienne, avec le second assassinat d'un premier ministre en Inde, mène à une certaine distanciation des forces politiques régionales du Tamil Nadu vis-à-vis du LTTE et des mouvements indépendantistes tamouls sri lankais. Une rupture pour les partis régionaux et le gouvernement de l'État du Tamil Nadu, jusqu'alors impliqués de manière forte voire décisive dans le conflit, en faveur des séparatistes.

  1. ↑ Le contingent était de 100000 soldats à son apogée.

Références

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  1. ↑ (en) « Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE) », sur GlobalSecurity.org (consulté le ).
  2. ↑ « Rediff On The NeT : Ashok Mitra on how Indira Gandhi sowed the seeds of hate », sur rediff.com (consulté le ).
  3. ↑ (en) Steven R. Weisman, « INDIA AIRLIFTS AID TO TAMIL REBELS », The New York Times,‎ (lire en ligne Accès limité, consulté le ).
  4. ↑ https://peacemaker.un.org/sites/peacemaker.un.org/files/IN%20LK_870729_Indo-Lanka%20Accord.pdf
  5. ↑ (en) « Buy Steroids Online », sur atimes.com via Internet Archive (consulté le ).
  6. ↑ « University Teachers for Human Rights » (consulté le )
  7. ↑ « Statistics on civilians affected by war from 1974 – 2004 » [archive du ], NESOHR (consulté le )
  8. ↑ Chris McDowell, A Tamil Asylum Diaspora: Sri Lankan Migration, Settlement and Politics in Switzerland (Studies in Forced Migration), Berghahn Books, (ISBN 1-57181-917-7) p.181
  9. ↑ Rita Sebastian, « Massacre at Point Pedro », The Indian Express,‎ , p. 8–9
  10. ↑ Rohan Gunaratna, Indian intervention in Sri Lanka: The role of India's intelligence agencies, South Asian Network on Conflict Research, (ISBN 955-95199-0-5) p.246
  11. ↑ John Richardson, Paradise Poisoned: Learning About Conflict, Terrorism and Development from Sri Lanka's Civil Wars, International Centre for Ethnic Studies, (ISBN 955-580-094-4) p.546
  12. ↑ Somasundaram, D., « Abandoning Jaffna Hospital: Ethical and moral dilemmas », Medicine, Conflict and Survival, vol. 13, no 4,‎ , p. 333–347 (DOI 10.1080/13623699708409357)
  13. ↑ « Chapter 36: Indians rule the roost » [archive du ], sur Asian Times (consulté le )
  14. ↑ Tamil Centre for Human Rights – Recorded figures of Arrests, Killings, Disappearances, Rapes, Displacements and Injuries to Tamils in the North East, Colombo and other regions (1956-2004) http://tchr.net/50_year_arrest_kill.htm
  15. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 University Teachers of Human Rights (Jaffna), The Broken Palmyra, chapter 5 – "NO MORE TEARS SISTER" THE EXPERIENCES OF WOMEN, War of October 1987 http://www.uthr.org/BP/volume2/Chapter5.htm
  16. ↑ At the hands of the IPFK – savagery beyond belief – Tamil Times, April 1988, p11
  17. 1 2 3 4 Kanwar Sandhu – IPKF men face court martial – charges include murder, rape, loot – Sunday Observer, Bombay, 18-24.12.88 – reproduced in Tamil Times, January 1989, p15
  18. ↑ Frances Harrison (2012), Still Counting the Dead: Survivors of Sri Lanka's Hidden War, Portobello books, p.122
  19. ↑ Tamil Times, 15 April 2001 – Peace and suffering, p21
  20. ↑ Action taken against 6 IPFK offenders – Tamil Times, January 1988, p3
  21. ↑ Amnesty International on human rights violations before and after the Indo-Sri Lanka accord – Tamil Times, June 1988, p6-7
  22. ↑ « Atimes.com », sur atimes.com via Wikiwix (consulté le ).

Liens externes

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