Institut Pasteur du Maroc
L’Institut Pasteur du Maroc (IPM) est un établissement public marocain spécialisé dans la recherche biomédicale, la santé publique, les analyses biologiques et la production de produits biologiques. Son siège est situé à Casablanca.
| Fondation |
1929 |
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| Sigle |
IPM |
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| Type |
Établissement public |
| Domaine d'activité | |
| Siège | |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Direction |
Aahd Oulad El Hassan[1] |
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| Organisation mère | |
| Affiliation |
Réseau international des instituts Pasteur, International Association of National Public Health Institutes |
| Site web |
Il est issu de la convention signée le entre le Gouvernement marocain et l’Institut Pasteur de Paris. En 1967, il est transformé, sous la dénomination de « Centre des sérums et vaccins », en établissement public doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière, placé sous la tutelle administrative du ministre de la Santé[2].
L’Institut Pasteur du Maroc est assimilé à un établissement pharmaceutique industriel. Il est membre du Réseau international des instituts Pasteur (RIIP) et de l’International Association of National Public Health Institutes (IANPHI).
Histoire
modifierLa présence pasteurienne au Maroc remonte à 1911, avec la création d’une filiale de l’Institut Pasteur de Paris à Tanger. Après la signature du traité de Fès en 1912, l’Institut Pasteur de Tanger se trouve séparé du Maroc placé sous protectorat français. En , le docteur Edmond Sergent est chargé d’étudier la création d’un nouvel institut.
Le , la création de l’Institut Pasteur du Maroc à Casablanca est décidée à l’initiative du docteur Émile Roux, alors directeur de l’Institut Pasteur de Paris, et de Lucien Saint, résident général de la République française au Maroc.
En 1967, les instituts de Tanger et de Casablanca sont réunis pour constituer l’Institut Pasteur du Maroc, par le décret n° 176-66 du 14 rabii I 1387, correspondant au .
Missions
modifierL’Institut Pasteur du Maroc exerce des missions dans les domaines de la recherche, de la santé publique et de l’enseignement. Son activité porte notamment sur :
- la promotion et le développement de la recherche fondamentale et appliquée ;
- la réalisation d’expertises, d’analyses biologiques et de conseils pour les particuliers, les entreprises, les services publics ou les institutions régionales, nationales et internationales ;
- la fabrication, l’importation, l’exportation et la distribution de vaccins, de sérums et de matériels biologiques à usage thérapeutique ou diagnostique[3] ;
- la contribution à l’enseignement des disciplines biologiques liées à ses activités.
L’Institut intervient également dans les domaines des analyses biologiques, de la sécurité alimentaire, de l’environnement et de la production de matériel biologique. Il emploie au moins 270 personnes[4].
Activités
modifierLes activités de l’Institut Pasteur du Maroc se répartissent entre la production biologique, les services de santé publique, la recherche scientifique et l’enseignement.
L’activité de production concerne notamment les vaccins, les sérums thérapeutiques, les milieux de culture et les réactifs de laboratoire.
Dans le domaine de la santé publique, l’Institut mène des travaux de recherche fondamentale et appliquée en microbiologie, virologie, biochimie et génétique. Ces recherches portent notamment sur la tuberculose, les chlamydiæ, les entérobactéries, les salmonelles, la microbiologie alimentaire, les hépatites virales, les rétrovirus, le SIDA, les infections sexuellement transmissibles, la rage, les venins scorpioniques et vipérins au Maroc, ainsi que les maladies génétiques et les prédispositions génétiques à certaines pathologies[5].
L’Institut organise également des congrès, des séminaires et des formations dans des domaines tels que la microbiologie, la parasitologie et la biologie du développement. Il participe aussi à la préparation d’études approfondies et de thèses de 3e cycle.
Organisation
modifierL’Institut Pasteur du Maroc comprend plusieurs départements, dont le département médical, le département de la recherche scientifique, le département de production pharmaceutique et biologique et le département analytique.
L’IPM a développé plusieurs prestations de service à travers son centre de biologie, considéré comme l’un des plus importants du Royaume. Ce centre répond à une grande partie des besoins en matière de diagnostic biologique et d’analyses médicales.
Le laboratoire de biologie moléculaire, rattaché au département de biologie médicale, joue un rôle important dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des maladies infectieuses, notamment dans le domaine des hépatites virales[4].
Notes et références
modifier- ↑ Rita Khairi, « Aahd Oulad El Hassan nouvelle directrice de l'Institut Pasteur », sur Médias24, (consulté le )
- ↑ « Décret royal n° 176-66 du 14 rebia | 1387 (23 juin 1967) relatif au centre des sérums et vaccins. » [PDF], sur pharmacie.ma (consulté le ).
- ↑ « L’Institut Pasteur s’entête à lancer son appel d’offres factice pour l’usine de vaccins de Benslimane », sur Le Desk, (consulté le )
- 1 2 « Institut Pasteur Maroc : zoom sur le laboratoire de diagnostic moléculaire », sur gazettelabo.info (consulté le ).
- ↑ Younes Saoury, « L’Institut Pasteur du Maroc veut durcir sa cybersécurité », sur Telquel.ma (consulté le )
