Institut celtique de Bretagne
L’Institut celtique de Bretagne, parfois l’Institut celtique de Rennes, ou Institut celtique, en breton Framm Keltiek Breizh, est un institut culturel spécialisé dans les études celtiques, créé le à l'initiative du linguiste et celtisant Leo Weisgerber.
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Historique
modifierCréation
modifierLeo Weisgerber monte en l'Institut celtique de Bretagne sous l'autorité de Werner Best[1].

Roparz Hemon est associé à la création de l'Institut, et en est nommé directeur dès sa création[2], à l'issue de la Semaine celtique qui s'est tenue à Rennes en [3].
Il est animé par un comité de neuf membres[4] :
1942
modifierLe congrès se tient à Rennes le [5].
Roparz Hémon, dans son discours de candidature à la présidence, intègre l'Institut celtique dans le cadre de « l'Europe nouvelle ». Le linguiste précise ainsi qu'il a voué son existence à la défense de la langue bretonne et :
« Je me déclare, me tenant sur le strict terrain culturel, qui est le nôtre, partisan d'une collaboration loyale avec les peuples qui façonnent, sous nos yeux, l'Europe nouvelle. »
— Roparz Hemon, Arvor no 75, .
L'institut dispose de créneaux horaires sur la radio Rennes-Bretagne[6].
Yann Poupinot propose à l'Institut la publication d'un Atlas historique de Bretagne[7].
L'institut met en place un festival Paul Le Flem[8].
1943
modifier1944
modifierIdéologie
modifierLes membres de l'Institut utilisent l'expression « L'Europe nouvelle » pour parler du continent unifié par la force des armées du Troisième Reich[14].
Statuts
modifierUn premier programme d'ensemble est élaboré en 1941, il tient en trois points :
- protéger le patrimoine architectural breton[15] ;
- appuyer le rayonnement de la langue bretonne et de la culture d'expression bretonnante (sur ce dernier point, Olier Mordrel arrache à Hemon, selon ses dires, l'existence de deux sections, l'une bretonnante, l'autre francisante, prix pour lui laisser la présidence de l'Institut[16]).
Ses statuts indiquent que le but est d'« aider à la renaissance bretonne, dans le sens culturel et technique, en dehors de toute position politique et confessionnelle, au-dessus des querelles de personnes… ». Roparz Hemon, dans un texte publié dans le premier cahier des Archives de l'Institut celtique de Bretagne, en mai 1942, résume l'idée prévue : « rassembler et coordonner toutes nos forces intellectuelles pour préparer la résurrection de la province de Bretagne". » Cependant, dans ses activités réelles, l’Institut travaille avant tout sur les projets qui semblent importants pour l’occupant[2]. Il fait également bénéficier de bourses d’études en Allemagne quelques étudiants bretons[17].
Lors du congrès du , les congressistes évoquent la renaissance des petits ports et la création d'écoles de pêche[18].
Structure
modifierL'Institut possède une section musique[19].
Membres
modifierLes principaux membres sont : René-Yves Creston[20], Georges Toudouze[21], René de la Godelinais[22], Florian Le Roy[23], Jean Merrien[24].
Prolongement
modifierL'association Bodadeg ar Sonerion, « assemblée des sonneurs », donne sa première « représentation » dans la cour du Parlement de Bretagne lors du congrès de l'Institut celtique de Bretagne en 1943[25].
Notes et références
modifier- ↑ « Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine », sur Gallica, Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, (consulté le )
- 1 2 Lionel Boissou. Ibid. p. 332.
- ↑ Denis-Michel Boëll, « La Bretagne, terrain d’enquêtes du musée national des Arts et Traditions populaires (1939-1945) : acteurs, enjeux, engagements », dans Du folklore à l'ethnologie, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, coll. « Hors collection », , 177–190 p. (ISBN 978-2-7351-1849-6, lire en ligne)
- ↑ Nicolas 1982, p. 101.
- ↑ « La Dépêche de Constantine : journal politique quotidien », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Ouest-Éclair », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ France Marine, « Cols bleus : hebdomadaire de la Marine française », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Paris-midi : seul journal quotidien paraissant à midi / dir. Maurice de Waleffe », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Dépêche de Brest : journal politique et maritime ["puis" journal de l'Union républicaine "puis" journal républicain quotidien "puis" quotidien républicain du matin]... », sur Gallica, Union républicaine (France), (consulté le )
- ↑ « Les Ondes : l'hebdomadaire de la radio », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Dépêche de Brest : journal politique et maritime ["puis" journal de l'Union républicaine "puis" journal républicain quotidien "puis" quotidien républicain du matin]... », sur Gallica, Union républicaine (France), (consulté le )
- ↑ « L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Union républicaine (France), « La Dépêche de Brest : journal politique et maritime ["puis" journal de l'Union républicaine "puis" journal républicain quotidien "puis" quotidien républicain du matin]... », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Bruneteau 2003.
- ↑ Union républicaine (France), « La Dépêche de Brest : journal politique et maritime ["puis" journal de l'Union républicaine "puis" journal républicain quotidien "puis" quotidien républicain du matin]... », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Le Boterf 2002.
- ↑ Lionel Boissou. Ibid. p. 333
- ↑ « Le Cri du peuple : quotidien de Paris / directeur : Jacques Doriot ; rédacteur en chef : Henri Lebre », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Comptes rendus, procès-verbaux, mémoires... : agriculture, archéologie », sur Gallica, Association bretonne et Union régionaliste bretonne, (consulté le )
- ↑ « Congrès : histoire - arts et lettres - économie - langues bretonnes », sur Gallica, Association bretonne et Union régionaliste bretonne, (consulté le )
- ↑ texte, « Chronique d'histoire maritime / Commission française d'histoire maritime », sur Gallica, Commission française d'histoire maritime Auteur du, (consulté le )
- ↑ « Revue de folklore français », sur Gallica, Société du folklore français, (consulté le )
- ↑ « L'Ouest-Éclair », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « MERRIEN (René-Marie de Fréminville, dit Jean) », sur www.devoir-de-philosophie.com (consulté le )
- ↑ Fabien Lostec, « L'Ouest en mémoire - Neuvième édition des Fêtes des Cornemuses à Brest », sur fresques.ina.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Nelly Blanchard, Un agent du Reich à la rencontre des militants bretons : Leo Weisgerber, vol. 11, Emgleo Breiz – Brud Nevez, (lire en ligne)
- Michel Nicolas, Histoire du mouvement breton, Paris, Syros, , 380 p. (ISBN 2-901968-63-5, OCLC 299377885)
- Bernard Bruneteau, L'Europe nouvelle de Hitler : Une illusion des intellectuels de la France de Vichy, Monaco, Paris, Éditions du Rocher, coll. « Démocratie ou totalitarisme », , 435 p., 24 cm (ISBN 2-268-04504-8, BNF 38971769)
- Hervé Le Boterf, La Bretagne dans la guerre: 1938 - 1945, Ed. France-Empire, (ISBN 978-2-7048-0908-0)
- « La Terre française : hebdomadaire de l'agriculture et de l'artisanat rural », sur Gallica, (consulté le )
Liens externes
modifier- Archives de l'Institut ()