Institut de développement industriel
L'Institut de développement industriel (IDI) est un établissement financier parapublic, créé en 1970 et privatisé en 1987. Il a été un acteur important de la politique industrielle française dans les années 1970-1980.
| Fondation |
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| Siège | |
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| Pays |
| Capitalisation boursière |
525 M€ () |
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| Cotation |
Euronext Paris (IDIP) |
| Site web |
Création
modifierLa création future de cet institut est annoncée par J. Chaban-Delmas, Premier ministre, à la tribune de l'Assemblée en [1]. Un rapport est demandé à Maurice Schlogel, directeur général du Crédit Lyonnais, et l'Institut est créé à la suite de ce rapport. L’État est au capital de l'Institut pour 48%, le reste étant détenu par des établissements bancaires et financiers publics, parapublics et privés[2].
Sa mission est alors d'apporter une aide indispensable aux entreprises industrielles traversant une phase délicate de modernisation[3].
Affaires hors normes
modifierL'IDI est actionnaire de nombreuses entreprises industrielles françaises. Parmi celles-ci, certaines défraient la chronique.
En 1973, l'Institut refiuse d'investir dans LIP.
Fin 1981, à la demande du gouvernement socialiste, l'IDI se retrouve gestionnaire de fait du groupe Boussac-Saint-Frères lors de la débâcle des frères Willot. Opposé aux accords signés entre les frères Willot et le président de Boussac, René Mayer, soutenu par le pouvoir socialiste, le président de l'IDI, Dominique de La Martinière, démissionne[4].
Privatisation
modifierL'Institut est entièrement privatisé par la droite en 1987, au profit de certains de ses cadres, regroupés dans une société chapeau, dite La Financière IDI, qui prend le contrôle de l'IDI (1,6 MMF d'actifs)[5]. Il opère de nos jours comme opérateur privé de capital-risque sous le nom de groupe idi, sous la direction depuis 1987 de Christian Langlois-Meurinne.
Direction
modifierPrésidents
modifier- Maurice Schlogel, Crédit Lyonnais (en 1970);
- Laurent Boix-Vives, président des skis Rossignol (en 1973);
- Claude-Alain Sarre, président de la Lainière de Roubaix (en 1976);
- Georges Chavanes, président de Leroy-Somer (1977-1979)[6];
- Anatole Temkine (1979-), président d'Essilor ;
- Claude Mandil (1984-1988 ; il s'efface après la privatisation)
Directeurs généraux
modifier- Jacques Lallement.
- Dominique de La Martinière (1976-1983);
- Claude Mandil, ancien conseiller de M. Mauroy (1983-1984, président en 1984)
Notes et références
modifier- ↑ https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/01/25/l-idi-la-necessaire-revente-de-ses-participations_2853256_1819218.html
- ↑ Conférence de 1977, https://books.openedition.org/pusl/9119?lang=fr
- ↑ https://www.lemonde.fr/archives/article/1973/05/09/l-institut-de-developpement-industriel-lance-un-cri-d-alarme_2573231_1819218.html
- ↑ Patrick Lamm, Enquête sur l'affaire Boussac, Robert Laffont, 1985
- ↑ https://www.persee.fr/doc/rfap_0152-7401_1987_num_43_1_1858
- ↑ https://www.lemonde.fr/archives/article/1979/07/13/m-anatole-temkine-a-ete-nomme-president-de-l-institut-de-developpement-industriel-idi_2782148_1819218.html