Institut des hautes études marocaines
L’Institut des hautes études marocaines est un ancien établissement d’enseignement supérieur créé à Rabat par l’arrêté viziriel du pendant le protectorat français au Maroc. L’Institut était situé dans la Bibliothèque générale près de la Résidence générale.
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Après l'indépendance en 1956, l’Institut est remplacé par la faculté de lettres de l’université Mohammed-V.
Histoire
modifierInitialement nommé « École supérieure de langue arabe et des dialectes berbères », l’Institut des hautes études marocaines est issu de la volonté du résident général Hubert Lyautey de doter le Maroc d’une école de formation pour les fonctionnaires coloniaux français afin de les familiariser avec les langues, les coutumes et la population du Maroc. Une école normale y est abritée. En pratique, il s’agissait d’un instrument de contrôle politique, destiné à renforcer par la recherche et l’enseignement les structures de domination imposées par le régime du protectorat. L’Institut était une institution qui servait les élites européennes ; jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, aucun musulman n’en avait été diplômé.
D’éminents spécialistes français du Maghreb, tels que Georges Hardy, Évariste Lévi-Provençal et Henri Terrasse ont dirigé l’Institut, tandis que Henry de Castries, Régis Blachère, Maurice Euzennat et Robert Montagne ont fait partie des enseignants.
L’Institut publiait la revue Hespéris (nom grec du Maroc), qui existe encore aujourd’hui sous le nom d’Hespéris-Tamuda.