Irène du Portugal
Irène du Portugal (ou Íria de Tomar), vierge et martyre (c. 635 – c. 653), est une sainte de Lusitanie dont le culte est très ancien au Portugal. Sa fête est célébrée le en Occident. Elle est particulièrement honorée à Tomar et à Santarém[2],[3].
| Irène du Portugal | |
Image de sainte Irène avec la palme du martyre. | |
| Sainte | |
|---|---|
| Date de naissance | c. 635 |
| Lieu de naissance | Tomar (Nabância, selon la légende) |
| Date de décès | c. 653 (env. 18 ans) |
| Lieu de décès | Scallabis (Santarém) |
| Autres noms | Íria de Tomar ; Santa Iria |
| Nationalité | |
| Vénérée à | Tomar ; Santarém ; Portugal |
| Vénérée par | Église catholique ; Église orthodoxe (culte pré-schisme, présent dans certains calendriers) |
| Fête | 20 octobre |
| Attributs | Palme du martyre ; habit de moniale |
| Sainte patronne | Tomar ; Santarém ; Santa Iria de Azóia (Loures)[1] |
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Légende
modifierSelon les récits hagiographiques tardifs (les *vitae* connues sont postérieures à 1100), Irène serait née à Nabância (Tomar) dans une famille aisée. Devenue moniale, elle repoussa les avances d’un noble nommé Britald et celles de son précepteur, le moine Remígio. Ce dernier, pour se venger, propagea la rumeur d’une grossesse et lui administra une potion faisant enfler son ventre. Jaloux, Britald engagea un tueur à gages qui la frappa d’un coup d’épée alors qu’elle rentrait de la visite d’un malade ; son corps fut jeté dans le Nabão puis emporté vers le Tage[4],[5],[2].
Des Bénédictins auraient ensuite retrouvé son corps « incorrompu » près de Scallabis. La dévotion à la sainte s’y développa au point que la ville prit le nom de Sancta Irene, devenu Santarém[6].
Culte
modifierIrène est la patronne de Tomar et de Santarém ; une foire et des processions ont lieu à Tomar autour du (Feira de Santa Iria)[7]. Elle est également tenue pour patronne de Santa Iria de Azóia (Loures)[1].
Vénération dans l’orthodoxie
modifierParce qu’elle appartient à la période antérieure au Grand Schisme, Irène de Tomar figure parmi les saints occidentaux pré-schisme commémorés dans certains calendriers orthodoxes (notamment en anglais) au / (calendrier julien)[8].
Sources et historicité
modifierBiographie
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Selon la légende, Irène naît dans une famille riche à Nabância (pt), aujourd'hui Tomar. Elle est envoyée par ses parents au monastère de la localité où elle est mise sous la tutelle d'un précepteur, le moine Remigius. Un jour, Britald, un jeune noble, l'aperçoit alors qu'elle sort de la messe et en tombe amoureux. Irène le rejette car elle désire se consacrer à Dieu et Britald tombe en profonde dépression[10].
Remigius, jaloux de la passion de Britald, prépare une tisane qui met Irène en transe et entraîne une grossesse nerveuse. Pour ce fait, elle est expulsée du monastère et Britald, jaloux et qui a eu connaissance de l'incident, engage un soldat qui se déguise en une vieille vagabonde et la tue avec son épée.
Le corps est jeté dans la rivière Nabão et est transporté par la rivière torrentueuse Zêzere jusqu'aux rives sablonneuses du Tage, à Scallabis, ville qui, par dévotion et en sa mémoire modifie son nom pour celui de Santarém (Sainte Irène). Une église est construite sur le monticule sablonneux où son corps est retrouvé[11]. Celui-ci se conserve miraculeusement en état d'incorruptibilité pendant plusieurs siècles.
Notes et références
modifier- 1 2 (en) « St. Irene of Tomar – Saints & Angels », sur Catholic.org (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Irene of Portugal, St. », sur Encyclopedia.com (consulté le )
- ↑ (pt) « Convento de Santa Iria (Tomar) », sur VisitPortugal (consulté le )
- ↑ (pt) « Lenda de Santa Iria », sur Infopédia (Porto Editora) (consulté le )
- ↑ (en) « St. Irene of Tomar », sur Aleteia, (consulté le )
- ↑ (en) « Convento de Santa Iria (Tomar) », sur VisitPortugal (consulté le )
- ↑ (en) « Fair of Saint Iria (Tomar) », sur Convent of Christ – Tomar (consulté le )
- ↑ (en) « Latin Saints of the Orthodox Patriarchate of Rome – 7th Century (entry “Irene”, Oct 20) », sur Orthodox England (consulté le )
- ↑ (it) « Sant’ Irene del Portogallo », sur Santiebeati (consulté le )
- ↑ (en) Encyclopedia of Catholic Saints, vol. 10, Chilton Books, (lire en ligne), p. 99-100.
- ↑ (en) Agnes Dunbar, A Dictionary of Saintly Women, vol. 1, Bell, (lire en ligne), p. 408
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (pt) Almeida Garrett, « Historia de Santa Iria, segundo os chronistas e segundo o romance popular », dans Viagens na minha terra, (lire en ligne)
- (en) Roberto Benjamin, « The romance of Santa Iria - permanence and diffusion » [PDF], sur Revista lusófona de estudos culturais (consulté le )
- P. Miguel de Oliveira, Santa Iria e Santarém. Lenda e História. Estudos hagiográficos, Lisbonne, União Gráfica, .
- P. Avelino de Jesus Costa, Santa Iria e Santarém, revisão de um problema hagiográfico e toponímico, Coimbra, FLUC, .
- A. de Almeida Fernandes, Considerações acerca de Santa Iria. Identificação, lendas e toponímia, Tarouca, Revista Camoniana, .
- Moisés Espírito Santo, Os mouros fatimídas e as aparições de Fátima, Lisbonne, ISER - Universidade Nova de Lisboa, .
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
- Sainte Irène, sur le site lejourduseigneur.com
- (it) Irèna du Portugal, Santi e Beati
- (pt) Légende de sainte Irène (Iria), UF de São João Baptista e Santa Maria dos Olivais