Itala Fulvia Villa
Ítala Fulvia Villa née le 20 janvier de 1913 à Buenos Aires, morte le 28 janvier de 1991 à Buenos Aires est une architecte et urbaniste argentine, appartenant au mouvement moderne. C'est une figure importante du modernisme argentin.
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Biographie
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Le , Ítala Fulvia Villa est diplômée de l'École d'Architecture de l'Université de Buenos Aires, rattachée à la Faculté de sciences exactes, physiques et sciences naturelles. Cette école enseigne l'architecture néoclassique. Elle réalise un voyage d'études en Europe avec les étudiants de sa promotion et découvre le rationalisme et le mouvement moderne[1]. Jorge Ferrari Hardoy (es) et Juan Kurchan (architecte) (es) restent à Paris et intègrent l'agence de Le Corbusier. De retour à Buenos Aires, elle établit une correspondance avec les architectes restés à Paris pour établir le plan directeur de Buenos Aires. Elle rejoint le Groupe Austral (es), dirigé par l'espagnol Antonio Bonet Castillane (es). C'est un collectif pionnier du mouvement moderne en Argentine. Elle décide de se consacrer à l'urbanisme au sein des institutions publiques de Buenos Aires.
En 1943, elle réalise avec Violeta Lorraine Pouchkine, un logement collectif à la calle Arcos.
En 1945, elle dessine avec Horace Nazar (es), le projet d'urbanisation du Bajo Flores, visant la requalification du sud de la ville. Ce projet obtient le premier prix du Salon d'Architecture en 1945. Grete Stern a documenté le projet[2].
Au sein de la direction de la planification, elle développe une approche novatrice de la ville, fondée sur des cartes, des diagrammes et des graphiques[1].
En 1949, la municipalité de Buenos Aires lance un projet de construction d'une nécropole souterraine, sur un terrain de 9 hectares, pouvant accueillir 150 000 sépultures[3]. Construit entre 1950 et 1958, Ítala Fulvia Villa dirige une équipe composé d'architectes, de paysagistes et d'ingénieurs pour ce projet monumental. Elle applique les préceptes de l’architecture moderne au domaine funéraire. Elle conçoit une nécropole souterraine sur deux niveaux laissant libre le niveau du sol comme un jardin. Des temples permettent de descendre dans la nécropole. Le Sexto Panteó est un labyrinthe futuriste[4].
En 1979, elle représente la Federación Argentina de Mujeres Universitarias (FAMU), marquant son engagement pour la reconnaissance des femmes dans les professions intellectuelles et techniques[1].
Œuvres
modifier- 1943, Logement Collectif, calle Arcos, avec Violeta Lorraine Pouchkine
- 1945, Urbanisation du Bajo Flores avec Horace Nazar
- 1958, Panteones au cimetière de Chacarita et de San José des Fleurs en collaboration avec Lelia Cornell, Raquel S. De Díaz, Günter Ernst, Carlos Gabutti, Ludovico Koppman et Clorindo Teste[5].
Bibliographie
modifier- Soraya Jebai, Itala Fulvia Villa: uma mulher na arquitetura moderna argentina (1913–1991), São Paulo,
- Léa Namer, Chacarita Moderna. La nécropole brutaliste de Buenos Aire, Paris, Building Books,
Notes et références
modifier- 1 2 3 Léa Namer, « Ítala Fulvia Villa », sur AWARE Women artists / Femmes artistes (consulté le )
- ↑ Diccionario de arquitectura en la Argentina: estilos, obras, biografías, instituciones, ciudades, Buenos Aires, Diario de Arquitectura Clarín, (ISBN 9507824227), p. 168
- ↑ Louis Delafon, « Coup de projecteur sur la nécropole Sexto Panteón de Buenos Aires, un trésor brutaliste oublié », sur IDEAT, (consulté le )
- ↑ (en-US) « L'architecture funéraire du Sexto Panteón à Buenos Aires », sur Chacarita Moderna (consulté le )
- ↑ « Panteones en dos cementerios porteños », Nuestra Arquitectura, no 379, , p. 35-50 (lire en ligne)
