Italo Vicentini est un syndicaliste et journaliste italien.

Italo Vicentini
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Biographie

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Journaliste et organisateur syndicaliste révolutionnaire en Polésine

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Actif dès le début des années 1900 comme organisateur syndicaliste révolutionnaire en Polésine, Italo Vicentini dirigea, à partir du début de l'année 1907, le journal La Lotta qui, sous sa direction passa de 1 400 exemplaires imprimés au mois de février à 2 700 au mois de juin[1].

Ne pouvant participer au Congrès extraordinaire des socialistes de Polésine du 28 juillet 1907 car engagé dans une grève à Cavarzere, Vicentini confia la direction du journal au jeune Giovanni Marinelli[1]. À la suite d'une scission lors du Congrès, les dissidents syndicalistes révolutionnaires décidèrent de fonder le journal La Lotta di Classe, périodique dont il confièrent la direction à Vicentini[1].

Glissement nationaliste et interventionnisme

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En 1911, Vicentini organisa des meetings anticléricaux. En janvier 1912, Filippo Corridoni, alors en convalescence, décida de lui céder la tête de la Ligue qu'il dirigeait[2]. Face à la « vague des difficultés de plus en plus évidentes rencontrées par le mouvement syndicaliste », Vicentini abandonna toutes les charges qu’il occupait dans en Polésine[3], se transférant d’abord à Bologne puis à Milan. En Lombardie, il s’occupa de la rédaction du journal La Giovane Italia, reprenant son militantisme. En 1912, la préfecture de Rovigo le signalait comme orateur d’une conférence intitulée L’Italia grande proletaria, premier signe de son glissement vers des positions nationalistes[3].

Aux côtés de Mussolini dans la lutte interventionniste, Vicentini intégra dès sa fondation la rédaction d'Il Popolo d'Italia et fut envoyé en zone de guerre comme correspondant officiel[3]. Il maintiendra sa collaboration encore pendant quelques années après la fin du conflit[3]. En 1915, il fut nommé secrétaire de la nouvelle Società Italiana fra gli Artisti Lirici et expliqua lors d'un meeting que l'organisation « entendait atteindre à travers une agitation réclamant au gouvernement et aux organismes publics et privés une série de mesures destinées à atténuer les effets du chômage. Il dépeignit les tristes conditions dans lesquelles se trouve, plus que toute autre, la classe des travailleurs du théâtre en conséquence de la guerre et, citant l’exemple déjà offert par d’autres nations, soutint que le gouvernement ne peut et ne doit pas se désintéresser de cette catégorie bien méritante de travailleurs ».

Fascisme et carrière professionnelle après le conflit

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Dans l'immédiate après-guerre, Vicentini participa à la fondation des Faisceaux de combat et finira par la suite par se débrouiller professionnellement dans le monde de la musique comme employé à l’Unione orchestrale, à la Società degli Artisti lirici, dans un bureau de publicité musicale[3]. En 1922, il suivit même le cirque Krone dans ses pérégrinations à travers la péninsule[3]. D’après les notes de police, il s'inscrivit au Parti national fasciste (PNF) en février 1925 et fut radié du registre des subversifs en janvier 1928[3].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (it) Aldo Rondina, Giovanni Marinelli. Una carriera nell'ombra del regime, Adria (Ro), Apogeo Editore, , 288 p. (ISBN 978-88-98608-02-7)
  2. ↑ Unione Sindacale Italiana Usi-Ait, Le figure storiche dell'Unione Sindacale Italiana, U.S.I., , p. 103
  3. 1 2 3 4 5 6 7 (it) Socialismo, anarchismo e sindacalismo rivoluzionario nel Veneto tra Otto e Novecento : atti del convegno, castello di Monselice, 12 ottobre 2003, Monselice, Poligrafo, , 309 p. (ISBN 88-7115-370-7)

Bibliographie

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  • Aldo Rondina, Giovanni Marinelli. Una carriera nell'ombra del regime, Apogeo Editore, 2014.
  • Socialismo, anarchismo e sindacalismo rivoluzionario nel Veneto tra Otto e Novecento : atti del convegno, castello di Monselice, 12 ottobre 2003, Poligrafo, 2004.
  • Unione Sindacale Italiana Usi-Ait, Le figure storiche dell'Unione Sindacale Italiana, U.S.I., 2012, p.103.