Itet
Itet est, dans l’Égypte antique, la femme du vizir Néfermaât[1].
| Itet | ||||
Itet et son fils dans une scène du tombeau à Meïdoum (Oriental Institute, Chicago) | ||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||
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| Transcription | Jtt | |||
| Période | Ancien Empire | |||
| Dynastie | IVe dynastie | |||
| Famille | ||||
| Conjoint | Néfermaât | |||
| Enfant(s) | Quinze garçons : - Hémiounou - Isou - Téta - Itisen - Khentimeresh - Inkaef - Serfka - Ouehemka - Chepseska - Kachent - Ânkhercheretef - Ânkherfenedjef - Bouneb - Chepsesneb - Nebkhenet Trois filles : - Djefatsen - Isesou - Pageti |
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| Sépulture | ||||
| Nom | no 16 | |||
| Type | Mastaba | |||
| Emplacement | Meïdoum | |||
| Date de découverte | 1871-1872 | |||
| Découvreur | Auguste Mariette | |||
| Fouilles | 1892 : William Matthew Flinders Petrie 1900 : Petrie, Gerald Avery Wainwright et Mackay |
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Attestation
modifierItet n'est connue que par sa tombe, qu'elle partage avec son époux Néfermaât ; elle est située à Meïdoum, non loin de la pyramide de Snéfrou[2]. Les inscriptions indiquent qu'elle portait le titre de « connue du roi » (rẖ.t nsw.t)[3].
Généalogie
modifierBien que ses parents ne soient pas connus, elle était nécessairement de haut rang pour épouser un prince tel que Néfermaât. Avec ce dernier, elle a près de dix-huit enfants, tous représentés et nommés dans leur tombeau à Meïdoum[4],[5] : les garçons Hémiounou, Isou, Téta, Khentimeresh et les filles Djefatsen et Isesou y sont dépeints comme des adultes, tandis que Itisen, Inkaef, Serfka, Ouehemka, Chepseska, Kachent, Ânkhercheretef, Ânkherfenedjef, Bouneb, Chepsesneb et Nebkhenet ainsi que la fille Pageti sont présentés comme des enfants[6].
Leur fils Hémiounou est le vizir censé avoir planifié la construction de la pyramide de Khéops[7].
Sépulture
modifierNéfret et son époux sont inhumés dans le mastaba no 16, situé dans le champ des mastabas nord de Meïdoum. La tombe est réputée pour la technique particulière utilisée pour réaliser les scènes. Les sculpteurs y taillaient des motifs en creux, qu'ils remplissaient ensuite d'une pâte colorée. Cette méthode était fastidieuse, car la pâte avait tendance à sécher, à se fissurer, puis à se détacher. Elle permet d'obtenir des scènes aux couleurs vives. C'est la seule tombe connue à ce jour présentant cette technique. Le fait que l'enduit ait fini par se fissurer, entraînant la perte de la pâte, a probablement conduit les artisans à abandonner ce type de décoration.
Notes et références
modifier- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 53.
- ↑ Porter et Moss 1968, p. 92-94.
- ↑ Petrie 1892, Pl. XVIII, XX, XXII et XXIV.
- ↑ (en) « Néfermaât et Itet »
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 56-61.
- ↑ Petrie 1892, Pl. XVII à XXVII.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 57.
Bibliographie
modifier- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-977-424-957-0) ;
- (en) William Matthew Flinders Petrie, Meidum, Londres, David Nutt, (lire en ligne) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings, vol. IV : Lower and Middle Egypt: Delta and Cairo to Asyût, Oxford, The Clarendon Pres, , 2e éd. (1re éd. 1934).