Ivan Argote
Iván Argote (Iván Assad Argote Calderón) est un artiste contemporain, né à Bogota (Colombie) le . Il travaille entre Paris et New York.
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalités | |
| Formation | |
| Activités |
Artiste contemporain, acteur, artiste d'objet, artiste vidéo, artiste graphique, artiste, artiste visuel, sculpteur, réalisateur de cinéma, graphiste, artiste d'installation |
| Représenté par |
Galerie Emmanuel Perrotin (d) |
|---|
Vie et travail
modifierIl naît à Bogota en 1983, dans une famille engagée dans le syndicalisme et la politique de gauche en Colombie : Lilia Calderón (mère), Alvaro Argote (père), Támara Argote (sœur). Entre 2000 et 2004, il fait des études en graphisme à l'Université nationale de Colombie. En 2005, il travaille comme assistant de réalisateur avec Camilo Matiz. Cette même année, il gagne le premier prix du 9e Salon National d'Art Universitaire ce qui lui donne le droit de faire un voyage à l'étranger. Il va en France et fait des études aux Beaux-Arts de Paris dans les ateliers de Claude Closky et Guillaume Paris, où il rencontre l'artiste Pauline Bastard avec qui il développera plusieurs projets en collaboration. Depuis 2006, Argote a participé à de nombreuses expositions dans différentes villes : Paris, New York, Berlin, Londres, Bruxelles, Prague, Vienne, Los Angeles, Miami, Bogotá, San Juan de Puerto Rico, entre autres.
Projets
modifierIván Argote travaille sur plusieurs médias, vidéo, performance, informatique, sculpture et peinture[1]. En 2008, il se fait connaitre pour avoir fait un graffiti sur deux Mondrian (sous verre) au Centre Pompidou (Retouch, 2008). Il multiplie des interventions faites dans la rue, dans des transports en commun, dans des musées et d'autres lieux publics. En 2009, Argote participe au Salon d'art contemporain de Montrouge[2],[3]. Le travail d'Argote propose des questionnements autour du comment vivre ensemble et comment le pouvoir et l'histoire sont présents dans nos vies quotidiennes. Avec une certaine joie de vivre et beaucoup d'humour, il cherche à critiquer notre passivité, dans un esprit de non-résignation et rébellion. Argote crée aussi des interventions in situ. Il créa avec Pauline Bastard et Isabelle Le Normand "La collection permanente" à Mains d'Œuvres où il a été résident jusqu'au jour où un tragique incendie a rasé son atelier. Dans cette ligne, il fait "La lumière des commissaires" (2009) et notamment le "prix Iván Argote" (2011) où il détourne l'argent reçu pour la réalisation d'un projet et propose de créer un prix pour les étudiants de l'école d'art de Bourges (ENSA). Il fait des expositions personnelles en 2008 et 2009 à la galerie Valenzuela Klenner (Bogotá), en 2011 il fait sa première exposition personnelle en France dans la galerie Emmanuel Perrotin, intitulée Caliente, en [4].
Expositions
modifierExpositions personnelles
modifier- 2011. La Mals, Sochaux, France
- 2011. Caliente, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
- 2010. L'OLM, Neuchâtel, Suisse, Commissaire: Renaud Loda
- 2010. Rising action, with Pauline Bastard Vernon projekt, Vernon Gallery, Prague
- 2010. Lots of love, with Pauline Bastard, Störk Gallery, Rouen, France
- 2009. A brake to dance, Galerie Valenzuela & Klenner, Bogota
- 2009. Valeur ajoutée, Galerie Hamish Morrison, Berlin
- 2008. Valor Agregado, Galerie Valenzuela & Klenner, Bogota
Expositions collectives
modifier- 2024. Triennale de Bruges, Belgique
- 2024-2025. Vidéo de 2023 « Le fond de la Seine » (source(s) du fleuve en Bourgogne, son passage près d'une centrale nucléaire en Champagne puis dans Paris, son estuaire normand enfin), dans l'accrochage collectif « La Seine de 1977 à nos jours », au sein des collections permanentes d'accès gratuit du musée Carnavalet d'Histoire de Paris, du 2 avril 2024 au 1er juin 2025[5].
- 2025-2026. Vidéo sans titre de 2010 et de 4 minutes 59, dans l'exposition collective « Des visages parisiens, de 1977 à nos jours », accrochage suivant au sein des collections permanentes d'accès gratuit du musée Carnavalet d'Histoire de Paris, du 17 juin 2025 au 13 septembre 2026[6].
Notes et références
modifier- ↑ L'art-canular d'Ivan Argote dans Les Inrocks du 21 janvier 2011
- ↑ , Chasser les nouveaux talents au Salon d'art contemporain de Montrouge, Le Monde, 9 mai 2009
- ↑ , Lunettes rouges, critique d'art
- ↑ Ivan Argote, terriblement irrévérencieux dans Libération du 12 janvier 2011.
- ↑ Page de l'accrochage sur le site du musée.
- ↑ Page de l'accrochage sur le site du musée. Œuvre prêtée par l'artiste au musée, avec le texte de cartel suivant : « À Paris d'abord, puis dans d'autres métropoles comme New York et Madrid, l'artiste Ivan Argote observe et filme des foules de dos, notamment des piétons qui attendent pour traverser la rue. Soudain, il leur clame ces quelques mots : "Je vous aime" ou "Vous êtes beaux" ! Le film, muet, capte en gros plan [en fait, plutôt en plan américain] et au ralenti l'instant dramatique où les personnes interpellées se retournent étonnées de cette déclaration et fixent la caméra. En provoquant cet échange furtif, l'artiste saisit un portrait sur le vif des foules urbaines. » Parmi ces passants intrigués, on croit reconnaître (à dessein ?) le psychanalyste Jean-Pierre Winter.
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
- Site Internet d'Iván Argote