Jacobus Trigland
Jacobus Trigland (Triglandius) ( – ) est un théologien réformé néerlandais. Après le synode de Dordrecht de 1618-1619, il œuvre et écrit contre les Remontrants.
| Recteur de l'université de Leyde | |
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Jacobus Trigland (d) |
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Biographie
modifierNé à Vianen de parents catholiques, il est élevé par des parents de Gouda. En 1597, il est envoyé chez des prêtres d'Amsterdam pour y étudier la théologie. Vers la fin de 1598, il se rend à Louvain, où des doutes surgissent en lui, le conduisant finalement à rompre avec le catholicisme. Le chef du Collegium Pontificium lui confie une mission à Haarlem et ne revient jamais à Louvain. Après quelques semaines à Gouda, où sa famille d'accueil le rejette, il se réfugie chez ses parents, où il étudie les principes réformés, tout en cherchant une occupation pour subvenir à ses besoins[1].
En 1602, il est nommé recteur de l'école de Vianen et, l'année suivante, il entre dans l'Église réformée. Après s'être préparé personnellement au ministère, il est ordonné pasteur à Stolwijk en 1607, puis à Amsterdam à partir de 1610. C'est là qu'en 1614, il s'implique dans les affaires de l'Église et de l'État, une activité qui ne prend fin qu'à sa mort. En 1617, il obtient un congé pour l'Église réformée de La Haye (les Contre-Remontrants se réunissant à la Kloosterkerk), et est député du synode provincial de Hollande-Septentrionale au synode de Dordrecht, qui le nomme membre du comité chargé de rédiger les Canons de Dordrecht[1].
Trigland est professeur de théologie à l'université de Leyde, succédant à André Rivet en 1633. Il donne des conférences sur l'exégèse de l'Ancien Testament, sur les Loci Communes (1639-1650), puis sur les cas de conscience. Il est également pasteur de l'église réformée de Leyde (1637-1645). Il meurt à Leyde[1].
Travaux
modifierSon ouvrage Kerckelycke Geschiedenissen (Leyde 1650) est un ouvrage important sur l'histoire de l'Église calviniste. Il y commente l'œuvre de Johannes Wtenbogaert, qui publie une Histoire de l'Église, de tendance Remontrante, en 1646. Sa vision personnelle fait remonter la Réforme protestante à Wessel Gansfort et affirme que la doctrine de l'élection de Philippe Mélanchthon et Heinrich Bullinger est compatible avec les résultats du synode de Dordrecht.
Écrivant contre les Remontrants, son sentiment est que leurs enseignements sont pernicieux et ne devaient pas être autorisés. Cela ressort clairement de son Den rechtghemarichden Christen (Amsterdam, 1615). Dans son Verdedigingh van de Leere end' Eere der Ghereformeerde Kerken, ende Leeraren (1616), il défend la dogmatique réformée. Il s'oppose à l'intervention civile dans les affaires ecclésiastiques dans son Antwoordt op drij vraghen dienende tot advys in de huydendagsche kerklijke swarigheden (1615) et dans son Christelijcke ende nootwendighe verclaringhe (1615)[1].
Famille
modifierCornelis Trigland, précepteur du futur Guillaume III d'Angleterre, est son fils. Un autre Jacobus Trigland (1652-1705), également professeur à Leyde, est son petit-fils.
Références
modifier- 1 2 3 4 « Trigland, Jacobus »
Bibliographie
modifier- HW Ter Haar (2008), Jacobus Trigland
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
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