Jacqueline Baudrier
Jacqueline Baudrier est une journaliste française, née le à Beaufai (Orne) et morte le dans le 16e arrondissement de Paris.
| Jacqueline Baudrier | |
Jacqueline Baudrier en 1955 (cliché studio Harcourt). | |
| Nom de naissance | Jacqueline Hélène Vibert |
|---|---|
| Naissance | Beaufai |
| Décès | (à 87 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Profession | journaliste |
| Spécialité | politique |
| Autres activités | rédactrice en chef, directrice de l'information |
| Années d'activité | 1950-2000 |
| Distinctions honorifiques | commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur (2005) commandeur dans l'ordre national du Mérite (1999) officier dans l'ordre des Arts et des Lettres (1982) |
| Historique | |
| Radio | Paris Inter, Radio France (1975-1981) |
| Télévision | RTF (1950-1960), ORTF (1960-1975), La Cinquième (1994) |
| Autres médias | CNCL |
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Elle a exercé des responsabilités à l'ORTF ainsi que sur plusieurs chaînes de télévision et a présidé Radio France de 1975 à 1981.
Le , elle coanime le tout premier débat télévisé de l'entre deux-tours de l'élection présidentielle française.
Biographie
modifierJacqueline Hélène Vibert naît le à Beaufai dans l'Orne.
Après des études à la Sorbonne, elle occupe de nombreux postes de chroniqueuse politique à la RTF (1950-1960). Elle est également une des voix de la radio française, d'Actualités de Paris à Paris Inter (qui deviendra France Inter). Reporter pour la télévision (1960-1962) et présentatrice d'Inter Actualités sur France Inter, elle devient rédactrice en chef des journaux parlés de l'ORTF de 1962 à 1968.
Gaulliste, elle est contestée par les journalistes en mai-juin 1968. À l'issue de la crise, elle est nommée directrice de l'information de la deuxième chaîne en remplacement de Pierre Fromentin, poste qu'elle occupe de 1969 à avant de diriger la régie[pas clair] de la première chaîne à partir de 1973.
Le Troisième Œil, un magazine d’information qu'elle dirige à partir de 1969 sous l’impulsion du Premier ministre de l’époque, Jacques Chaban-Delmas, avec le journaliste René Marchand, reprend des œuvres[pas clair] de Victor Vasarely mais un reportage sur Richard Chanfray se déclarant « alchimiste et immortel » déroute le public[1] et l’émission prend fin à l’été 1972 avec l'arrivée du nouveau Premier ministre, Pierre Messmer.
Le , elle anime, avec Alain Duhamel, le tout premier débat de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle en France diffusé simultanément sur les deux chaînes. Inspiré par les débats aux États-Unis, celui-oppose Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand et lance la campagne officielle du second tour à l'ORTF. En ouverture, Jacqueline Baudrier qualifie le débat de « grand événement sans précédent à la télévision française ». D'une durée d'1 heure et 41 minutes, il rassemblera environ 25 millions de téléspectateurs[réf. nécessaire].

À l'éclatement de l'ORTF en , elle devient la première présidente-directrice générale de Radio France, fonction qu'elle exerce jusqu'à .
De 1981 à 1985, elle est ambassadrice, déléguée permanente de la France auprès de l'UNESCO.
Membre de la CNCL (qui précède le CSA) entre 1986 et 1989, elle est nommée présidente du comité d'orientation des programmes de La Cinquième (à partir de 1994).
Elle meurt le dans le 16e arrondissement de Paris, à l'âge de 87 ans[2],[3]
Jacqueline Baudrier a été mariée à deux reprises : avec Maurice Baudrier, puis avec le journaliste international et conseiller en communication Jacques Perriard (1923-2003). Elle n'a a priori pas eu d'enfants.
Une partie de ses archives personnelles est conservée aux Archives nationales[4].
Distinctions
modifierDécorations
modifierJacqueline Baudrier est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, puis faite chevalier de l'ordre le [5]. Elle est promue au grade d'officier dans l'ordre le au titre de « journaliste, ancien président-directeur général d'une société de radiodiffusion »[5] puis faite officier le , et promue au grade de commandeur le au titre de « journaliste, présidente du comité d'orientation des programmes d'une chaîne de télévision »[6].
Elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, puis officier le et commandeur le [7].
Jacqueline Baudrier est nommée chevalier dans l'ordre du Mérite de la République italienne en 1973, officier dans l'ordre des Arts et des Lettres en 1982 et chevalier de l'ordre national du Cèdre (Liban) en 1990[7].
Récompenses
modifier- Prix Maurice Bourdet (1960).
- Prix international Ondas (1969).
- Prix Unda (1972).
- Prix de la Fondation Louise Weiss ().
Annexes
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Le Troisième Œil : la nature au défi », Le Monde, 21 juin 1971.
- ↑ « Mort de Jacqueline Baudrier, ancien PDG de Radio-France », sur leparisien.fr, .
- ↑ Insee, « Jacqueline Hélène Vibert », sur MatchID.
- ↑ Archives nationales, « Archives de Jacqueline Baudrier - Répertoire numérique détaillé », sur siv.archives-nationales.culture.gouv.fr.
- 1 2 Décret du 13 juillet 1994 portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du 25 mars 2005 portant promotion.
- 1 2 Archives nationales, p. 10-11.