Jacques-Joseph-Augustin de Stassart

Jacques-Joseph-Augustin, baron de Stassart (né le 25 août 1737 à Namur et mort le 12 mai 1807 au Château de Corioule à Assesse) est un magistrat et un haut fonctionnaire des Pays-Bas autrichiens. Il est notamment connu pour avoir été président du Conseil provincial de Namur et pour être le père de l'homme d'État belge Goswin de Stassart.

Biographie

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Origines et famille

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Château de Corioule à Assesse par Jean-Baptiste Madou et Marcellin Jobard.

Jacques-Joseph-Augustin de Stassart est issu d'une famille de juristes et de noblesse de robe du comté de Namur. Il est le fils aîné de Jacques de Stassart (1711-1801), procureur général puis président du Conseil provincial de Namur, qui fut anobli en 1757 par l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche et élevé au titre de baron héréditaire en 1791[1],[2].

Il épouse Barbe-Scholastique de Maillen, vicomtesse de Noirmont, et soeur d'Albert-François, 1er marquis de Maillen. Le couple donne naissance à onze enfants, dont le dixième (et quatrième fils) est Goswin de Stassart (1780-1854), futur premier président du Sénat de Belgique et premier gouverneur de la province de Namur[1].

Carrière dans la magistrature

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Suivant la tradition familiale, Jacques-Joseph-Augustin embrasse une carrière juridique et administrative.

Au moment de la naissance de son fils Goswin en 1780, il occupe la fonction d'avocat fiscal au Grand Conseil de Malines, la cour suprême des Pays-Bas autrichiens[3].

Par la suite, il succède à son père à la tête de la magistrature namuroise en devenant à son tour président du Conseil provincial de Namur. La famille réside alors dans un hôtel particulier au cœur de Namur[3].

La Révolution brabançonne et l'exil

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Sa carrière est marquée par les bouleversements politiques de la fin du XVIIIe siècle. En 1789, lors de la Révolution brabançonne qui soulève les provinces belges contre les réformes centralisatrices de l'empereur, Jacques-Joseph-Augustin de Stassart reste un légitimiste fermement fidèle à l'empereur d'Autriche Joseph II[4].

Face à l'insurrection, il est contraint de fuir Namur et part s'installer en exil avec sa famille, d'abord en Westphalie puis en Autriche. Il ne revient s'établir à Namur que quelques années plus tard, à la faveur des restaurations autrichiennes puis de la transition du territoire sous administration française en 1795[4].

Œuvre et témoignage

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Il a laissé d'importantes archives personnelles qui éclairent cette période troublée. Il est notamment l'auteur d'un journal intime (Journal du Baron Jacques-Joseph-Augustin de Stassart), qui constitue un document historique précieux, apportant des témoignages inédits sur l'occupation militaire de la région de Namur dans les années 1792 et 1793[5].

Voir aussi

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Sources

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  1. 1 2 Ferdinand Courtoy, « Stassart (Jacques-Joseph-Augustin, baron de) », dans Biographie Nationale, t. XXII, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1921-1924, col. 699-702
  2. ↑ Cécile Douxchamps-Lefèvre, Les procureurs généraux du Conseil de Namur sous le régime autrichien, recueil des travaux d'Histoire et de Philologie, IVe série, fasc. 22., Louvain, Université de Louvain, , pp. 76-108
  3. 1 2 Annuaire de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, Académie royale de Belgique, , p. 137 (Notice sur la vie du Baron Goswin de Stassart mentionnant la carrière de son père)
  4. 1 2 Pierre Havaux, Mes voyages » du baron de Stassart (1794-1800), Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, 1984-1985, pp. 14-20
  5. ↑ François Jacques et Ferdinand Courtoy, Journal du baron Jacques-Joseph-Augustin de Stassart, président du Conseil provincial de Namur et documents inédits sur l'occupation française dans le pays de Namur en 1792-1793, Namur,