Jacques Belhomme
Jacques Belhomme est une personnalité de la période révolutionnaire, né au Mesnil-Conteville[1] le et mort à Paris (8e arrondissement ancien) le , propriétaire de la pension Belhomme.
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(à 87 ans) |
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Biographie
modifierLa personnalité de Jacques Belhomme tient de la légende tant les versions des historiens varient, qui en font soit un authentique médecin, soit un aventurier. Menuisier du village de Charonne, il devient tenancier de « pension bourgeoise » — précurseur des cliniques et maisons de repos actuelles — puis geôlier, lorsque les Jacobins lui envoient des détenus à partir de la fin .
Il doit sa célébrité à un scandale qui éclate bien après sa mort, lorsque le comte de Sainte-Aulaire publie un article accusant Belhomme d'avoir profité de la Terreur pour rançonner de riches suspects. La réalité s'avère plus complexe.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division). Son fils Jacques-Étienne Belhomme (-) est un aliéniste ; formé par Jean-Étienne Esquirol, c'est un tenant de la phrénologie, un précurseur de l'éducation des déficients mentaux et un instigateur de la pédopsychiatrie[2].
Notes et références
modifier- ↑ Lenormand 2002.
- ↑ Olivier Walusinski et Denis Tiberghien, « Jacques-Étienne Belhomme (-) : Pionnier de la pédopsychiatrie et aliéniste oublié. Partie 1 », Annales médico-psychologiques, vol. 174, no 7, , p. 615–623 (DOI 10.1016/j.amp.2016.05.006
) et « Deuxième partie », Annales médico-psychologiques, vol. 174, no 8, , p. 714–721 (DOI 10.1016/j.amp.2016.04.015
, lire en ligne [PDF]).
Bibliographie
modifier- Frédéric Lenormand, La Pension Belhomme : une prison de luxe sous la Terreur (étude historique), Paris, Fayard, , 494 p. (ISBN 2-213-61211-0 et 978-2-213-64710-4, lire en ligne
).