Jacques Bergé

sculpteur flamand

Jacques Bergé (ou Jacques Berger pour signer ses œuvres), né le à Bruxelles et mort dans cette ville le , est un sculpteur baroque originaire des Pays-Bas méridionaux.

Jacques Bergé
Naissance
Décès
Activité
Lieux de travail

Biographie

modifier
Fontaine de Minerve, Grand Sablon, Bruxelles.

Jacques Bergé, né le , est le fils de Louis Berger et d'Élisabeth Van den Borre.

Il se forme pendant quelques années à Bruxelles avant de se rendre en 1715 à Paris où il est l'élève du sculpteur français Nicolas Coustou. De 1717 et 1719, il se perfectionne à Rome au contact des maîtres de la sculpture baroque. Il retourne ensuite à Bruxelles où la corporation des Quatre-Couronnés l'admet en 1722 comme maître-sculpteur. Il devient par la suite directeur de l'Académie de dessin de Bruxelles[1].

Gisant de l'évêque Jean-Baptiste De Smet, cathédrale Saint-Bavon de Gand.

Il reçoit des commandes de grandes abbayes[2] flamandes souhaitant renouveler leurs décors. Jacques Bergé travaille pour les grandes abbayes de Parc, de Ninove (chaire de vérité) et d'Affligem, entre autres. Il exécute le buste de son confrère Augustin Coppens. C'est en tant qu'auteur de la fontaine de Minerve au Grand Sablon à Bruxelles, don du Thomas Bruce, comte d'Ailesbury, qu'il acquiert sa notoriété à Bruxelles. Les musées de Belgique conservent de lui des bozzetti, des reliefs et des esquisses.

Sélection d'œuvres

modifier

Galerie

modifier

Références

modifier
  1. Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Belgique, Mémoires couronnés et mémoires des savants étrangers, publiés par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, Bruxelles, M. Hayez, (lire en ligne), p. 14-15
  2. Robert Devleeshouwer, L'arrondissement du Brabant sous l'occupation française 1794-1795. : Aspects administratifs et économiques, Bruxelles, Université Libre de Bruxelles, Institut de Sociologie, , p. 35: « En Brabant, le clergé est réputé posséder les deux tiers de toutes les propriétés. Dans cette province, en 1785, les abbayes les plus importantes jouissent des revenus suivants: Tongerloo, 123 375 florins; Afflighem, 120 000; Villers, 103 117; Saint-Bernard, 101 737; Saint-Michel, 74 063; Forest, 64 444; Averbode, 63 864; Grimberge, 56 994; Parc, 46 674 et La Cambre, 40 000 florins. »

Annexes

modifier