Jacques Crépet
Jacques Crépet, né le à L'Isle-Adam et mort le dans le 7e arrondissement de Paris[1], est un journaliste littéraire français, romaniste, autobiographe, bibliographe, préfacier, historien de la littérature notamment de la littérature française du XIXe siècle et de l'œuvre de Charles Baudelaire.
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Victor Paul Jacques Crépet |
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Biographie
modifierJacques Victor Paul Crépet, né le à L'Isle-Adam, est le fils d'Eugène Crépet (1827-1892), éditeur et critique littéraire, et de Maria Garcia. Il se marie avec Mme. Ziegler et ont un fils, Jean Ziegler (-), romaniste et spécialiste comme son père de Charles Baudelaire.
Il commence sa carrière comme journaliste littéraire. Parallèlement, il compose quelques poèmes publiés dans le journal La Plume et s'essaie au théâtre[2].
Après un premier article consacré à Baudelaire paru dans La Plume en 1898, il décide de rééditer Les Œuvres posthumes de ce dernier déjà publiées par son père. À partir de ce moment, il se consacre, comme son père, à ce poète dont il prévoyait d'éditer les œuvres complètes. De fait, il est un admire l'œuvre de Baudelaire et devient un spécialiste incontesté de celui-ci[3].
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il échappe à la guerre sur le front en étant réformé. Il sert toutefois dans le service auxiliaire et peut recueillir quelques témoignages d'évacués. De 1919 à 1923, il est nommé à Berlin comme attaché civil à la Mission française des disparus. Il y retourne en 1926 comme directeur adjoint à l'Office des biens et des intérêts privés[2]. Cette même année, il publie les Dernières lettres inédites à sa mère de Baudelaire.
Dès 1933 et peu après son retour définitif en France, il se consacre uniquement à Baudelaire et rédige éditions critiques et articles. Il publie également plusieurs recueils de poèmes ou de récits de Baudelaire ainsi que des rééditions annotées et complétées d'Asselineau, de Poe, de Barbey d'Aurevilly et de Leconte de Lisle.
Jacques Crépet maîtrisait aussi la littérature française du XIXe siècle. Il poursuit les études littéraires entreprises par son père sur Baudelaire, mais également sur d'autres auteurs, tels que Charles Asselineau, Edgar Poe, Jules Barbey d'Aurevilly, Leconte de Lisle ou Jeanne Duval, la muse de Baudelaire.
En 1952, Jacques Crépet, avec la collaboration de Claude Pichois, son jeune confrère spécialiste également de Baudelaire, publie intégralement l'œuvre inachevée de Baudelaire, Pauvre Belgique, un essai pathétique et pamphlétaire contre les Belges[4],[5].
Publications
modifier- Charles Baudelaire. Étude biographique d'Eugène Crépet, revue et mise à jour de Jacques Crépet; suivie de "Baudelairiana" d'Asselineau, Recueil d'anecdotes et de Lettres de Baudelaire, Paris 1908, 1919, 1928, 1949
- Charles Baudelaire, Œuvres posthumes, Paris 1908
- Honoré de Balzac, Pensées, sujets, fragments, Paris 1910
- Charles Baudelaire, Lettres inédites à sa mère, Paris 1918
- Charles Baudelaire, Œuvres Complètes, 19 volumes, Paris 1922-1953 (publié par Louis Conard, après la mort de Jacques Crépet, et complété par Claude Pichois).
- Charles Baudelaire, Journaux intimes, Paris 1938
- Charles Baudelaire, Mystères galants des théâtres de Paris, Paris 1938
- Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, en collaboration avec Georges Blin, Paris 1942, 1950, 1968 (Editeur J. Corti) (Antoine Adam annota qu'il trouva "admirable" ce travail lors de sa propre édition des Fleurs du mal, Classiques Garnier, Paris, 1961, p. 29).
- Les plus belles pages de Charles Baudelaire, poésie et prose. Choix de Jacques Crépet, Paris 1950
- Propos sur Baudelaire, édité par Claude Pichois. Préface de Jean Pommier, Paris 1957
Études littéraires
modifierRobert Kopp, Où en sont les études sur Baudelaire ?, Cahiers de l'Association internationale des études françaises 41, 1989, pp. 189–208[6]
Livres de Jacques Crépet
modifierNotes et références
modifier- ↑ Archives en ligne de Paris, 7e arrondissement, année 1952, acte de décès no 337, cote 7D 237, vue 6/31
- 1 2 Claude Reichler et Roland Duffieux, Le Voyage en Suisse, Paris, Robert Laffont, , p. 1589
- ↑ Éditions Fayard, « Baudelaire est mort en 1867. Il fallut attendre 1887 pour qu'Eugène Crépet, disposant de nombreux documents, mît au jour de précieux inédits, les Journaux intimes et des correspondances, le tout précédé d'une étude biographique où il précisait le portrait psychologique du poète ».
- ↑ Charles Baudelaire, Œuvres complètes de Charles Baudelaire, Juvenilia, Œuvres posthumes, Reliquiæ. III, Paris, Louis Conard, (lire en ligne), p. 282
- ↑ Guyaux 1985, p. 78.
- ↑ Robert Kopp, Où en sont les études sur Baudelaire ?, Cahiers de l'Association internationale des études françaises, 1989
Annexes
modifierBibliographie
modifier- André Guyaux, « Pauvre France et La Belgique déshabillée », dans Claudine Gothot-Mersch et Claude Pichois (dir.), Mélanges de littérature en hommage à Albert Kies, Bruxelles, Facultés universitaires Saint-Louis, coll. « Publications des Facultés universitaires Saint-Louis » (no 34), , 262 p. (ISBN 2-8028-0037-X), p. 75-86.