Jacques Fauvet
Jacques Fauvet, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un journaliste français, qui fut directeur du Monde et président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).
| Président Commission nationale de l'informatique et des libertés | |
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Jean Rosenwald (d) | |
| Président Le Siècle | |
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| Directeur Le Monde | |
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| Président Le Siècle | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Jacques Jules Pierre Constant Fauvet |
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Christian Fauvet (d) |
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Biographie
modifierLicencié en droit, il devient journaliste en 1937 pour le quotidien L'Est républicain à Nancy. Mobilisé en 1939 comme officier, il est prisonnier de guerre entre 1940 et 1945, cinq années qu'il passe dans un oflag avec Yves Congar et Jean Guitton[1].
En juillet 1945, de retour à Paris, il exerce au service politique du quotidien Le Monde. Responsable du service politique en 1948, puis rédacteur en chef adjoint en 1958, rédacteur en chef en 1963 ; il devient cogérant de la société en 1968 et directeur du journal l'année suivante, en décembre 1969. Il le reste jusqu'à son départ en 1982.
À l'époque où il dirige le service politique du Monde, il publie encore des éditoriaux à L'Est républicain et dans les journaux qui en dépendent (Le Lorrain à Metz)[2].
Il reçoit le prix Amic de l'Académie française en 1960.
En novembre 1980, il est inculpé sur décision du ministre de la Justice Alain Peyrefitte pour cinq articles qui auraient « jeté le discrédit sur la magistrature » . Il est amnistié à l'occasion des élections de 1981. Il milite pour le programme de François Mitterrand[1] qui en 1988, le nomme grand officier de l'ordre national du Mérite[1].
Il est administrateur de la Bibliothèque nationale de France de à , puis vice-président de la commission française pour l'UNESCO (1985-1994), administrateur de la Société générale de presse (1989), président du jury du Prix Aujourd'hui (1990)[3].
Il fait trois mandats, de à (il a alors 85 ans), à la présidence de la CNIL.
Les positions politiques de Jacques Fauvet ont fait l'objet de critiques, portant notamment sur une supposée complaisance envers le communisme et l'Union soviétique[4]. Jean-François Revel le qualifia de « quasi-compagnon de route » du Parti communiste français[5].
Grand-croix de la Légion d'honneur, il est le père de cinq enfants, dont Christian, journaliste, mort en 1996[6]. Il est décédé à Paris le [7] à l'âge de 87 ans. Son épouse est décédée le à 91 ans.
Distinctions
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Grand-croix de la Légion d'honneur ()
Grand officier de l'ordre national du Mérite
Officier de l'ordre de l'Étoile noire (Bénin) (1954)[8]
Commandeur de l'ordre de l'Économie nationale, en qualité de « chef du service politique du Monde » (1963)[9]
- officier en 1954[10]
Œuvres
modifierIl est l'auteur de plusieurs essais politiques, dont:
- Les Partis dans la France actuelle, 1947
- Les Forces politiques en France, 1951
- - Prix Dodo de l'Académie française
- La France déchirée, 1957
- - Prix Henri-Dumarest de l’Académie française en 1958
- La IVe République, 1959
- La Fronde des généraux, 1961
- Histoire du parti communiste français, 1964-1965
Bibliographie
modifier- Patrick Eveno, Histoire du journal "Le Monde" : 1944-2004, Paris, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de l'histoire », , 707 p. (ISBN 978-2-226-14257-3, OCLC 419875586)
- Pierre Péan et Philippe Cohen, La face cachée du monde : du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, Paris, Mille et une nuits, coll. « Document », , 631 p. (ISBN 978-2-842-05756-5, OCLC 154656048).
- Philippe Simonnot, Le monde et le pouvoir., Paris, Les presses d'aujourd'hui, coll. « La France sauvage », , 222 p. (OCLC 417995208).
Références
modifier- 1 2 3 « Mort de Jacques Fauvet, ex-directeur du «Monde» », Libération, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Notamment, au Lorrain, il publie un éditorial quasi quotidien, à l'époque du gouvernement Mendès-France (1954-55). Cf. Denis Schneider, Le gouvernement Mendès-France dans la presse messine, Maitrise, 1978, université de Metz- histoire.
- ↑ « biographie de Jacques fauvet », sur whoswho.fr (consulté le ).
- ↑ Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde, Mille et Une nuits, 2003.
- ↑ Jean-François Revel, Mémoires : le voleur dans la maison vide, Paris, Plon, , 649 p. (ISBN 978-2-259-18022-1, OCLC 416101001).
- ↑ Noel-Jean Bergeroux, « Christian Fauvet », Le Monde, (lire en ligne
). - ↑ « Acte de décès de Jacques Jules Pierre Constant Fauvet », sur MatchID.
- ↑ « BODMR n°9 du 17 mars 1954 page 379 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°23 du 31 décembre 1963 - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « BODMR n°15 du 24 juin 1954 page 530 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la littérature :