Jacques Félix Meslin
Jacques Félix Meslin, né le à Bricquebec et mort le à Valognes, est un général français.
| Député français | |
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| Sénateur du Second Empire |
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Biographie
modifierIl entre au service dans la 38e demi-brigade le 12 brumaire an X. Parti soldat, il est nommé sous-lieutenant le , à la suite de l'affaire d'Essling, où il se distingue. Chargé à la bataille de Wagram du commandement de la batterie d'artillerie régimentaire, il couvre et protège l'artillerie de la Garde et a deux chevaux tués sous lui. L'ennemi dirige sur sa batterie, qui lui fait le plus grand mal, une telle masse de feu qu'il parvient à la démonter et à faire sauter les caissons[1].
En 1812, il se distingue devant Polotsk, comme capitaine adjudant-major et reçoit la croix d'officier pour avoir chargé à la tête du régiment sur une batterie de huit pièces qu'il enlève. Dans les journées des 18, 19 et , il gagne le titre de chef d'escadron. Depuis le passage de la Bérézina il fait constamment partie de l'arrière-garde du général Maison et repousse souvent les Russes[1].
L'habileté et la bravoure qu'il déploie en 1813, à Willensbourg-sur-l'Elbe, lui vaut les éloges de l'Empereur qui accorde à son bataillon un grand nombre de récompenses[1].
Arrivé à Dresde la veille de la grande bataille, il est en ligne avec son bataillon dès la pointe du jour et se couvre de gloire[1].
Le , à Leipzig, il reçoit l'ordre de tourner le village de Wachau à la tête d'un bataillon du 37e de ligne. Il essuie le feu de l'ennemi à deux cents pas du village, a son cheval tué et est blessé grièvement ; il prend un autre cheval, continue sa marche, déploie son bataillon au débouché de Wachau, exécute un feu de deux rangs sur l'ennemi qui se retire à la hâte, le poursuit à la baïonnette, lui met 5 à 600 hommes hors de combat et va s'emparer d'une demi-batterie sur les hauteurs soutenues par quatre compagnies. Il perd trois chevaux dans cette affaire et les deux tiers de son bataillon, dont 14 officiers, sont mis hors de combat[1].
Le commandant Meslin se distingue encore pendant la retraite de Leipzig et en 1815, à Fleurus et à Vavres, où il repousse quatre attaques de l'ennemi[1].
Licencié après la bataille de Waterloo, il n'est rappelé qu'en 1819. Il fait partie de l'expédition de 1823. Il montre une grande bravoure au blocus de Saint-Sébastien et est nommé lieutenant-colonel sur le champ de bataille. Deux jours après, il s'empare en 48 heures du fort de Getaria et fait la garnison prisonnière[1].
Colonel en 1829, Meslin fait en 1831 la campagne de Belgique (division Sébastiani), est fait commandeur de la Légion d'honneur et promu en 1835 au grade de maréchal de camp[1].
Le , il est nommé général de division, mis à la retraite par le gouvernement provisoire, il en est relevé par un nouveau décret en août 1849[1].
Il est promu grand-officier de la Légion d'honneur en 1850[2].
Carrière politique
modifierMaire de Valognes et conseiller général de Barneville, il est élu député de Cherbourg en 1846, puis au Corps législatif entre 1852 et 1869, date à laquelle il démissionne pour entrer au Sénat impérial[3].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Jacques Félix Meslin », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
- ↑ « Jacques Félix Meslin - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Meslin (Jacques-Félix) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Jacques Félix Meslin », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]