Jacques Mathieu (historien)
Jacques Mathieu, né le à Courville au Québec, est un historien, professeur et écrivain, spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France et des mémoires collectives[1].
| Professeur émérite (en) Université Laval | |
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| depuis |
| Naissance | |
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| Nationalité |
Canadienne |
| Formation | |
| Activité |
Professeur |
| Période d'activité |
1980-2008 |
| A travaillé pour | |
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| Domaine |
Histoire |
| Distinction |
Biographie
modifierÉtudes
modifierJacques Mathieu découvre l'histoire durant ses études classiques au Petit séminaire de Québec, où il complète un baccalauréat ès arts en . Selon ses dires, tout a commencé dans un cours d'histoire donné par l'abbé Simard, lorsque ce dernier définit le quiétisme comme étant « [...]une querelle entre les Anciens et les Modernes sur le plan des comportements sociaux-religieux »[2]. D'autres personnes, comme le professeur Baillargeon et l'historien Marcel Trudel sont également des éléments déclencheurs de son intérêt.
Après ce diplôme, Jacques Mathieu entre à l'Université Laval. Il complète un baccalauréat en histoire en 1963, une licence ès lettres en histoire en 1965 et un certificat en archivistique aux Archives nationales de Paris. Il est également diplômé en études supérieures en histoire en 1968 et décroche un doctorat ès lettres en histoire en 1975[1].
Enseignement
modifierJacques Mathieu devient professeur au département d'histoire de l'Université Laval en 1970. Cinq ans après, il est agrégé, pour ensuite en 1980 être titularisé[3]. Son enseignement couvre les trois cycles universitaires, du cours de base aux études doctorales[4]. Il enseigne jusqu'en 1999, lorsqu'il devient doyen de la Faculté des lettres de l'université. L'enseignement reste cependant l'aspect préféré de sa carrière[2].
En dehors de l'enseignement de l'histoire, il étudie, recherche et enseigne d'autres matières, comme l'ethnologie, l'archivistique, l'archéologie et la muséologie[5].
Jacques Mathieu dirige 25 thèses de maîtrise, 13 thèses de doctorat, 4 recherches postdoctorales, ainsi que 16 autres thèses qu'il codirige. Certaines de ces thèses et recherches reçoivent des prix, comme le prix Edmond-de-Nevers et le prix pour la meilleure thèse de maîtrise France-Canada[1].
L'Université Laval, en reconnaissance de sa carrière de professeur de presque 30 ans, lui octroie le titre de professeur émérite en [4].
Autres activités
modifierÀ l'Université Laval
modifierJacques Mathieu, en dehors de son rôle de professeur, est aussi chercheur, notamment en étant titulaire de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN) et directeur du Centre de recherche Cultures - Arts - Sociétés (CELAT)[3]. Il travaille au sein de l'administration à partir de 1973, acceptant le poste de directeur des études de 1er cycle en histoire et par la suite celui de directeur des études avancées dans le même département. Il est aussi président d'un comité spécial sur les orientations du département « La formation universitaire et l'enseignement modulaire »[1].
Il est également secrétaire de la Faculté des lettres, adjoint à la vice-rectrice aux Ressources humaines, directeur par intérim du Département du génie civil et de celui des littératures, doyen de la Faculté des lettres[1].
Activités extra-universitaires
modifierJacques Mathieu oeuvre également à l'extérieur du cadre universitaire. Il est commissaire à la Commission des biens culturels, commissaire à la Commission des champs de bataille nationaux, membre du Comité de commémoration de la Commission de la Capitale nationale, membre de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, directeur de la Revue d'histoire de l'Amérique française et président de l'Institut d'histoire de l'Amérique française[1].
Enfin, la réalisation dont il est le plus fier est Mémoires, une exposition permanente qui est présentée au Musée de la civilisation à Québec. Elle accueille environ huit millions de visiteurs sur une période de 15 ans, de 1988 à 2003. Cette exposition a pour objectif de faire connaître l'identité québécoise en se basant sur les mémoires collectives, sans oublier le présent. Jacques Mathieu collabore avec l'historien Jacques Lacoursière à la rédaction d'un ouvrage s'inspirant de ce sujet intitulé Les mémoires québécoises, sorti en 1991[6].
Distinctions
modifier- Prix Lionel-Groulx attribué par l'Institut d'histoire de l'Amérique française pour le meilleur ouvrage d'histoire, en 1982.
- Prix d'histoire régionale de la Société historique du Canada pour avoir participé au projet du Musée de Pointe-à-Callière, en 1993.
- Prix littéraire de l'Institut canadien dans le cadre des Prix d'excellence de la culture pour son ouvrage Les Plaines d'Abraham : Le culte de l'idéal, en 1993.
- Certificat d'honneur ICOMOS-CANADA, en 1996.
- Il est nommé Chevalier de l'Ordre des palmes académiques en 2003 par la République française.
- Devient professeur émérite de l'Université Laval, en 2010[3].
- Gagnant du Prix Gérard-Morisset dans la catégorie culturelle, en 2014.
Publications
modifier- Le commerce entre la Nouvelle-France et les Antilles au XVIIIe siècle, Montréal, Fides, 1981.
- L’occupation des terres dans la vallée du Saint-Laurent : Les aveux et dénombrements, 1723-1745, avec Alain Laberge, Québec, Septentrion, 1991.
- Les Plaines d’Abraham : Le culte de l’idéal, avec Eugène Kedl, Québec, Septentrion, 1993.
- Entre poudrés et pouilleux : Le jeu des apparences à Paris au XVIIe siècle, Québec, Septentrion, 2008.
- L’Anneda : L’arbre de vie, Québec, Septentrion, 2009.
- La Guerre des Canadiens 1756-1763, avec Sophie Imbeault, Québec, Septentrion, 2013.
- Curieuses histoires de plantes du Canada, tome 1 : 1000-1670, avec Alain Asselin et Jacques Cayouette, Québec, Septentrion, 2014.
- Curieuses histoires de plantes du Canada, tome 2 :1670-1760, avec Alain Asselin et Jacques Cayouette, Québec, Septentrion, 2015.
- La vie méconnue de Louis Hébert et Marie Rollet, avec la collaboration de Alain Asselin, Québec, Septentrion, 2017.
- Faire aimer l’histoire en compagnie de jacques Lacoursière, avec Denis Vaugeois, Québec, Septentrion, 2018.
- Olivier-Elzéar Mathieu : De Saint-Roch à archevêque de Regina, Québec, Septentrion, 2019.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Jeannine Ouellet, « Confidences d'un historien : Jacques Mathieu, professeur émérite de l'Université Laval, chercheur chevronné et écrivain », Histoire Québec, vol. 18, no 2, , p. 5-10 (ISSN 1923-2101, lire en ligne)
- 1 2 Chantale Cusson, « Raconte-moi un auteur: Jacques Mathieu », sur L’actualité (consulté le )
- 1 2 3 « Jacques Mathieu - professeur émérite » (version du sur archive.org)
- 1 2 « Jacques Mathieu nommé professeur émérite - Département des sciences historiques », sur www.hst.ulaval.ca (consulté le )
- ↑ « Les Prix du Québec - le lauréat Jacques Mathieu », sur www.prixduquebec.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Les Prix du Québec - le lauréat Jacques Mathieu », sur www.prixduquebec.gouv.qc.ca (consulté le )