Arrêté le 25 avril, près du village de Veyrac dans la paroisse d’
Yssingeaux. Il fut brutalisé par ses geôliers et transféré au
Puy avec une trentaine de prisonniers venant de
Saint-Didier, victimes d’atrocités sur le trajet qui les avaient amené à faire une halte au
Pertuis. Les deux auberges du village étant insuffisantes pour les prisonniers et leur escorte. L'abbé Perbet fut logé par les chefs du détachement. Attaché au pied d’un lit un de ses gardiens lui lança
: «
On fait bien jeûner les cochons gras la veille de leur mort
!
»
À ce moment, l’abbé Perbet sut qu’il n’atteindrait jamais le Puy vivant.
Plusieurs habitants de Saint-Hostien vinrent assister au défilé des condamnés. L'abbé Perbet reconnaissant quelques-uns des visages parmi ces curieux, car il était à la fois chapelain de Queyrières et vicaire de Saint-Hostien. Il crut bien faire en engageant la conversation, mais parmi eux, un homme, voulant sans doute prouver sa fidélité aux autorités, le frappe avec un bâton.
La voiture dans laquelle est l'abbé est volontairement mise en arrière. L’abbé avec son compagnon d’infortune Aulanier, ancien procureur d’Yssingeaux, descendent puis sont assassinés au lieu-dit Lachamp (commune actuelle de Saint-Pierre-Eynac) sur la route menant à Blavozy. L’endroit de sa mort est marqué d’une croix, qui de nos jours est encore fleurie toute l’année.
Considéré comme un martyr par la population du Velay, on vint de très loin en pèlerinage sur sa tombe. Le 21 messidor An VI, l’administration départementale, exaspérée par les pèlerins venant sans cesse plus nombreux se recueillir sur la tombe de l’abbé, décida d’empêcher leur venue en postant des troupes dans les hameaux avoisinants avec pour ordre d’arrêter quiconque désirait se rendre sur la tombe du prêtre.
Les restes de l’abbé Perbet sont actuellement conservés en l’église de Saint-Pierre-Eynac.