Jacques Servranckx
Jacques Servranckx, né le à Etterbeek, en Belgique, et mort le dans le 14e arrondissement de Paris[1],[2], est un général français ayant fait carrière dans la Légion étrangère puis l'Armée de Terre.
Le général Jacques Servranckx aux Invalides en 2007. | ||
| Naissance | Etterbeek, |
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| Décès | (à 89 ans) Paris 14e, |
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| Origine | Belgique | |
| Allégeance | ||
| Arme | Légion étrangère, Armée de terre | |
| Grade | Général d'armée | |
| Années de service | 1947 – 1988 | |
| Commandement | 2e Régiment Étranger 2e Division Blindée |
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| Conflits | Guerre d'Indochine Guerre d'Algérie |
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| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur Croix de guerre des TOE Croix de la Valeur militaire |
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Biographie
modifierDevenu Français en 1936 à la suite de la naturalisation de son père, il intègre l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « Nouveau Bahut », entre 1945 et 1947. Il rejoint en 1948 l'école d'application de l'infanterie où il sert successivement comme officier-élève puis instructeur. Il commande ensuite des sections d'élèves-officiers de réserve d'infanterie à l'ESMIA.
Volontaire pour l'encadrement des renforts de la Légion étrangère destinés à l'Extrême-Orient, il est affecté au 1er REI qu'il rejoint en 1949 à Sidi Bel Abbès. À son arrivée à Saïgon, il est affecté au 2e REI et reçoit le commandement de la section d'intervention du Train blindé de la Zone nord. Blessé par mine en , il est rapatrié sur Paris. Il repart en Indochine en septembre 1951, est affecté au 5e REI et participe à tous les combats menés au Tonkin. Grièvement blessé en 1954, il est une seconde fois rapatrié à Paris. « Il a vingt-six ans, est chevalier de la Légion d'honneur (depuis le ) et déjà titulaire de sept citations[3]. »
Après un passage à l'école d'application de l'infanterie, il est admis en 1957 à l'école d'état-major et est affecté à sa sortie au 2e RE en Algérie. De 1960 à 1963, il fait partie de l'état-major du commandant en chef des FFA à Baden-Baden. Admis à l'école supérieure de guerre, il reçoit en 1965 le commandement de la promotion « Lieutenant-colonel Driant[4] » à Saint-Cyr.
Il est affecté de 1968 à 1972 à l'état-major de l'armée de terre, puis prend le commandement du 2e Régiment Étranger en Corse. Il occupera ensuite successivement les fonctions d'adjoint au commandant de la 3e division à Fribourg (1974-1977), chef de corps de la 4e brigade motorisée à Beauvais (1977-1979), sous-chef des Opérations à l'état-major des armées à Paris (1979-1981), commandant de la 2e DB à Versailles (1981-1983) et enfin commandant de la 3e région militaire à Rennes (1984-1988).
Après avoir quitté le service actif, il préside l'association nationale du Souvenir français de 1992 à 1997 et est président d'honneur de l'Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire[5] de 1990 à 1998. Il se consacre ensuite à des travaux de recherche visant à recenser les officiers, issus de Saint-Cyr, "déportés résistants" de 1941 à 1945.
En 2000, il fut désigné pour porter la main du capitaine Danjou à Aubagne, à l'occasion des cérémonies de commémoration de la bataille de Camerone.
Famille
modifierJacques Servranckx est marié à Marie-Thérèse Monier, dont il a eu cinq enfants.
Son frère Jean Servranckx, polytechnicien (1938[6]), ingénieur-militaire à la Manufacture nationale d'armes de Tulle, fut déporté pour Résistance et mourut au camp de Mauthausen en [7].
Décorations
modifierIntitulé
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Grand-croix de la Légion d'honneur
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Croix de la Valeur militaire
Le général Servranckx porte par ailleurs à titre individuel la fourragère aux couleurs de la croix de guerre des TOE (Théâtres d'opérations extérieurs).
Liens externes
modifier- Général Servranckx, Les actions récentes de la France en Afrique, Revue de Défense nationale n°404, .
Notes et références
modifier- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
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- ↑ Notice "SERVRANCKX", in La légion étrangère, dir. André-Paul Comor, collection Bouquins, Robert Laffont et Ministère de la Défense, 2013.
- ↑ « Promotion DRIANT (1965-1967) », sur promodriant.pagesperso-orange.fr (consulté le )
- ↑ « Site de l'Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire »
- ↑ « Les Polytechniciens morts en deportation », sur www.xresistance.org (consulté le )
- ↑ « SERVRANCKX Jean Matricule 63157 - Monument Mauthausen III », sur www.monument-mauthausen.org (consulté le )